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samedi 15 novembre 2014

7emes journĂ©es du chargeur africain : La facilitation des Ă©changes au cƓur des dĂ©bats Ă  Brazzaville

Photo : Les participants.

Plus de deux cents participants, venus d’Afrique de l’Ouest et du centre, se sont réunis à Brazzaville, du 10 jusqu’au 14 novembre 2014, au palais des congrès, pour réfléchir sur le rôle des chargeurs dans la facilitation des échanges à travers le transport maritime. Organisées par le Conseil congolais des chargeurs, en collaboration avec l’Ucca (Union des conseils des chargeurs africains), les journées du chargeur africain ont été ouvertes par le ministre d’Etat Rodolphe Adada, ministre des transports et de l’aviation civile...(), en présence de Samuel Kametobia, représentant de l’Union africaine, coordonnateur de la stratégie maritime intégrée des mers et océans 2050, et de plusieurs dirigeants des organisations et institutions africaines et internationales (Ua, Cemac, Uemoa, Omaoc, Cnuced, Gsf , etc.).

Placées sous le thème : «Les conseils nationaux des chargeurs, acteurs majeurs  de la facilitation des échanges», les assises des septièmes journées du chargeur africain ont eu pour principal objectif, d’échanger sur les mutations intervenues dans le secteur des transports et du commerce international. Il s’est agi, aussi, de souligner l’importance de la facilitation des échanges dans le développement économique des Etats africains, d’identifier les avantages de la facilitation des échanges pour les chargeurs et les pouvoirs publics et d’analyser les goulots d’étranglements présents sur la chaîne logistique des transports en Afrique, afin de proposer des mesures et actions de promotion de la facilitation. 

Ainsi, pendant cinq jours, techniciens, spécialistes, gouvernements et chargeurs se sont attelés à analyser les instruments juridiques et techniques internationaux, régionaux, sous-régionaux et nationaux, régissant la facilitation des échanges. Ils ont souligné la nécessité, pour les conseils des chargeurs, de se positionner comme acteurs majeurs de la facilitation des échanges et défini les moyens et outils d’appropriation de la facilitation des échanges par les conseils des chargeurs. La rencontre de Brazzaville avait aussi comme enjeu de susciter une prise de conscience et une adhésion des acteurs du secteur des transports et du commerce international, sur la nécessité d’une synergie d’actions en faveur de la promotion des échanges, gage de la compétitivité des économies africaines.

Pour rappel, il convient de signaler que le comité directeur de l’Ucca, en sa session tenue du 6 au 8 février 2014, à Douala (Cameroun), avait mis en place un comité ad’ hoc, chargé de la réalisation de l’étude sur la vision et stratégie 2015-2020 de l’Ucca. Une initiative fort bien appréciée par la commission de l’Union africaine qui avait décidé d’apporter son soutien à l’Ucca,  à en croire Samuel Kametobia. «Car, l’Afrique entend créer une zone maritime exclusive conjointe, entre autres, pour la promotion et l’amélioration du commerce maritime intra-africain», a déclaré ce dernier. 

Ouvrant les travaux de ces journées, le ministre d’Etat Rodolphe Adada, à la lumière des recommandations des 6èmes journées tenues du 12 au 17 novembre 2012, à Libreville (Gabon), a reconnu que les défis à relever, au niveau des Etats, dans le domaine des transports maritimes, passent par la modernisation des ports et des installations portuaires, en les rendant plus compétitifs, face à l’avancée fulgurante des nouvelles technologies dans l’industrie maritime. «Il s’agit, ainsi, de rendre plus rapides et plus efficientes, les opérations portuaires, par les moyens stratégiques et opérationnels, à travers une bonne organisation de l’administration du port», a-t-il déclaré, avant d’appeler les participants à élaborer une nouvelle politique de gestion de la mer, en général, et des transports maritimes, en particulier. 

Notons que l’Ucca a été créée en 1973. C’est une association regroupant les conseils nationaux des chargeurs ou organismes assimilés des Etats de l’Afrique de l’Ouest et du centre. 

Par Jr LesCloches.

mercredi 12 novembre 2014

U.a (Union africaine) : Le Congo portĂ© Ă  la tĂȘte du comitĂ© technique spĂ©cialisĂ© sur la jeunesse, la culture et les sports

Photo : Anatole Collinet Makosso.

