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samedi 15 novembre 2014

7emes journĂ©es du chargeur africain : La facilitation des Ă©changes au cƓur des dĂ©bats Ă  Brazzaville

Photo : Les participants.

Plus de deux cents participants, venus d’Afrique de l’Ouest et du centre, se sont réunis à Brazzaville, du 10 jusqu’au 14 novembre 2014, au palais des congrès, pour réfléchir sur le rôle des chargeurs dans la facilitation des échanges à travers le transport maritime. Organisées par le Conseil congolais des chargeurs, en collaboration avec l’Ucca (Union des conseils des chargeurs africains), les journées du chargeur africain ont été ouvertes par le ministre d’Etat Rodolphe Adada, ministre des transports et de l’aviation civile...(), en présence de Samuel Kametobia, représentant de l’Union africaine, coordonnateur de la stratégie maritime intégrée des mers et océans 2050, et de plusieurs dirigeants des organisations et institutions africaines et internationales (Ua, Cemac, Uemoa, Omaoc, Cnuced, Gsf , etc.).

Placées sous le thème : «Les conseils nationaux des chargeurs, acteurs majeurs  de la facilitation des échanges», les assises des septièmes journées du chargeur africain ont eu pour principal objectif, d’échanger sur les mutations intervenues dans le secteur des transports et du commerce international. Il s’est agi, aussi, de souligner l’importance de la facilitation des échanges dans le développement économique des Etats africains, d’identifier les avantages de la facilitation des échanges pour les chargeurs et les pouvoirs publics et d’analyser les goulots d’étranglements présents sur la chaîne logistique des transports en Afrique, afin de proposer des mesures et actions de promotion de la facilitation. 

Ainsi, pendant cinq jours, techniciens, spécialistes, gouvernements et chargeurs se sont attelés à analyser les instruments juridiques et techniques internationaux, régionaux, sous-régionaux et nationaux, régissant la facilitation des échanges. Ils ont souligné la nécessité, pour les conseils des chargeurs, de se positionner comme acteurs majeurs de la facilitation des échanges et défini les moyens et outils d’appropriation de la facilitation des échanges par les conseils des chargeurs. La rencontre de Brazzaville avait aussi comme enjeu de susciter une prise de conscience et une adhésion des acteurs du secteur des transports et du commerce international, sur la nécessité d’une synergie d’actions en faveur de la promotion des échanges, gage de la compétitivité des économies africaines.

Pour rappel, il convient de signaler que le comité directeur de l’Ucca, en sa session tenue du 6 au 8 février 2014, à Douala (Cameroun), avait mis en place un comité ad’ hoc, chargé de la réalisation de l’étude sur la vision et stratégie 2015-2020 de l’Ucca. Une initiative fort bien appréciée par la commission de l’Union africaine qui avait décidé d’apporter son soutien à l’Ucca,  à en croire Samuel Kametobia. «Car, l’Afrique entend créer une zone maritime exclusive conjointe, entre autres, pour la promotion et l’amélioration du commerce maritime intra-africain», a déclaré ce dernier. 

Ouvrant les travaux de ces journées, le ministre d’Etat Rodolphe Adada, à la lumière des recommandations des 6èmes journées tenues du 12 au 17 novembre 2012, à Libreville (Gabon), a reconnu que les défis à relever, au niveau des Etats, dans le domaine des transports maritimes, passent par la modernisation des ports et des installations portuaires, en les rendant plus compétitifs, face à l’avancée fulgurante des nouvelles technologies dans l’industrie maritime. «Il s’agit, ainsi, de rendre plus rapides et plus efficientes, les opérations portuaires, par les moyens stratégiques et opérationnels, à travers une bonne organisation de l’administration du port», a-t-il déclaré, avant d’appeler les participants à élaborer une nouvelle politique de gestion de la mer, en général, et des transports maritimes, en particulier. 

Notons que l’Ucca a été créée en 1973. C’est une association regroupant les conseils nationaux des chargeurs ou organismes assimilés des Etats de l’Afrique de l’Ouest et du centre. 

Par Jr LesCloches.

mercredi 12 novembre 2014

U.a (Union africaine) : Le Congo portĂ© Ă  la tĂȘte du comitĂ© technique spĂ©cialisĂ© sur la jeunesse, la culture et les sports

Photo : Anatole Collinet Makosso.

Le palais de l’Union africaine, à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, a abrité, du 31 octobre au 1er novembre 2014, la première session du comité technique spécialisé de l’Union africaine sur la jeunesse, la culture et les sports. Cette session, qui a fait suite à la réunion des experts tenue du 27 au 30 octobre dernier, avait pour thème: «Consolider l’interface entre la jeunesse, la culture et les sports».

Elle avait pour principal but de mettre en place le premier bureau du C.t.s-j.c.s 1 (Comité technique spécialisé sur la jeunesse, la culture et les sports), sous le patronage du Dr Nkosazana Dlamini Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine. La présidence est revenue au Congo, en la personne du ministre de la jeunesse et de l’éducation civique, Anatole Collinet Makosso (Afrique centrale), pour un mandat de deux ans. La vice-présidence à l’Ethiopie (Afrique de l’Est); la deuxième vice-présidence à la Namibie (Afrique Australe); la troisième vice-présidence (Afrique du Nord) et c’est le Nigéria (Afrique de l’Ouest) qui occupe le poste de rapporteur. Une réunion des membres du Comité est également prévue pour 2015.

La délégation congolaise à Addis-Abeba comprenait le ministre de la culture et des arts, Jean-Claude Gakosso, et le ministre des sports et de l’éducation physique, Léon-Alfred Opimbat. Dans son mot de bienvenue, le Dr Sidiki Kaloko, commissaire en charge des affaires sociales, a souligné le caractère transversal des sports et de la culture, et mis l’accent sur la nécessité d’engager et de promouvoir des approches multisectorielles, en tant que meilleure stratégie d’optimisation de l’interaction entre les sports, la culture et le développement de la jeunesse.

Pour sa part, le ministre Anatole Collinet Makosso, président sortant du bureau de la quatrième Comy (Conférence des ministres en charge de la jeunesse) de l’U.a, a donné un aperçu sur le développement de la jeunesse en Afrique, au cours des deux dernières années de son mandat, période particulièrement marquée par leur participation à l’élaboration des politiques continentales et mondiales, y compris la position commune sur les agendas post-2015 et 2063. Il a souligné que beaucoup reste à faire quant à l’autonomisation des jeunes du continent. Pour lui, la ratification et la mise en œuvre de la charte africaine de la jeunesse offrent une opportunité réaliste d’autonomisation des jeunes. 

Après la série des allocutions prononcées par les présidents sortants des conférences des ministres en charge de la culture et des sports de l’U.a, entendu qu’il a été demandé à la Commission qu’à partir de 2014, soient dissoutes les conférences biennales des ministres, place a été donnée à la réunion consacrée à l’élection du premier bureau du C.t.s-j.c.s, comme recommandé dans le rapport des experts. Au total, la Commission de l’U.a va mettre, progressivement, en place, 14 comités techniques spécialisés, regroupant des spécialités diverses. Cette démarche se justifie par la nécessité d’intégration. C’est le Dr Martial De Paul Ikounga, commissaire en charge des ressources humaines, de la science et de la technologie, qui a facilité la réunion. 

Clôturant la rencontre, le premier président du C.t.s a précisé que c’est une élévation à la fois lourde de sens et de responsabilité pour laquelle, il nous faut faire preuve d’imagination et de créativité. Il a appelé les Etats et les jeunes à s’approprier cette nouvelle approche pour que, une fois de plus, l’Afrique, à travers sa jeunesse, occupe la place qui lui revient dans le concert des nations.A ce dialogue de haut niveau, le ministre de la culture et des arts, Jean-Claude Gakosso, a exhorté ses homologues à accélérer la ratification de la charte de la renaissance culturelle africaine, afin de promouvoir le patrimoine et les valeurs africains.

