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vendredi 3 janvier 2014

Braconnage d’éléphants et trafic d’ivoire : Vivement inquiet de la persistance du phénomène, Marcel Van Opstal sensibilise l’opinion nationale

Photo : Espèce en danger en Afrique.

Marcel Van Opstal, ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne au Congo, a donné une conférence de presse, mardi 11 décembre 2013, à Brazzaville, pour exprimer la vive inquiétude de la communauté internationale sur les éléphants d’Afrique victimes de braconnage pour leur ivoire. Le diplomate européen a sensibilisé l’opinion sur l’ampleur du trafic d’espèces protégées devenu le quatrième trafic illégal au monde, après la drogue. Selon les experts, la population d’éléphants a chuté de moitié, ces dix dernières années, au Congo. A ce titre, une consultation sera lancée  par l’Union européenne, pour lutter contre le commerce illégal de l’ivoire. 

Dans sa conférence de presse, Marcel Van Opstal a expliqué que, depuis vingt ans, l’Union européenne apporte son appui à la préservation de l’espace naturel exceptionnel du Congo et elle participe à la conservation de sa faune sauvage. Malheureusement, le braconnage et en particulier celui des éléphants, l’espèce essentielle dans le fonctionnement des écosystèmes forestiers, ainsi que la surexploitation de la viande de brousse, constituent des menaces graves pour la biodiversité et alimentent des trafics illégaux et préjudiciables pour la stabilité des régions concernées. 

Chaque jour, des dizaines d’éléphants sont tués au Congo et leur ivoire est commercialisé ouvertement. Un nombre incalculable d’antilopes et de singes sont vendus pour leur viande sur les principaux marchés du pays. Selon le diplomate européen, le braconnage est devenu le cinquième crime transnational au monde. Il est une problématique non seulement environnementale, mais également de gouvernance. En effet, selon lui, sans une ferme volonté politique, la biodiversité sera menacée et des secteurs tels que l’écotourisme seront compromis. C’est pourquoi il est de la responsabilité de l’Union européenne de sensibiliser et d’alerter l’opinion publique. 

Si les taux de braconnage se poursuivent au niveau actuel, le continent africain pourrait perdre un cinquième de ses éléphants, dans les dix prochaines années. D’ailleurs, les dernières études relatives au braconnage estiment qu’en 2012, près de 15.000 éléphants ont été abattus, de façon illicite, sur 42 sites, dans 27 pays africains participant au programme Mike (Système de suivi de l’abattage illégal des éléphants), un programme de la Cites (Conservation sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), bénéficiant d’un soutien financier de l’Union européenne. 

Pour sauver les éléphants, l’Union européenne se prépare à élaborer une communication sur le commerce illégal des produits de la faune sur une base consultative, à partir de janvier 2014. En avril  de la même année, une conférence de prise en compte des résultats de cette consultation et des recommandations aura lieu, en vue de l’adoption d’une stratégie de l’Union européenne de lutte contre le trafic d’ivoire et des espèces protégées. 

La conférence de presse du diplomate européen a eu pour objectif d’en appeler à la responsabilité de toutes et de tous, pour dénoncer et contribuer à réprimer les actes de braconnage et de destruction des ressources naturelles, qui conduisent à réduire les efforts d’investissement et de développement d’un écosystème unique au monde. Il faut espérer que son message mobilisera les forces vives pouvant contribuer à mettre un terme au phénomène d’abattage d’éléphants et de trafic d’ivoire.

Par Jrang An@go.

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