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vendredi 7 novembre 2014

MinistĂšre de l’agriculture et de l’Ă©levage : dĂ©marrage du recensement gĂ©nĂ©ral agricole au Congo

Photo : Rigobert Maboundou.

Rigobert Maboundou, ministre de l’agriculture et de l’élevage, a donné une conférence de presse, sous forme de petit-déjeuner de presse, mardi 4 novembre 2014, à l’Hôtel Olympic palace, à Brazzaville, en présence de Jean-Fulgence Mouangou, son directeur de cabinet, et Paul Ngoma-Kimbatsa, statisticien et consultant à la Fao, pour annoncer le démarrage du recensement général agricole, dans quelques jours, au Congo.

Une opération qui va se réaliser avec le concours de la F.a.o (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). La rencontre avec la presse était aussi, l’occasion, pour le patron du secteur agricole au Congo, de porter un éclairage sur le projet de nouveaux villages agricoles, face aux critiques des médias, à la suite de la pénurie des œufs et du renchérissement des prix dans les marchés de la ville-capitale.

D’entrée de jeu, Rigobert Maboundou a donné l’éclairage sur la portée du recensement général de l’agriculture. Le gouvernement, à travers le Ministère de l’agriculture et de l’élevage, avec l’appui technique et financier de la Fao, s’apprête à lancer, dans quelques jours, le recensement général de l’agriculture. Cette opération consiste au dénombrement exhaustif de toutes les exploitations agricoles, d’élevage, de sylviculture et d’agroforesterie, dans leur dimension quantitative et qualitative, mais aussi humaine et matérielle.  L’opération facilite la formulation et l’évaluation des politiques publiques rurales, exprimant, politiquement, la volonté des pouvoirs publics inscrite clairement dans «Le chemin d’avenir», le projet de société du président de la République.

Le Congo renoue ainsi avec cette importante opération. Car, cela fait 28 ans que le recensement général de l’agriculture n’était plus fait dans le pays, quoique les pouvoirs publics ont toujours fait de l’agriculture, priorité des priorités des politiques publiques. Ce recensement est inscrit dans le cadre du programme mondial du recensement agricole 2010 de la Fao, programme à travers lequel se structure l’aide aux pays, en fournissant des définitions, des concepts, des normes et des lignes d’orientation pour les refinancements agricoles  conduits durant la période de 2006 à 2015. 

Dans l’exposé qu’il a fait au cours de la conférence de presse, appuyé par un rétroprojecteur, Paul Ngoma-Kimbatsa a expliqué que le recensement du Congo sera fait selon l’approche modulaire recommandée par la Fao. Cette approche, pour le cas du Congo, permet de prendre en compte ses besoins spécifiques de manière plus  approfondie. Les communautés rurales, les exploitants agricoles, etc, constituent le cœur même du recensement. Il y aura aussi des modules thématiques, concernant  l’agriculture, l’élevage, la pêche, la forêt et la sylviculture, le maraichage, l’arboriculture et l’horticulture. 

Entre autres, le recensement a pour objectif de contribuer à donner une photographie précise des exploitations agropastorales et modernes, des unités de pêche et tout ce qui a trait à l’agroforesterie. C’est une opportunité pour donner des bases de référence, pour les futures enquêtes à réaliser sur le secteur rural. Le recensement général de l’agriculture est une investigation statistique de grande envergure par les  données structurelles qu’il va fournir, permettront d’éclairer et de suivre l’impact des projets de développement rural et également dans la stratégie de réduction de la pauvreté et d’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement. L’opération de recensement, qui va se dérouler à partir de maintenant, se tiendra jusqu’en juin 2017. 

Répondant aux questions des journalistes orientées, non seulement sur le recensement de l’agriculture, mais aussi sur toute la politique agricole,  Rigobert Maboundou a précisé que  le budget du recensement  général de l’agriculture est de 4 milliards 071 millions 995 mille francs  Cfa, dont à peu près 3 milliards 800 millions de francs Cfa comme contribution de l’Etat au projet et 206 millions de francs Cfa comme contribution de la F.a.o. Le compte de ce recensement est domicilié à la Fao selon la convention signée. Le Congo a déjà versé plus de 60% de sa contribution. Notons que la périodicité du recensement général de l’agriculture, selon les normes internationales, est de dix ans.

Rigobert Maboundou est revenu, longuement, sur le projet de nouveaux villages agricoles, suivant les questions posées par les journalistes. Il faut dire que sa rencontre avec la presse fait suite à un commentaire diffusé par un média national, critiquant ce projet qui n’aurait pas atteint ses objectifs de production. En effet, par rapport au panier de la ménagère, beaucoup d’interrogations sont, actuellement, soulevées en ce qui concerne la politique gouvernementale en matière agricole.

Le ministre de l’agriculture a expliqué le fondement du projet, qui compte, déjà, à son actif, deux nouveaux villages agricoles, celui de Nkouo et celui d’Odziba, dans le département du Pool, au Nord de Brazzaville, et leur impact sur la vie alimentaire des Congolais. Pour lui, il faut apprécier ce projet suivant les objectifs qui lui ont été assignés. Il a parlé aussi de la mécanisation de l’agriculture.

Par Jr LesCloches.

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