Le ministre des sports, Léon-Alfred Opimbat, a quant lui, fait une présentation sur les préparatifs des onzièmes Jeux africains qui se tiendront à Brazzaville, en septembre 2015.

Par Jr LesCloches.

vendredi 7 novembre 2014

MinistĂšre de l’agriculture et de l’Ă©levage : dĂ©marrage du recensement gĂ©nĂ©ral agricole au Congo

Photo : Rigobert Maboundou.

Rigobert Maboundou, ministre de l’agriculture et de l’élevage, a donné une conférence de presse, sous forme de petit-déjeuner de presse, mardi 4 novembre 2014, à l’Hôtel Olympic palace, à Brazzaville, en présence de Jean-Fulgence Mouangou, son directeur de cabinet, et Paul Ngoma-Kimbatsa, statisticien et consultant à la Fao, pour annoncer le démarrage du recensement général agricole, dans quelques jours, au Congo.

Une opération qui va se réaliser avec le concours de la F.a.o (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). La rencontre avec la presse était aussi, l’occasion, pour le patron du secteur agricole au Congo, de porter un éclairage sur le projet de nouveaux villages agricoles, face aux critiques des médias, à la suite de la pénurie des œufs et du renchérissement des prix dans les marchés de la ville-capitale.

D’entrée de jeu, Rigobert Maboundou a donné l’éclairage sur la portée du recensement général de l’agriculture. Le gouvernement, à travers le Ministère de l’agriculture et de l’élevage, avec l’appui technique et financier de la Fao, s’apprête à lancer, dans quelques jours, le recensement général de l’agriculture. Cette opération consiste au dénombrement exhaustif de toutes les exploitations agricoles, d’élevage, de sylviculture et d’agroforesterie, dans leur dimension quantitative et qualitative, mais aussi humaine et matérielle.  L’opération facilite la formulation et l’évaluation des politiques publiques rurales, exprimant, politiquement, la volonté des pouvoirs publics inscrite clairement dans «Le chemin d’avenir», le projet de société du président de la République.

Le Congo renoue ainsi avec cette importante opération. Car, cela fait 28 ans que le recensement général de l’agriculture n’était plus fait dans le pays, quoique les pouvoirs publics ont toujours fait de l’agriculture, priorité des priorités des politiques publiques. Ce recensement est inscrit dans le cadre du programme mondial du recensement agricole 2010 de la Fao, programme à travers lequel se structure l’aide aux pays, en fournissant des définitions, des concepts, des normes et des lignes d’orientation pour les refinancements agricoles  conduits durant la période de 2006 à 2015. 

Dans l’exposé qu’il a fait au cours de la conférence de presse, appuyé par un rétroprojecteur, Paul Ngoma-Kimbatsa a expliqué que le recensement du Congo sera fait selon l’approche modulaire recommandée par la Fao. Cette approche, pour le cas du Congo, permet de prendre en compte ses besoins spécifiques de manière plus  approfondie. Les communautés rurales, les exploitants agricoles, etc, constituent le cœur même du recensement. Il y aura aussi des modules thématiques, concernant  l’agriculture, l’élevage, la pêche, la forêt et la sylviculture, le maraichage, l’arboriculture et l’horticulture. 

Entre autres, le recensement a pour objectif de contribuer à donner une photographie précise des exploitations agropastorales et modernes, des unités de pêche et tout ce qui a trait à l’agroforesterie. C’est une opportunité pour donner des bases de référence, pour les futures enquêtes à réaliser sur le secteur rural. Le recensement général de l’agriculture est une investigation statistique de grande envergure par les  données structurelles qu’il va fournir, permettront d’éclairer et de suivre l’impact des projets de développement rural et également dans la stratégie de réduction de la pauvreté et d’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement. L’opération de recensement, qui va se dérouler à partir de maintenant, se tiendra jusqu’en juin 2017. 

Répondant aux questions des journalistes orientées, non seulement sur le recensement de l’agriculture, mais aussi sur toute la politique agricole,  Rigobert Maboundou a précisé que  le budget du recensement  général de l’agriculture est de 4 milliards 071 millions 995 mille francs  Cfa, dont à peu près 3 milliards 800 millions de francs Cfa comme contribution de l’Etat au projet et 206 millions de francs Cfa comme contribution de la F.a.o. Le compte de ce recensement est domicilié à la Fao selon la convention signée. Le Congo a déjà versé plus de 60% de sa contribution. Notons que la périodicité du recensement général de l’agriculture, selon les normes internationales, est de dix ans.

Rigobert Maboundou est revenu, longuement, sur le projet de nouveaux villages agricoles, suivant les questions posées par les journalistes. Il faut dire que sa rencontre avec la presse fait suite à un commentaire diffusé par un média national, critiquant ce projet qui n’aurait pas atteint ses objectifs de production. En effet, par rapport au panier de la ménagère, beaucoup d’interrogations sont, actuellement, soulevées en ce qui concerne la politique gouvernementale en matière agricole.

Le ministre de l’agriculture a expliqué le fondement du projet, qui compte, déjà, à son actif, deux nouveaux villages agricoles, celui de Nkouo et celui d’Odziba, dans le département du Pool, au Nord de Brazzaville, et leur impact sur la vie alimentaire des Congolais. Pour lui, il faut apprécier ce projet suivant les objectifs qui lui ont été assignés. Il a parlé aussi de la mécanisation de l’agriculture.

Par Jr LesCloches.

samedi 25 octobre 2014

MinistĂšre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat : Vers la crĂ©ation de la Mec, la Maison de l’entreprise au Congo

Photo : Pierre Toko (à g.) et Mme Yvonne-Adélaïde Mougani (au milieu).

En vue de rendre opérationnelle la M.e.c (Maison de l’entreprise au Congo) dans l’optique de 2015, déclarée, par le gouvernement, année de l’entrepreneuriat au Congo, le Ministère des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, en partenariat avec la B.a.d (Banque africaine de développement), vient d’engager le cabinet d’études Deloitte de France, pour mener à bien l’expertise, faire l’étude de faisabilité et dresser une feuille de route qui permettra à cette structure de favoriser la promotion des petites et moyennes entreprises au Congo.

Pour bien mener son expertise à terme, le cabinet d’études Deloitte a sollicité l’implication et l’apport de tous les acteurs tant publics que privés, ainsi que les bailleurs de fonds, pour une bonne réflexion en vue de sa mise en œuvre. 

Cofinancé par le gouvernement et la B.a.d, le projet de création de la Maison de l’entreprise au Congo s’inscrit dans une série d’initiatives visant à améliorer le climat des affaires dans le pays, à travers l’entrepreneuriat privé. C’est dans ce cadre que le cabinet d’études Deloitte a initié, mercredi 15 octobre 2014, à l’hôtel Olympic palace, une réunion technique avec les cadres du Ministère des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, les représentants de la Chambre de commerce de Brazzaville, ainsi que des sachants, pour faire le point du travail réalisé, d’échanger et d’évaluer le niveau de traitement des dossiers soumis à son expertise, le 8 octobre dernier, à commencer par les entreprises locales, internationales, les entreprises existantes et les porteurs de projets. 