Le palais de l’Union africaine, à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, a abrité, du 31 octobre au 1er novembre 2014, la première session du comité technique spécialisé de l’Union africaine sur la jeunesse, la culture et les sports. Cette session, qui a fait suite à la réunion des experts tenue du 27 au 30 octobre dernier, avait pour thème: «Consolider l’interface entre la jeunesse, la culture et les sports».

Elle avait pour principal but de mettre en place le premier bureau du C.t.s-j.c.s 1 (Comité technique spécialisé sur la jeunesse, la culture et les sports), sous le patronage du Dr Nkosazana Dlamini Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine. La présidence est revenue au Congo, en la personne du ministre de la jeunesse et de l’éducation civique, Anatole Collinet Makosso (Afrique centrale), pour un mandat de deux ans. La vice-présidence à l’Ethiopie (Afrique de l’Est); la deuxième vice-présidence à la Namibie (Afrique Australe); la troisième vice-présidence (Afrique du Nord) et c’est le Nigéria (Afrique de l’Ouest) qui occupe le poste de rapporteur. Une réunion des membres du Comité est également prévue pour 2015.

La délégation congolaise à Addis-Abeba comprenait le ministre de la culture et des arts, Jean-Claude Gakosso, et le ministre des sports et de l’éducation physique, Léon-Alfred Opimbat. Dans son mot de bienvenue, le Dr Sidiki Kaloko, commissaire en charge des affaires sociales, a souligné le caractère transversal des sports et de la culture, et mis l’accent sur la nécessité d’engager et de promouvoir des approches multisectorielles, en tant que meilleure stratégie d’optimisation de l’interaction entre les sports, la culture et le développement de la jeunesse.

Pour sa part, le ministre Anatole Collinet Makosso, président sortant du bureau de la quatrième Comy (Conférence des ministres en charge de la jeunesse) de l’U.a, a donné un aperçu sur le développement de la jeunesse en Afrique, au cours des deux dernières années de son mandat, période particulièrement marquée par leur participation à l’élaboration des politiques continentales et mondiales, y compris la position commune sur les agendas post-2015 et 2063. Il a souligné que beaucoup reste à faire quant à l’autonomisation des jeunes du continent. Pour lui, la ratification et la mise en œuvre de la charte africaine de la jeunesse offrent une opportunité réaliste d’autonomisation des jeunes. 

Après la série des allocutions prononcées par les présidents sortants des conférences des ministres en charge de la culture et des sports de l’U.a, entendu qu’il a été demandé à la Commission qu’à partir de 2014, soient dissoutes les conférences biennales des ministres, place a été donnée à la réunion consacrée à l’élection du premier bureau du C.t.s-j.c.s, comme recommandé dans le rapport des experts. Au total, la Commission de l’U.a va mettre, progressivement, en place, 14 comités techniques spécialisés, regroupant des spécialités diverses. Cette démarche se justifie par la nécessité d’intégration. C’est le Dr Martial De Paul Ikounga, commissaire en charge des ressources humaines, de la science et de la technologie, qui a facilité la réunion. 

Clôturant la rencontre, le premier président du C.t.s a précisé que c’est une élévation à la fois lourde de sens et de responsabilité pour laquelle, il nous faut faire preuve d’imagination et de créativité. Il a appelé les Etats et les jeunes à s’approprier cette nouvelle approche pour que, une fois de plus, l’Afrique, à travers sa jeunesse, occupe la place qui lui revient dans le concert des nations.A ce dialogue de haut niveau, le ministre de la culture et des arts, Jean-Claude Gakosso, a exhorté ses homologues à accélérer la ratification de la charte de la renaissance culturelle africaine, afin de promouvoir le patrimoine et les valeurs africains.

Le ministre des sports, Léon-Alfred Opimbat, a quant lui, fait une présentation sur les préparatifs des onzièmes Jeux africains qui se tiendront à Brazzaville, en septembre 2015.

Par Jr LesCloches.

vendredi 7 novembre 2014

MinistĂšre de l’agriculture et de l’Ă©levage : dĂ©marrage du recensement gĂ©nĂ©ral agricole au Congo

Photo : Rigobert Maboundou.

Rigobert Maboundou, ministre de l’agriculture et de l’élevage, a donné une conférence de presse, sous forme de petit-déjeuner de presse, mardi 4 novembre 2014, à l’Hôtel Olympic palace, à Brazzaville, en présence de Jean-Fulgence Mouangou, son directeur de cabinet, et Paul Ngoma-Kimbatsa, statisticien et consultant à la Fao, pour annoncer le démarrage du recensement général agricole, dans quelques jours, au Congo.

