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samedi 25 octobre 2014

MinistĂšre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat : Vers la crĂ©ation de la Mec, la Maison de l’entreprise au Congo

Photo : Pierre Toko (à g.) et Mme Yvonne-Adélaïde Mougani (au milieu).

En vue de rendre opérationnelle la M.e.c (Maison de l’entreprise au Congo) dans l’optique de 2015, déclarée, par le gouvernement, année de l’entrepreneuriat au Congo, le Ministère des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, en partenariat avec la B.a.d (Banque africaine de développement), vient d’engager le cabinet d’études Deloitte de France, pour mener à bien l’expertise, faire l’étude de faisabilité et dresser une feuille de route qui permettra à cette structure de favoriser la promotion des petites et moyennes entreprises au Congo.

Pour bien mener son expertise à terme, le cabinet d’études Deloitte a sollicité l’implication et l’apport de tous les acteurs tant publics que privés, ainsi que les bailleurs de fonds, pour une bonne réflexion en vue de sa mise en œuvre. 

Cofinancé par le gouvernement et la B.a.d, le projet de création de la Maison de l’entreprise au Congo s’inscrit dans une série d’initiatives visant à améliorer le climat des affaires dans le pays, à travers l’entrepreneuriat privé. C’est dans ce cadre que le cabinet d’études Deloitte a initié, mercredi 15 octobre 2014, à l’hôtel Olympic palace, une réunion technique avec les cadres du Ministère des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, les représentants de la Chambre de commerce de Brazzaville, ainsi que des sachants, pour faire le point du travail réalisé, d’échanger et d’évaluer le niveau de traitement des dossiers soumis à son expertise, le 8 octobre dernier, à commencer par les entreprises locales, internationales, les entreprises existantes et les porteurs de projets. 

C’est Mme Yvonne-Adélaïde Mougani, ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, qui a présidé cette réunion technique, en présence du représentant délégué de la B.a.d, Pierre Toko. De cet échange, il ressort plusieurs contraintes liées à la promotion et au développement des entreprises au Congo, notamment l’accès difficile aux sources de financement, le manque de formation et d’information des gestionnaires desdites entreprises, la non transparence administrative dans la gestion des finances ou des ressources humaines, la détérioration des infrastructures ainsi que le manque du siège ou de local. 

Pour Mme Yvonne-Adélaïde Mougani, ce projet va donner une impulsion à l’initiative privée, lorsqu’on sait que 2015 est déclarée par le gouvernement année de l’entrepreneuriat privé au Congo. «Dans l’architecture de la politique nationale de développement des petites et moyennes entreprises, il faudra, d’abord, opérationnaliser la Maison de l’entreprise au Congo, par la mise en place d’un dispositif qui devra aider le secteur privé à se développer. Cette structure représente une place de choix pour la mise en place d’un guichet unique de l’entrepreneuriat privé, qui va regrouper tous les acteurs tant publics que privés.

Aussi, il sera créé l’agence des entreprises du Congo, en remplacement du C.f.e (Centre de formalités des entreprises)», a précisé la ministre Mougani.

Par Jr LesCloches.

vendredi 17 octobre 2014

S.n.e (SociĂ©tĂ© nationale d’Ă©lectricitĂ©) : Des perturbations d’Ă©lectricitĂ© annoncĂ©es Ă  Brazzaville et Pointe-Noire

Photo : Léon Armand Ibovi.

Lors d’un point de presse tenu, à Brazzaville, lundi 13 octobre 2014, Léon Armand Ibovi, directeur général adjoint de la S.n.e (Société nationale d’électricité), chargé de la production et du transport, a annoncé des perturbations dans la fourniture d’électricité, à compter du 14 octobre 2014. Ces perturbations sont la conséquence des travaux de révision générale de la deuxième turbine de la C.e.c (Centrale électrique du Congo), située à Pointe-Noire. Et, les villes de Brazzaville et Pointe-Noire connaîtront des délestages dans la fourniture d’électricité. 

Selon Léon Armand Ibovi, les travaux de révision générale de la deuxième turbine de la C.e.c sont lancés sur recommandations du constructeur qui prescrivait leur révision après 33 mille heures de fonctionnement. Ces travaux prendront fin, le 7 décembre prochain, soit une durée de 51 jours environ. Les turbines de cette centrale doivent être révisées, afin de les garder en bon état. «La première turbine a été révisée du 5 mai au 17 juillet dernier. La révision de la deuxième turbine est dictée par des raisons météorologiques, avec des débits favorables sur les cours d’eau où sont construits les barrages de Moukoukoulou et d’Imboulou. Ils sont opérés aussi en tenant compte de la période de fin d’année», a-t-il dit.

La période du retrait de l’exploitation de cette turbine, a-t-il fait savoir, pourrait se traduire par un déficit de production d’électricité de 150 mégawatts, avec pour conséquences, les délestages pendant les heures de pointe, notamment en soirée, à Brazzaville et à Pointe-Noire.

D’après Léon Armand Ibovi, la direction générale de la S.n.e a pris des dispositions particulières, notamment des mesures palliatives, avec toutes les conséquences financières que cela engendre, en vue de faire face à cette situation: «La S.n.e va se sacrifier pour ses clients, pour mettre à contribution la C.t.b (Centrale thermique de Brazzaville), pendant la phase des travaux. Je rassure que des dispositions particulières seront prises, afin de minimiser l’incidence desdits travaux sur la fourniture de l’électricité.