C’est Mme Yvonne-Adélaïde Mougani, ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, qui a présidé cette réunion technique, en présence du représentant délégué de la B.a.d, Pierre Toko. De cet échange, il ressort plusieurs contraintes liées à la promotion et au développement des entreprises au Congo, notamment l’accès difficile aux sources de financement, le manque de formation et d’information des gestionnaires desdites entreprises, la non transparence administrative dans la gestion des finances ou des ressources humaines, la détérioration des infrastructures ainsi que le manque du siège ou de local. 

Pour Mme Yvonne-Adélaïde Mougani, ce projet va donner une impulsion à l’initiative privée, lorsqu’on sait que 2015 est déclarée par le gouvernement année de l’entrepreneuriat privé au Congo. «Dans l’architecture de la politique nationale de développement des petites et moyennes entreprises, il faudra, d’abord, opérationnaliser la Maison de l’entreprise au Congo, par la mise en place d’un dispositif qui devra aider le secteur privé à se développer. Cette structure représente une place de choix pour la mise en place d’un guichet unique de l’entrepreneuriat privé, qui va regrouper tous les acteurs tant publics que privés.

Aussi, il sera créé l’agence des entreprises du Congo, en remplacement du C.f.e (Centre de formalités des entreprises)», a précisé la ministre Mougani.

Par Jr LesCloches.

vendredi 17 octobre 2014

S.n.e (SociĂ©tĂ© nationale d’Ă©lectricitĂ©) : Des perturbations d’Ă©lectricitĂ© annoncĂ©es Ă  Brazzaville et Pointe-Noire

Photo : Léon Armand Ibovi.

Lors d’un point de presse tenu, à Brazzaville, lundi 13 octobre 2014, Léon Armand Ibovi, directeur général adjoint de la S.n.e (Société nationale d’électricité), chargé de la production et du transport, a annoncé des perturbations dans la fourniture d’électricité, à compter du 14 octobre 2014. Ces perturbations sont la conséquence des travaux de révision générale de la deuxième turbine de la C.e.c (Centrale électrique du Congo), située à Pointe-Noire. Et, les villes de Brazzaville et Pointe-Noire connaîtront des délestages dans la fourniture d’électricité. 

Selon Léon Armand Ibovi, les travaux de révision générale de la deuxième turbine de la C.e.c sont lancés sur recommandations du constructeur qui prescrivait leur révision après 33 mille heures de fonctionnement. Ces travaux prendront fin, le 7 décembre prochain, soit une durée de 51 jours environ. Les turbines de cette centrale doivent être révisées, afin de les garder en bon état. «La première turbine a été révisée du 5 mai au 17 juillet dernier. La révision de la deuxième turbine est dictée par des raisons météorologiques, avec des débits favorables sur les cours d’eau où sont construits les barrages de Moukoukoulou et d’Imboulou. Ils sont opérés aussi en tenant compte de la période de fin d’année», a-t-il dit.

La période du retrait de l’exploitation de cette turbine, a-t-il fait savoir, pourrait se traduire par un déficit de production d’électricité de 150 mégawatts, avec pour conséquences, les délestages pendant les heures de pointe, notamment en soirée, à Brazzaville et à Pointe-Noire.

D’après Léon Armand Ibovi, la direction générale de la S.n.e a pris des dispositions particulières, notamment des mesures palliatives, avec toutes les conséquences financières que cela engendre, en vue de faire face à cette situation: «La S.n.e va se sacrifier pour ses clients, pour mettre à contribution la C.t.b (Centrale thermique de Brazzaville), pendant la phase des travaux. Je rassure que des dispositions particulières seront prises, afin de minimiser l’incidence desdits travaux sur la fourniture de l’électricité.

Pendant l’indisponibilité de la turbine Gt2, la production attendue des centrales se présente comme suit: Imboulou 85 Mw à 105 Mw, en utilisant la retenue, le cas échéant, pendant deux heures; Moukoukoulou 50 Mw et la C.e.c, 140 Mw. Soit un total de 275 Mw à 295 Mw. Le déficit de production attendu pourra varier entre 42 Mw ou 62 Mw, tout en espérant que les débits des cours d’eau seront suffisants à Moukoukoulou et Imboulou, à partir du mois d’octobre». 

Pour conclure, le directeur général adjoint de la S.n.e a présenté les excuses aux clients de sa société, pour le désagrément que cette opération pourrait causer. Léon Armand Ibovi les a invités à avoir une consommation modérée de l’électricité (par exemple, éteindre les ampoules, lorsqu’elles ne sont pas utilisées), pour conjurer cette période critique et éviter les délestages drastiques: «Lors du déroulement des travaux, la société perdra une production de 150 Mw.

Cependant,  la S.n.e est en pleine étude pour installer des horloges de surveillance qui permettront de détecter des délestages des voies publiques, pendant la période des travaux», a-t-il rassuré.

Par Jrang An@go.

dimanche 5 octobre 2014

Forum Ă©conomique germano-congolaise : Des hommes d’affaires allemands prĂȘts Ă  investir au Congo

Photo : Les chefs d’entreprises allemandes face au gouvernement congolais représentés par les ministres Rodolphe Adada et Alain Akouala-Atipault

«Les opportunités d’investissement au Congo, pour la création des entreprises et des emplois». Tel est l’objectif de la visite, à Brazzaville, d’une délégation d’hommes d’affaires allemands, réunis au sein de l’Association économique germano-africaine, conduite par son secrétaire général, Christoph Kannengieber.

Accompagné par Thomas Strieder, ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Congo, cette délégation a eu des entretiens, mardi 23 septembre 2014, au Ministère des affaires étrangères et de la coopération, avec la partie congolaise, représentée par le ministre d’Etat Rodolphe Adada, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande.

En présence d’Alain Akouala-Atipault, ministre à la présidence, chargé des zones économiques spéciales; Cyprien Sylvestre Mamina, secrétaire général du Ministère des affaires étrangères et de la coopération; Annick Mongo, directrice générale de l’Agence pour la promotion des investissements, etc.

Dans son exposé, le ministre d’Etat Rodolphe Adada a expliqué que cette rencontre est un événement d’une grande portée dans la relance de la coopération entre le Congo et l’Allemagne qui, naguère, était le deuxième partenaire économique de notre pays en Europe. Selon lui, les opportunités d’investissement existent dans le pays et doivent être utilisées pour matérialiser la volonté politique maintes fois exprimée par les dirigeants de nos deux pays, de relancer la coopération bilatérale, au plan économique. La visite des hommes d’affaires allemands se déroulait dans un contexte de mise en œuvre, par le Congo, du programme de modernisation et d’industrialisation qui crée plusieurs opportunités d’investissement. 

«L’Allemagne doit reprendre sa place dans le processus de développement économique du Congo. Les opportunités d’investissement y sont nombreuses. Je vous invite à les saisir», a-t-il dit.De leur côté, les entrepreneurs allemands ont reconnu que le Congo présente une grande opportunité d’investissement pour leurs entreprises. «Votre pays est un marché dans lequel les nombreuses possibilités sont offertes», a déclaré Christoph Kannengieber.

Comme pour chercher à comprendre les garanties qui doivent les inciter à investir dans le pays, ces hommes d’affaires ont bien voulu savoir des autorités congolaises, l’état actuel du développement économique du Congo; les projets concrets dans lesquels les entreprises allemandes peuvent s’intéresser, ainsi que les possibilités concrètes de coopération économique entre les entreprises congolaises et allemandes. «Notre objectif est de changer la perception de l’Afrique, en général, et du Congo, en particulier, en Allemagne», a ajouté Christoph Kannengieber.

Selon lui, le Congo est un pays sous-estimé sur le continent africain. «Les entreprises allemandes offrent à leurs partenaires africains, la perspective de relation commerciale durable, des produits de haute qualité, ainsi que le transfert des compétences et de savoir-faire», a-t-il poursuivi. 

