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dimanche 23 mars 2014

P.a.d.e (Projet d’appui à la diversification de l’économie) : Mettre en exergue les potentialités du secteur minier en termes d’emplois

Photo de circonstance

Le F.a.c.p (Fonds d’appui à coûts partagés), placé sous la tutelle du P.a.d.e (Projet d’appui à la diversification de l’économie), a organisé, le vendredi 14 mars 2014, à la chambre de commerce de Brazzaville, un atelier d’échange sur le potentiel d’emplois et de formations dans le secteur minier, sous le patronage d’Alphonse Fourga, secrétaire général de la chambre consulaire de Brazzaville, représentant le président de cette structure, en présence de Gabriel Kinouani, secrétaire général de l’U.n.o.c (Union nationale des opérateurs économiques congolais), modérateur de l’atelier, Joseph Mbossa, coordonnateur du P.a.d.e, qui a clos les travaux, et le Dr Jeannin Ndamba, responsable du programme formation du fonds d’appui à couts partagés. 

L’atelier a permis de présenter le programme de subventions mis en place par le P.a.d.e, à travers le F.a.c.p, les modalités et les critères d’éligibilité à ce programme, en ce qui concerne le financement des formations dans le secteur minier. Dans le cadre de la diversification de l’économie congolaise, le P.a.d.e encourage les programmes de formation dans le secteur minier, identifié, aujourd’hui, comme gisement d’emplois, au regard des permis de recherche et d’exploitation déjà attribué par le gouvernement.

Au cours de l’atelier, les échanges ont été sur une série de sous-thèmes: «La présentation du P.a.d.e, des objectifs et les résultats de l’atelier», par Joseph Mbossa, coordonnateur du P.a.d.e; «le programme de subventions à la formation et des modalités d’intervention au F.a.c.p», par le Dr Jeannin Ndamba, responsable du programme du fonds d’appui à coûts partagés; «la cartographie actuelle du potentiel de recherche et des exploitations minières au Congo», par Remy Séraphin Moumpossa, directeur général de la géologie au Ministère des mines et de la géologie; «le potentiel d’emplois et les besoins en formation dans le secteur minier», par Aimé Emmanuel Yoka, directeur général de  Congo Iron et président de la Fédération des mines à l’Unicongo; et, enfin, «la  présentation du référentiel des métiers miniers», par François Sita, consultant et spécialiste en ingénierie de la formation. 

Les débats ont fait ressortir qu’à ce jour, le secteur minier offre près de 5000 emplois directs et 50.000 emplois indirects .Mais, le développement de ce secteur est  confronté à un manque de ressources humaines qualifiées. Cela peut constituer un facteur limitant l’optimisation des investissements que réalisent les entreprises minières déjà opérationnelles au Congo. C’est ainsi que le P.a.d.e, à travers son unité opérationnelle, le F.a.c.p, a rassemblé une cinquantaine d’experts venus de la Direction générale des mines, de la Fédération des mines de l’Unicongo et des  structures de formation techniques et professionnelles publiques et privées, pour définir un cadre de collaboration entre les entreprises du secteur, les structures de formation et le F.a.c.p.  Une plateforme a été mise en place pour identifier les besoins en personnel technique qualifié, capable d’œuvrer pour l’exploitation des mines. Avec cette plateforme, les structures de formation peuvent proposer des offres de formation capables de doter, à court et moyen terme, les entreprises minières d’un personnel technique qualifié. 

Pour Joseph Mbossa, «l’objectif visé par cet atelier a été atteint, pour avoir réussi à  regrouper les acteurs du secteur minier, qui est en plein essor au Congo, au regard des chiffres donnés en matière d’emplois et en matière du volume de production des mines solides». «Je pense que ce secteur promet un avenir radieux pour le pays», a-t-il dit. 

Le professeur Jean  Maurille Ouamba, doyen de la Faculté des sciences et techniques de l’Université Marien Ngouabi, a reconnu que «la stratégie adoptée est salutaire. L’approche utilisée pour ouvrir un dialogue et d’inviter les différentes parties prenantes, est une très bonne démarche. Il est important d’échanger avec les partenaires du monde du travail et l’ensemble des acteurs de la formation dans notre pays, pour améliorer l’adéquation formation/emploi». 

Signalons que le P.a.d.e (Projet d’appui à la diversification de l’économie) apporte une assistance technique d’un montant de dix milliards de francs Cfa, cofinancé, respectivement, par la Banque mondiale et la République du Congo, à hauteur de 50%, chacun. Son objectif est de favoriser la diversification de l’économie congolaise en mettant un accent particulier sur la promotion des investissements et le développement du secteur privé congolais hors-pétrole.

Par Jrang An@go.