Une opération qui va se réaliser avec le concours de la F.a.o (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). La rencontre avec la presse était aussi, l’occasion, pour le patron du secteur agricole au Congo, de porter un éclairage sur le projet de nouveaux villages agricoles, face aux critiques des médias, à la suite de la pénurie des œufs et du renchérissement des prix dans les marchés de la ville-capitale.

D’entrée de jeu, Rigobert Maboundou a donné l’éclairage sur la portée du recensement général de l’agriculture. Le gouvernement, à travers le Ministère de l’agriculture et de l’élevage, avec l’appui technique et financier de la Fao, s’apprête à lancer, dans quelques jours, le recensement général de l’agriculture. Cette opération consiste au dénombrement exhaustif de toutes les exploitations agricoles, d’élevage, de sylviculture et d’agroforesterie, dans leur dimension quantitative et qualitative, mais aussi humaine et matérielle.  L’opération facilite la formulation et l’évaluation des politiques publiques rurales, exprimant, politiquement, la volonté des pouvoirs publics inscrite clairement dans «Le chemin d’avenir», le projet de société du président de la République.

Le Congo renoue ainsi avec cette importante opération. Car, cela fait 28 ans que le recensement général de l’agriculture n’était plus fait dans le pays, quoique les pouvoirs publics ont toujours fait de l’agriculture, priorité des priorités des politiques publiques. Ce recensement est inscrit dans le cadre du programme mondial du recensement agricole 2010 de la Fao, programme à travers lequel se structure l’aide aux pays, en fournissant des définitions, des concepts, des normes et des lignes d’orientation pour les refinancements agricoles  conduits durant la période de 2006 à 2015. 

Dans l’exposé qu’il a fait au cours de la conférence de presse, appuyé par un rétroprojecteur, Paul Ngoma-Kimbatsa a expliqué que le recensement du Congo sera fait selon l’approche modulaire recommandée par la Fao. Cette approche, pour le cas du Congo, permet de prendre en compte ses besoins spécifiques de manière plus  approfondie. Les communautés rurales, les exploitants agricoles, etc, constituent le cœur même du recensement. Il y aura aussi des modules thématiques, concernant  l’agriculture, l’élevage, la pêche, la forêt et la sylviculture, le maraichage, l’arboriculture et l’horticulture. 

Entre autres, le recensement a pour objectif de contribuer à donner une photographie précise des exploitations agropastorales et modernes, des unités de pêche et tout ce qui a trait à l’agroforesterie. C’est une opportunité pour donner des bases de référence, pour les futures enquêtes à réaliser sur le secteur rural. Le recensement général de l’agriculture est une investigation statistique de grande envergure par les  données structurelles qu’il va fournir, permettront d’éclairer et de suivre l’impact des projets de développement rural et également dans la stratégie de réduction de la pauvreté et d’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement. L’opération de recensement, qui va se dérouler à partir de maintenant, se tiendra jusqu’en juin 2017. 

Répondant aux questions des journalistes orientées, non seulement sur le recensement de l’agriculture, mais aussi sur toute la politique agricole,  Rigobert Maboundou a précisé que  le budget du recensement  général de l’agriculture est de 4 milliards 071 millions 995 mille francs  Cfa, dont à peu près 3 milliards 800 millions de francs Cfa comme contribution de l’Etat au projet et 206 millions de francs Cfa comme contribution de la F.a.o. Le compte de ce recensement est domicilié à la Fao selon la convention signée. Le Congo a déjà versé plus de 60% de sa contribution. Notons que la périodicité du recensement général de l’agriculture, selon les normes internationales, est de dix ans.

Rigobert Maboundou est revenu, longuement, sur le projet de nouveaux villages agricoles, suivant les questions posées par les journalistes. Il faut dire que sa rencontre avec la presse fait suite à un commentaire diffusé par un média national, critiquant ce projet qui n’aurait pas atteint ses objectifs de production. En effet, par rapport au panier de la ménagère, beaucoup d’interrogations sont, actuellement, soulevées en ce qui concerne la politique gouvernementale en matière agricole.

Le ministre de l’agriculture a expliqué le fondement du projet, qui compte, déjà, à son actif, deux nouveaux villages agricoles, celui de Nkouo et celui d’Odziba, dans le département du Pool, au Nord de Brazzaville, et leur impact sur la vie alimentaire des Congolais. Pour lui, il faut apprécier ce projet suivant les objectifs qui lui ont été assignés. Il a parlé aussi de la mécanisation de l’agriculture.

Par Jr LesCloches.