Signalons que l’Association économique germano-africaine  est une association de commerce extérieur composée de compagnies et d’institutions allemandes coopérant avec le continent africain. Elle compte 600 membres issus de tous les secteurs économiques, parmi lesquels une majorité de grandes entreprises allemandes et les petites et moyennes entreprises. 

Pour améliorer la situation de ses membres, l’association travaille pour rehausser l’image de l’Afrique auprès du public allemand, surtout les entreprises; transmettre une image moderne, montrer les chances qu’offre le continent, expliquer les risques et les possibilités d’investissement, etc. 

Après la diffusion d’un documentaire sur les richesses du Congo, réalisé par l’Agence pour la promotion des investissements, le ministre Alain Akouala-Atipault a fait un bref exposé sur les opportunités d’investissement qu’offre le pays, ainsi que sur les zones économiques spéciales.

Par Jrang An@go.

mercredi 27 août 2014

MinistĂšre de l’agriculture et de l’Ă©levage : PrĂšs d’un milliard de francs Cfa pour rĂ©habiliter la station piscicole de Dzoumouna

Photo : Jean Fulgence Mouangou.

Le rapport d’étude sur la définition d’un système de gestion de la station piscicole de Dzoumouna, au Sud de Brazzaville, a été validé par les experts, le mardi 29 juillet 2014, au cours d’un atelier, en présence de Jean Fulgence Mouangou, directeur de cabinet du ministre de l’agriculture et de l’élevage.

Financé par le F.i.d.a (Fonds international de développement agricole) pour soutenir le P.a.d.e.f (Programme d’appui au développement des filières agricoles), la réhabilitation du centre piscicole de Dzoumouna vise à booster l’aquaculture au Congo, afin de contribuer à l’amélioration de la production halieutique. Située sur la route nationale n°1, au Sud de Brazzaville, la station piscicole de Dzoumouna a été construite dans les années 50, pour servir de centre régional de recherche piscicole en Afrique équatoriale française, puis de structure de production d’alevins, de tilapias et de soutien à la vulgarisation piscicole dans le cadre des projets. Aujourd’hui, elle ne joue plus son rôle d’antan, perdant ainsi ses performances de production et d’encadrement, faute d’un système de gestion efficace, en particulier, et d’une stratégie claire de développement du sous-secteur, en général. 

A cet effet, Boniface Mulonda Kalende, consultant international du F.i.d.a, a été sollicité pour mener une étude permettant de définir le système de gestion de cette station. 

Restituant le rapport de son étude, l’expert du F.i.d.a a révélé que la réhabilitation de ce centre piscicole est estimée à près d’un milliard de francs Cfa, eu égard à l’abandon et la vétusté des bâtiments de ce centre. L’état actuel de cette station, a-t-il dit, dans son exposé, «se caractérise par l’insuffisance du budget de fonctionnement, du matériel génétique pour empoissonner les étangs, des ressources humaines qualifiées; le vol de poissons. A cela s’ajoute le manque de moyens pour payer les travailleurs». 

Dans son constat général sur la gestion des stations de pisciculture en Afrique, Boniface Mulonda Kalende a déclaré que la plupart des stations gérées à 100% par l’Etat ne fonctionnent pas bien, «à cause de la mauvaise gouvernance et le manque de ressources humaines bien formées». De ce fait, il s’est dit favorable à l’initiative privée qui «est à encourager dans la pisciculture, et les ressources financières doivent être affectées là où elles sont attendues, pour booster ce secteur», a-t-il poursuivi.

Le P.a.d.e.f, faut-il le rappeler, est un projet qui vise à améliorer, durablement, la sécurité alimentaire, les revenus des petits producteurs (agriculteurs et éleveurs, pêcheurs) et à créer des emplois durables pour les ruraux. L’intervention du P.a.d.e.f en matière de pêche et de pisciculture consacre un début de mise en œuvre, à titre pilote, du programme de développement de la pêche et de l’aquaculture (2014-2025), lequel est issu des stratégies et plans de développement de la pêche et de l’aquaculture en République du Congo (2011-2020), adoptés en 2011.

Ouvrant les travaux de cet atelier, le directeur de cabinet du ministre de l’agriculture et de l’élevage a demandé aux animateurs du Pa.d.e.f de tout mettre en œuvre pour que ce projet de pisciculture puisse produire des résultats efficients.  «Ce volet pisciculture est, pour nous, l’aboutissement d’une requête ancienne auprès du Fida. Le poisson est important, il est l’une de nos grandes ressources naturelles; il doit participer à la sécurité alimentaire des Congolais», a-t-il conclu.

Financé par le Fida (Fonds international de développement agricole), le Padef a pour objectif de contribuer à l’amélioration durable de la sécurité alimentaire au Congo, au soutien des petits producteurs agricoles (éleveurs, pêcheurs, agriculteurs, etc.) pour améliorer leurs revenus et créer des emplois stables, en milieux rural et urbain.

Par Jrang An@go.

mardi 29 juillet 2014

Parlement : AjustĂ© Ă  la baisse, le projet budget de l’Etat exercice 2014 a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au parlement

Photo : Justin Koumba

Le ministre d’Etat Gilbert Ondongo, ministre de l’économie, des finances, du plan, de l’intégration et du portefeuille public, a présenté à l’assemblée nationale, vendredi 25 juillet 2014, le projet de loi de finances rectificative exercice 2014, revue à la baisse. C’était au cours d’une séance plénière présidée par Justin Koumba, président de l’assemblée nationale, en présence de Bienvenu Okiemi, ministre de la communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement. 

Adopté au conseil des ministres du mercredi 16 juillet 2014, le projet de loi des finances rectificative exercice 2014 est maintenant en discussion à l’assemblée nationale. 

Justifiant l’adoption, par l’exécutif, de ce projet de loi des finances, le ministre d’Etat Gilbert Ondongo s’est, d’abord, appuyé sur la loi organique relative au régime financier de l’Etat, en son article 7 qui stipule: «Les lois de finances rectificative modifient, en cours d’exercice, les dispositions de la loi de finances de  l’année. Elles sont présentées dans la même forme que la loi de finances de l’année».

Fort de cela, Gilbert Ondongo a, ensuite, expliqué que le budget de l’Etat 2014 est à rectifier, pour six raisons essentielles. Tout d’abord, l’insuffisance des crédits affectés à l’organisation des jeux africains, dans la loi de finances 2014. «Il en faut plus que ceux inscrits au budget pour permettre aux entreprises qui construisent les installations sportives, de tenir les délais dictés par le comité d’organisation des jeux».

La deuxième raison tient à la nécessité d’augmenter les crédits alloués aux projets sociaux, notamment l’offre de l’eau potable dans les villages et la construction de douze hôpitaux généraux, à raison d’un hôpital général par chef-lieu de département.

Entre autres raisons, le Ministre des finances a rappelé le financement des infrastructures sociales ainsi que l’organisation des élections locales qui ne portent pas d’inscription conséquente dans le budget 2014 pouvant permettre de les financer. «Il est aussi à noterque les recettes encaissées par le Trésor public, pendant les six premiers mois de l’année, sont largement inférieures aux prévisions…», a-t-il fait savoir. Pour lui, les recettes venant de la commercialisation du pétrole et des opérations de dédouanement sont à réviser à la baisse, pour être au diapason de la nouvelle donne. Ainsi, justifié, le projet de loi de finances rectificative se présente comme suit :
- recettes totales: 3.932 milliards et 932 millions de francs Cfa, contre 4.152 milliards et 920 millions de francs Cfa dans la loi de finances initiale;
- dépenses totales: 3647 milliards et 896 millions de F.Cfa, contre 3150 milliards et 996 millions de F.Cfa;
- excédent prévisionnel: 285 milliards de F.Cfa, contre 1001 milliards 923 millions de F.Cfa.