Pendant l’indisponibilité de la turbine Gt2, la production attendue des centrales se présente comme suit: Imboulou 85 Mw à 105 Mw, en utilisant la retenue, le cas échéant, pendant deux heures; Moukoukoulou 50 Mw et la C.e.c, 140 Mw. Soit un total de 275 Mw à 295 Mw. Le déficit de production attendu pourra varier entre 42 Mw ou 62 Mw, tout en espérant que les débits des cours d’eau seront suffisants à Moukoukoulou et Imboulou, à partir du mois d’octobre». 

Pour conclure, le directeur général adjoint de la S.n.e a présenté les excuses aux clients de sa société, pour le désagrément que cette opération pourrait causer. Léon Armand Ibovi les a invités à avoir une consommation modérée de l’électricité (par exemple, éteindre les ampoules, lorsqu’elles ne sont pas utilisées), pour conjurer cette période critique et éviter les délestages drastiques: «Lors du déroulement des travaux, la société perdra une production de 150 Mw.

Cependant,  la S.n.e est en pleine étude pour installer des horloges de surveillance qui permettront de détecter des délestages des voies publiques, pendant la période des travaux», a-t-il rassuré.

Par Jrang An@go.

dimanche 5 octobre 2014

Forum Ă©conomique germano-congolaise : Des hommes d’affaires allemands prĂȘts Ă  investir au Congo

Photo : Les chefs d’entreprises allemandes face au gouvernement congolais représentés par les ministres Rodolphe Adada et Alain Akouala-Atipault

«Les opportunités d’investissement au Congo, pour la création des entreprises et des emplois». Tel est l’objectif de la visite, à Brazzaville, d’une délégation d’hommes d’affaires allemands, réunis au sein de l’Association économique germano-africaine, conduite par son secrétaire général, Christoph Kannengieber.

Accompagné par Thomas Strieder, ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Congo, cette délégation a eu des entretiens, mardi 23 septembre 2014, au Ministère des affaires étrangères et de la coopération, avec la partie congolaise, représentée par le ministre d’Etat Rodolphe Adada, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande.

En présence d’Alain Akouala-Atipault, ministre à la présidence, chargé des zones économiques spéciales; Cyprien Sylvestre Mamina, secrétaire général du Ministère des affaires étrangères et de la coopération; Annick Mongo, directrice générale de l’Agence pour la promotion des investissements, etc.

Dans son exposé, le ministre d’Etat Rodolphe Adada a expliqué que cette rencontre est un événement d’une grande portée dans la relance de la coopération entre le Congo et l’Allemagne qui, naguère, était le deuxième partenaire économique de notre pays en Europe. Selon lui, les opportunités d’investissement existent dans le pays et doivent être utilisées pour matérialiser la volonté politique maintes fois exprimée par les dirigeants de nos deux pays, de relancer la coopération bilatérale, au plan économique. La visite des hommes d’affaires allemands se déroulait dans un contexte de mise en œuvre, par le Congo, du programme de modernisation et d’industrialisation qui crée plusieurs opportunités d’investissement. 

«L’Allemagne doit reprendre sa place dans le processus de développement économique du Congo. Les opportunités d’investissement y sont nombreuses. Je vous invite à les saisir», a-t-il dit.De leur côté, les entrepreneurs allemands ont reconnu que le Congo présente une grande opportunité d’investissement pour leurs entreprises. «Votre pays est un marché dans lequel les nombreuses possibilités sont offertes», a déclaré Christoph Kannengieber.

Comme pour chercher à comprendre les garanties qui doivent les inciter à investir dans le pays, ces hommes d’affaires ont bien voulu savoir des autorités congolaises, l’état actuel du développement économique du Congo; les projets concrets dans lesquels les entreprises allemandes peuvent s’intéresser, ainsi que les possibilités concrètes de coopération économique entre les entreprises congolaises et allemandes. «Notre objectif est de changer la perception de l’Afrique, en général, et du Congo, en particulier, en Allemagne», a ajouté Christoph Kannengieber.

Selon lui, le Congo est un pays sous-estimé sur le continent africain. «Les entreprises allemandes offrent à leurs partenaires africains, la perspective de relation commerciale durable, des produits de haute qualité, ainsi que le transfert des compétences et de savoir-faire», a-t-il poursuivi. 

Signalons que l’Association économique germano-africaine  est une association de commerce extérieur composée de compagnies et d’institutions allemandes coopérant avec le continent africain. Elle compte 600 membres issus de tous les secteurs économiques, parmi lesquels une majorité de grandes entreprises allemandes et les petites et moyennes entreprises. 

Pour améliorer la situation de ses membres, l’association travaille pour rehausser l’image de l’Afrique auprès du public allemand, surtout les entreprises; transmettre une image moderne, montrer les chances qu’offre le continent, expliquer les risques et les possibilités d’investissement, etc. 

Après la diffusion d’un documentaire sur les richesses du Congo, réalisé par l’Agence pour la promotion des investissements, le ministre Alain Akouala-Atipault a fait un bref exposé sur les opportunités d’investissement qu’offre le pays, ainsi que sur les zones économiques spéciales.

Par Jrang An@go.