Les recettes pétrolières sont de l’ordre de 2.378 milliards 132 millions de F.Cfa, contre 2.505 milliards 120 millions de F.Cfa; les recettes non pétrolières de 906 milliards de F.Cfa, contre 999 milliards de F.Cfa. Les ressources extérieures restent inchangées à 648 milliards et 800 millions de F.Cfa; les dépenses de fonctionnement inchangées à 1.153 milliards et 85 millions de F.Cfa et les dépenses d’investissement sont montées à 2.494 milliards 811 millions de F.Cfa contre 1.997 milliards 911 millions de F.Cfa.

Selon le ministre d‘Etat, ce projet de révision du budget ne reconsidère pas les priorités de l’Etat définies dans la loi de finances initiale. 

Pour rappel, il est inscrit dans la loi de finances 2014, au profit du Ministère des sports et de l’éducation physique, la ligne «Construction des infrastructures sportives» pour les jeux africains de 2015, pour un montant total de 53 milliards 800 millions de F.Cfa, dont 43 milliards de F.Cfa pour la construction du complexe sportif de Kintelé. «A ce jour, toutes ces sommes et d’autres au-delà ont déjà été absorbées. Le maître d’ouvrage délégué, la Délégation générale des grands travaux demande un complément de crédits, de 135 milliards de F.Cfa», a expliqué Gilbert Ondongo.

A côté du complexe sportif de Kintelé, il y a le complexe universitaire pour lequel le maître d’ouvrage délégué a sollicité un complément de crédits de 50 milliards de F.Cfa. Pour faciliter l’accès au site de Kintelé, le maître d’ouvrage délégué a demandé 341 milliards de F.Cfa, pour les voies d’accès au complexe sportif de Kintelé, dont 185 milliards de F.Cfa à régler au second semestre de 2014.Ces crédits serviront à la construction de l’échangeur de Talangaï, du viaduc et de la 3ème sortie Nord de Brazzaville, ainsi qu’au réaménagement de la 2ème sortie et d’un tronçon de la route nationale n°2.

Le nouvel hôpital central des armées nécessite, en 2014, un acompte pour le démarrage des travaux de l’ordre de 50 milliards de F.Cfa. Par contre, l’opération «Eau potable pour tous» verrait les crédits qui lui sont affectés être renforcés de 50 milliards de F.Cfa. Tout bien considéré, la nouvelle demande de crédits pour l’investissement s’élève à 620 milliards de F.Cfa.

Par Jrang An@go.

Commune de Pointe-Noire : AmĂ©liorer la qualitĂ© de l’accueil dans les structures de santĂ©

Photo de famille des participants.

Du 24 au 25 juin 2014, le C.c.e.e (Cabinet de communication efficace et événementielle), que dirige Davy Herman Malanda, a organisé une journée professionnelle d’échange et de renforcement des capacités destinée aux secrétaires médicaux, agents d’accueil et majors des structures de santé publiques et privées de la commune de Pointe-Noire, sur le thème principal: «Les techniques de base et principes professionnels, les stratégies de communication avec le public et l’accueil en milieu hospitalier».

Ouverte par Jean-Pierre Michel Dzondault, directeur départemental de la santé à Pointe-Noire, dans la salle de conférences de la C.s.s (Circonscription socio sanitaire) n°3, situé dans l’enceinte de l’hôpital de base de Tié-Tié, communément appelé Congo-Malembé, cette journée a connu la participation de 73 personnes, dont des médecins-chefs des C.s.s.

La plupart des litiges, voire des conflits qui surviennent entre l’hôpital et les malades résultent de la mauvaise qualité de l’accueil, de la communication et de l’orientation. C’est à ce titre que le C.c.e.e a organisé cette journée professionnelle de réflexions, d’échanges et de renforcement de capacités à l’endroit des agents de santé de première ligne, dans l’optique de garantir la qualité des soins de santé et d’installer un véritable partenariat «gagnant-gagnant», entre le malade et la structure de santé. 

Dans son mot d’ouverture, Jean-Pierre Michel Dzondault  a défini le concept «accueil» comme «une action dynamique qui veut dire une manière de pouvoir recevoir quelqu’un ou quelque chose. Pour nous, agents de santé, il s’agit de nos secrétaires; de nous-mêmes, agents médicaux, quel que soit le niveau, il faudrait que le malade sente que nous l’attendions et que nous allons vers lui pour vite connaître ses problèmes, vite être en contact avec lui. Malheureusement, ce n’est pas ce qui est constaté sur le terrain. Alors que c’est de notre devoir de renseigner, d’informer et d’éduquer les malades. Cependant, ce sont des choses que certains ne connaissent pas».

De son côté, Davy Herman Malanda, présentateur des thèmes de ladite formation, s’est appuyé sur l’accueil qui reste le premier maillon de la chaîne de soins: «Il donne le ton et la première impression. Il peut faciliter ou compliquer la suite de la relation entre le patient, le personnel soignant et l’hôpital. Un accueil réussi sécurise et reconnaît la personne qui consulte l’hôpital comme un partenaire pour lui permettre, enfin, de s’adapter à sa situation propre et à son nouvel environnement.

L’accueil est un acte professionnel qui nécessite apprentissage, réflexion, analyse, avec pour finalité la qualité de la prise en charge globale du patient et de son entourage. Et pourtant, accueillir un patient à l’hôpital est une étape importante qui conditionne le bon déroulement de la prise en charge. Les soignants doivent prendre le temps de réaliser l’accueil comme un soin à part entière, afin de faire de la personne soignée un véritable partenaire qui doit être traité avec dignité et respect».

Deux jours durant, les participants ont planché sur plusieurs sous-thèmes, parmi lesquels: L’importance de l’accueil; L’agent d’accueil et d’orientation; Donner l’information juste; Maîtriser les situations délicates et gérer l’agressivité; gérer les différentes situations d’accueil avec le malade, la famille, les visiteurs, les partenaires, les sans identités; L’organisation spécifique de l’accueil en milieu hospitalier; Aspects psychologiques liés à l’hospitalisation; La réceptivité téléphonique à l’accueil.

Par Jrang An@go.

vendredi 25 juillet 2014

MinistĂšre de l’Ă©conomie forestiĂšre et du dĂ©veloppement durable : Le Centre de valorisation des produits forestiers non ligneux a dĂ©marrĂ© ses activitĂ©s

Photo : Donatien Nzala.

Le C.v.p.n.l (Centre de valorisation des produits forestiers non ligneux), une structure sous tutelle du Ministère de l’économie forestière et du développement durable, a tenu la session inaugurale de son comité de pilotage, le vendredi 18 juillet 2014, dans la salle de conférence dudit ministère, à Brazzaville, sous le patronage de son président, Donatien Nzala, inspecteur général des services de l’économie forestière, en présence de Georges Mapola, directeur du C.v.p.n.l.

Cette session a marqué le démarrage des activités du centre, pour assurer la promotion des produits forestiers non ligneux, et garantir ainsi la pérennité des forêts congolaises.La session inaugurale du comité de pilotage du C.v.p.n.l a réuni près d’une vingtaine d’administrateurs, venus des différentes administrations publiques. Parmi les dossiers examinés, il y a eu l’adoption du programme de travail annuel et du budget 2014, ainsi que la note d’information sur les activités des six premiers mois 2014.

Pendant leurs travaux, les membres dudit comité se sont aperçus que les missions qui incombent au centre sont d’une grande importance pour assurer la gestion durable des forêts au Congo. Ils ont apporté des réponses claires aux questions pratiques au profit du centre, lui permettant de bien exécuter ses missions. Ils ont adopté le programme de travail, dont les activités se résument, entre autres, à la production des plants des espèces à huile essentielle, la production du miel avec des ruches améliorées et la multiplication, la domestication et la durabilité du gnutum, connu au Congo sous le nom de Koko ou Mfumbua. Le budget a été arrêté à la somme de 844 millions de francs Cfa pour l’exercice 2014. Il faut noter que les produits forestiers non ligneux, dont l’utilisation est quotidienne depuis des lustres par les populations du Congo et même de la sous-région, sont, désormais, dotés d’une plateforme de gestion et de valorisation.

Le centre de valorisation des produits forestiers non ligneux (produits autres que le bois) est une institution publique, dont le mandat est national. Il a pour missions de: réaliser des programmes relatifs à la bonne gestion des produits forestiers non ligneux; promouvoir et développer les pratiques culturales basées sur la valorisation des produits forestiers non ligneux; renforcer les capacités des opérateurs, notamment les populations rurales et les peuples autochtones impliqués dans les activités de production et de promotion des produits forestiers non ligneux; et, enfin, créer et gérer la banque de données sur les produits forestiers non ligneux.

Le centre s’emploie à insuffler une nouvelle dynamique aux produits forestiers non ligneux, notamment en les inscrivant dans les schémas de développement des P.m.e à forte valeur ajoutée. Le siège du C.v.p.f.n.l est à Pointe-Noire.

Par Jrang An@go.

jeudi 10 juillet 2014

S.n.e (SociĂ©tĂ© nationale d’Ă©lectricitĂ©) : Le conseil d’administration a adoptĂ© le budget 2014

Photo : Les administrateurs pendant les travaux.

Le budget 2014 de la S.n.e (Société nationale d’électricité) a été arrêté à la somme de 71.888.828.900 de francs Cfa, par le conseil d’administration qui a tenu sa session budgétaire ordinaire le jeudi 3 juillet 2014, à Brazzaville, sous le patronage d’Eugène Ondzambé-Ngoyi, président dudit conseil d’administration et conseiller du ministre de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration, en présence de Louis Kanoha-Elenga, directeur général, président du directoire et secrétaire général du conseil d’administration de la S.n.e. De même, le programme d’activités 2014 a été également adopté. 

Selon Louis Kanoha-Elenga, le budget adopté par le conseil d’administration pour la S.n.e est modeste au regard des besoins de la société. Mais, il permettra d’atteindre les objectifs fixés, notamment l’approvisionnement en électricité dans l’ensemble du territoire national.

Les assises de la session budgétaire ordinaire ont réuni près d’une trentaine d’administrateurs venus des administrations publiques et du secteur privé, ainsi que des partenaires sociaux et le représentant d’E.d.f (Electricité de France). Les participants ont aussi fait le point sur les réalisations des cinq premiers mois de l’année 2014. Pour le point portant sur les divers, les administrateurs ont examiné la présentation de la note sur le déploiement graduel de la nouvelle structure organisationnelle de l’entreprise, la charte d’éthique et le règlement intérieur du conseil d’administration. 

Concernant les objectifs, les membres du conseil les ont exprimés en termes de solutions réelles à apporter aux problèmes qui se posent d’une part en interne à la S.n.e et d’autre part à sa clientèle. C’est ainsi qu’au terme des travaux, le conseil a recommandé, entre autres, de produire un rapport sur l’ensemble des projets en cours d’exécution, de faire le point des gratuités de l’électricité aux agents de la S.n.e, en rappelant que chaque agent n’a droit qu’à un seul point de gratuité qui ne saurait être à caractère commercial; d’adopter, au plus tard le 23 décembre 2014, le programme d’activités et le budget exercice 2015; de faire l’inventaire de l’ensemble des avantages accordés aux anciens travailleurs de la S.n.e et leurs ayant-droits et de mettre en place un groupe de travail en vue de l’élaboration d’une charte d’éthique.

Par Jrang An@go.

dimanche 15 juin 2014

Congo-Colombie : Des projets de coopération agroalimentaire sont envisagés

Photo : Les personnalités pendant l'entretien.

Profitant du passage de la délégation colombienne qu’elle a conduite à Brazzaville, Mme Sandra Salamanca Rosas, directrice du département Afrique au Ministère des affaires étrangères de la Colombie, a conféré, mardi 10 juin 2014, avec M. Maurice Malanda, ambassadeur, chef du département Afrique au Ministère des affaires étrangères et de la coopération.

L’entretien entre les deux personnalités s’est déroulé au Ministère des affaires étrangères, en présence de Mme Clara Inès Chavès Romero, ressortissante colombienne résident au Congo, coordonnatrice de la visite de la délégation colombienne. 

«Nous avons échangé sur la possibilité de trouver des projets communs les plus importants dans le secteur de l’agriculture entre la Colombie et le Congo. Dans les grands sujets de cette coopération, il y a, également, des sujets au niveau social et les connaissances mutuelles entre les deux pays», a souligné Mme Sandra Salamanca Rosas, à l’issue de l’entretien avec son homologue congolais. La Colombie et le Congo vont, donc, s’engager sur la voie d’une coopération économique, offrant des opportunités d’échanges d’expertises entre les deux pays et d’amélioration de la qualité des produits agropastoraux congolais.

En tout cas, la Colombie entend bien s’implanter très prochainement sur le marché congolais de l’agriculture.

Par Jrang An@go.

vendredi 30 mai 2014

I.f.c (Institut français du Congo) de Brazzaville : Vingt-deux artistes exposent leur vision du nombre d’or

Photo : Mme Lamarque, Jean-Pierre Vidon et Rémy Mongo-Etsion, devant l’oeuvre de l’artiste primée par le jury.

Du 19 mai au 20 juin 2014, le hall de l’I.f.c (Institut français du Congo) de Brazzaville sert de cadre à une exposition consacrée au nombre d’or. C’est l’ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon, qui a inauguré cette exhibition à laquelle prennent part vingt-deux artistes qui présentent, chacun, une oeuvre. C’était en présence d’une centaine d’invités. A cette occasion, le diplomate français a félicité les artistes exposants.

Mme Claire Lamarque, à l’origine de cette exposition, a été mise à l’honneur, pour son appui aux jeunes créateurs congolais, durant son séjour.Jean-Pierre Vidon a, par ailleurs, annoncé l’œuvre choisie par le jury, intitulée: «Elle dans sa cage dorée», de l’artiste plasticien congolais Rémy Mongo-Etsion. Enfin, il a invité tous les spectateurs à l’I.f.c, samedi 24 mai, à 10 heures, à la conférence à deux voix relative à cette thématique du nombre d’or qu’ont donnée MM. Nocolo Tassoni Estense, ambassadeur d’Italie au Congo, et Jannick Trunkenwald, enseignant de mathématiques au lycée français Saint-Exupéry, organisateur du concours de mathématiques «Mathabrazza», dont les résultats ont été dévoilés, le mardi 6 mai 2014, dans la salle Savorgnan De Brazza de l’I.f.c de Brazzaville.

Signalons que les vingt-deux œuvres à l’honneur à l’Institut français du Congo mêlent peintures abstraites ou figuratives, sculptures, maquettes, pendules, et photographies.

Par Jrang An@go.

mardi 13 mai 2014

MinistÚre du développement industriel et de la promotion du secteur privé : Isidore Mvouba a visité le complexe industriel Ragec, au Nord de Brazzaville

Photo : Le ministe d’Etat Mvouba et Samy-EI-Sahely.

Le ministre d’Etat Isidore Mvouba, ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé, a visité, vendredi 2 mai 2014, l’usine de la société agro-alimentaire Ragec (Rafraichissants, glaces et eau du Congo), située à Djiri-Manianga, à 15 Kms au Nord de Brazzaville, sur l’avenue Obia Gaston, dans le 9ème arrondissement Djiri.

Accompagné d’une forte délégation, le ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé a été accueilli par Samy-EI-Sahely, directeur général et actionnaire de cette société qui a réalisé un chiffre d’affaires de 14 milliards de francs Cfa, en 2013, alors qu’en 2004, deux ans après son lancement, elle n’avait fait que 167 millions de francs Cfa de chiffres d’affaires. Ce qui témoigne de la persévérance de ses actionnaires.

Société anonyme au capital de dix millions de francs Cfa, Ragec emploie plus de 784 personnes de façon directe et met, aujourd’hui, sur le marché congolais, une gamme variée de rafraichissants (jus plats et gazeux), glaces sucrées et sèches, eau minérale (Cristal) et aromatisées (Bubble Up Soda). Elle produit aussi, depuis 2011, le Co2 dans la région et les marques American Cola, Planet Orange, etc. En 2013, elle a signé un contrat qui lui permet d’embouteiller les marques internationales Reactor, Tangawis, Tempico et Orangina. Depuis 2005, Vita jus sort également de sa chaîne. Aujourd’hui, Ragec envisage la production des yaourts et laits liquides; les chips et popcorns, les biscuiteries, etc. 

La visite du ministre d’Etat Mvouba s’inscrit dans l’optique de la politique du président Denis Sassou Nguesso qui entend accompagner et soutenir toute initiative privée susceptible de contribuer au développement du Congo. Au terme de sa visite de travail, il a donné ses impressions: «Ragec s’est beaucoup diversifié, au grand bonheur de notre industrie. Démarré avec 45 bonhommes, Ragec emploie, aujourd’hui, 784 personnes, ici, qui travaillent et qui sont, pour la plupart, des Congolais.

Avec un chiffre d’affaires qui a grimpé, qui est, aujourd’hui, de 14 milliards de francs Cfa, alors qu’il n’a démarré qu’avec 167 millions de francs Cfa. C’est donc une entreprise qui marche, qui s’est beaucoup diversifiée, qui est aujourd’hui dans l’agro-industrie, alors qu’elle a commencé avec de l’eau minérale, aujourd’hui, elle produit différentes boissons gazeuses que vous connaissez. Donc, c’est une entreprise exemplaire et nous, en tant qu’Etat, nous sommes tenus de l’aider».

Par Jrang An@go.

lundi 21 avril 2014

Afric oil & Gas corporation : Le ministre AndrĂ©-RaphaĂ«l Loemba a inaugurĂ© la station-service Afric’ Trois Francs de Bacongo

Photo : André-Raphaël Loemba coupant le ruban symbolique.

Située au croisement des avenues Simon Kibangou et Trois Francs (ex-Guinemer), à Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville, la station-service Afric’ Trois Francs, appartenant au groupe AOGC (Afric Oil & Gas Corporation) a été inaugurée le samedi 5 avril 2014, au cours d’une cérémonie placée sous le patronage de M. André-Raphaël Loemba, Ministre des hydrocarbures, en présence de M. Raymond Kouba, Administrateur-maire de Bacongo, Mme Isabelle Fila Lémina, Députée de la circonscription, M. Marie-Auguste Denis Gokana...,Conseiller spécial du Président de la République, chargé des hydrocarbures et des mines, Président du conseil d’administration de la SNPC (Société Nationale des Pétrole du Congo), M. Emile Hadid, Directeur général de la société G.T.A (Générale des Travaux et Aménagements), M. Louis Sakala, Directeur général adjoint de G.T.A, M. André Kamba, Directeur de cabinet du Ministère du commerce et des approvisionnements, M. André Ernest Nganguia, Directeur général de la société Afric’, filiale d’AOGC, quelques Conseillers du Chef de l’Etat, etc.

La mise en service de la station-service Afric’ Trois Francs a soulagé les habitants du quartier 24 et du quartier Mpissa qui n’ont plus à parcourir de longues distances, pour se procurer les produits pétroliers raffinés, comme le pétrole lampant, le gaz de cuisine, etc. M. Jean Koukola, chef du quartier 24 a procédé à la bénédiction traditionnelle de la nouvelle station-service, rendant grâce aux mannes, d’avoir ainsi pensé à leur quartier.

Trois allocutions ont été prononcées à la cérémonie d’inauguration. L’Administrateur-maire Raymond Kouba a souhaité la bienvenue à toutes les délégations, exprimant sa satisfaction pour la nouvelle station-service à laquelle il a souhaité plein succès dans son fonctionnement. M. Louis  Sakala, Directeur général adjoint de G.T.A., la société qui a exécuté les travaux de construction de cette nouvelle station-service a ensuite fait la présentation de celle-ci. La station comprend, entre autres, un local pour les bouteilles de gaz butane, des aires de circulation et leur assainissement, trois pompes ou distributeurs et une  vigie possédant un bureau, deux magasins, une boutique, un local pour le groupe électrogène et des vestiaires. Cette vigie est prolongée par un hangar à double toitures. 

Libérant son message, M. André Ernest Nganguia, Directeur général de l’entreprise Afric’, a tout d’abord exprimé sa satisfaction, pour la présence du Ministre des hydrocarbures. C’est «une marque d’engagement de la mise en œuvre du Chemin d’avenir, le projet du Chef de l’Etat, Son Excellence Denis Sassou Nguesso, Président de la République, dont l’un des objectifs est la promotion et le développement du secteur privé  national, comme moteur de l’économie et  levier de la lutte contre la pauvreté». Il a ensuite présenté le groupe AOGC dont Afric’, la société qu’il dirige, est l’une des filiales. «Créée en janvier 2003, dans un contexte de libéralisation du secteur pétrolier en République du Congo,  AOGC (Africa oil & gas corporation) est, à ce jour, l’unique société à capitaux privés congolais à opérer dans un secteur complexe et  largement dominé par les multinationales.

Pour affirmer son intégration verticale sur l’ensemble des métiers du secteur pétrolier et annexe, allant de l’amont (exploration, production), à l’aval (commercialisation, distribution), le groupe AOGC a élargi l’éventail de ses activités, en créant, en septembre 2011, AOGC-Distribution, de nom commercial Afric’, pour pénétrer dans le secteur hautement compétitif de la commercialisation et de la distribution des produits pétroliers et dérivés. Afric’ est, donc, le premier marketeur à capitaux privés congolais au Congo. Avec l’ambition d’atteindre 20% des parts de marchés des produits blancs au Congo, et devenir l’un des trois principaux marketeurs au Congo, Afric’ s’est entre autres doté  d’un plan stratégique de cinq ans (2013-2017) pour accroître l’offre sur le segment de clientèle Réseau et susciter la demande sur le segment clients industriels», a-t-il dit.

«Sur le segment de commercialisation et de distribution-réseau, qui nous réunit ce jour, Afric’ a  entrepris de: 
- réhabiliter et équiper les stations existantes, dont  le fonctionnement erratique ne permet pas d’assurer la continuité des services ni l’exactitude des livraisons, 
- renforcer le réseau des stations-services par la construction de nouvelles stations-services, dont cinq cette année. 

La construction de la station-service Trois Francs de Bacongo, d’une capacité de 80.000 litres, représente pour le groupe AOGC, un double symbole: 
- symbole de l’accomplissement de la vision du fondateur du groupe AOGC, celle de voir l’émergence d’un groupe privé congolais; 
- symbole de la persévérance et de la détermination, car la station que nous inaugurons ce jour 5 avril 2014 est la première jamais construite par un privé congolais, et ce depuis le Moyen-Congo».

Après la consécration des lieux à travers le rite traditionnel, pour le respect des coutumes locales, le Ministre André Raphaël Loemba a procédé à la coupure du ruban symbolique, avant une visite guidée, qui s’est terminée par une des dédicaces dans le livre d’or. 

Livrant ses sentiments à la presse, le Ministre Loemba a confié: «J’ai un gros sentiment de satisfaction. Lorsque vous suivez l’évolution de la mise en œuvre de la politique de distribution des produits pétroliers, vous aurez bien compris que depuis l’époque coloniale jusqu’à ce jour, les choses ont beaucoup évolué. A l’époque coloniale, il y avait, dans notre pays, des stations privées installées et il n’y avait aucune station à capitaux congolais. Le  Congo, dans sa vision de construire son pays, avait nationalisé tout le secteur, en mettant en place sa société, Hydro-Congo, qui a fait son temps. Le constat est qu’il a fallu revoir cette politique, d’où la privatisation. Depuis que ce secteur a été privatisé, lorsque vous faites le tour des villes et des campagnes, vous constatez que les stations portent des sigles étrangers et le sigle de la société nationale.

Aujourd’hui, nous sommes très satisfaits de constater que le privé national s’investit dans cette activité. Cette station est le fruit du travail des privés nationaux, comment ne pas féliciter ce privé national qui s’investit dans l’œuvre de modernisation de notre pays, dans l’œuvre de distribution des produits pétroliers dans notre pays? Vous savez que les produits pétroliers font partie des fondamentaux, pour la construction d’un pays et pour l’industrialisation d’un pays. Avec les produits pétroliers, on fait tourner les machines, les véhicules et on produit l’électricité. Avec ce que nous avons vu aujourd’hui, cela contribue à la modernisation de notre pays».

Par Jrang An@go.

dimanche 23 mars 2014

P.a.d.e (Projet d’appui Ă  la diversification de l’Ă©conomie) : Mettre en exergue les potentialitĂ©s du secteur minier en termes d’emplois

Photo de circonstance

Le F.a.c.p (Fonds d’appui à coûts partagés), placé sous la tutelle du P.a.d.e (Projet d’appui à la diversification de l’économie), a organisé, le vendredi 14 mars 2014, à la chambre de commerce de Brazzaville, un atelier d’échange sur le potentiel d’emplois et de formations dans le secteur minier, sous le patronage d’Alphonse Fourga, secrétaire général de la chambre consulaire de Brazzaville, représentant le président de cette structure, en présence de Gabriel Kinouani, secrétaire général de l’U.n.o.c (Union nationale des opérateurs économiques congolais), modérateur de l’atelier, Joseph Mbossa, coordonnateur du P.a.d.e, qui a clos les travaux, et le Dr Jeannin Ndamba, responsable du programme formation du fonds d’appui à couts partagés. 

L’atelier a permis de présenter le programme de subventions mis en place par le P.a.d.e, à travers le F.a.c.p, les modalités et les critères d’éligibilité à ce programme, en ce qui concerne le financement des formations dans le secteur minier. Dans le cadre de la diversification de l’économie congolaise, le P.a.d.e encourage les programmes de formation dans le secteur minier, identifié, aujourd’hui, comme gisement d’emplois, au regard des permis de recherche et d’exploitation déjà attribué par le gouvernement.

Au cours de l’atelier, les échanges ont été sur une série de sous-thèmes: «La présentation du P.a.d.e, des objectifs et les résultats de l’atelier», par Joseph Mbossa, coordonnateur du P.a.d.e; «le programme de subventions à la formation et des modalités d’intervention au F.a.c.p», par le Dr Jeannin Ndamba, responsable du programme du fonds d’appui à coûts partagés; «la cartographie actuelle du potentiel de recherche et des exploitations minières au Congo», par Remy Séraphin Moumpossa, directeur général de la géologie au Ministère des mines et de la géologie; «le potentiel d’emplois et les besoins en formation dans le secteur minier», par Aimé Emmanuel Yoka, directeur général de  Congo Iron et président de la Fédération des mines à l’Unicongo; et, enfin, «la  présentation du référentiel des métiers miniers», par François Sita, consultant et spécialiste en ingénierie de la formation. 

Les débats ont fait ressortir qu’à ce jour, le secteur minier offre près de 5000 emplois directs et 50.000 emplois indirects .Mais, le développement de ce secteur est  confronté à un manque de ressources humaines qualifiées. Cela peut constituer un facteur limitant l’optimisation des investissements que réalisent les entreprises minières déjà opérationnelles au Congo. C’est ainsi que le P.a.d.e, à travers son unité opérationnelle, le F.a.c.p, a rassemblé une cinquantaine d’experts venus de la Direction générale des mines, de la Fédération des mines de l’Unicongo et des  structures de formation techniques et professionnelles publiques et privées, pour définir un cadre de collaboration entre les entreprises du secteur, les structures de formation et le F.a.c.p.  Une plateforme a été mise en place pour identifier les besoins en personnel technique qualifié, capable d’œuvrer pour l’exploitation des mines. Avec cette plateforme, les structures de formation peuvent proposer des offres de formation capables de doter, à court et moyen terme, les entreprises minières d’un personnel technique qualifié. 

Pour Joseph Mbossa, «l’objectif visé par cet atelier a été atteint, pour avoir réussi à  regrouper les acteurs du secteur minier, qui est en plein essor au Congo, au regard des chiffres donnés en matière d’emplois et en matière du volume de production des mines solides». «Je pense que ce secteur promet un avenir radieux pour le pays», a-t-il dit. 

Le professeur Jean  Maurille Ouamba, doyen de la Faculté des sciences et techniques de l’Université Marien Ngouabi, a reconnu que «la stratégie adoptée est salutaire. L’approche utilisée pour ouvrir un dialogue et d’inviter les différentes parties prenantes, est une très bonne démarche. Il est important d’échanger avec les partenaires du monde du travail et l’ensemble des acteurs de la formation dans notre pays, pour améliorer l’adéquation formation/emploi». 

Signalons que le P.a.d.e (Projet d’appui à la diversification de l’économie) apporte une assistance technique d’un montant de dix milliards de francs Cfa, cofinancé, respectivement, par la Banque mondiale et la République du Congo, à hauteur de 50%, chacun. Son objectif est de favoriser la diversification de l’économie congolaise en mettant un accent particulier sur la promotion des investissements et le développement du secteur privé congolais hors-pétrole.

Par Jrang An@go.

mardi 25 février 2014

Classement 2014 de Doing business : Les efforts du Congo ne lui permettent pas encore d’amĂ©liorer sa position

Photo : La couverture du rapport 2014 de Doing business.

Doing business, un projet de la Banque mondiale lancé en 2003, a publié le classement 2014 de l’I.f.f.a (Indice de facilité de faire des affaires). L’indice, qui s’appuie sur l’étude des réglementations nationales des affaires, leur application et les conditions d’obtention des crédits bancaires, permet ainsi d’apprécier le climat des affaires dans chaque pays étudié. Depuis 2009, le Congo ne fait que reculer dans le classement de Doing business. Si, en 2013, il était au 183ème rang, il a reculé en 2014, en se classant à la 185ème place sur 189.

Un recul qui montre que les efforts fournis par le gouvernement, pour améliorer le climat des affaires dans le pays, ne sont pas encore perceptibles sur le terrain.

Les années passent et les réformes pour améliorer le climat des affaires, afin de créer les conditions de la diversification de l’économie nationale aujourd’hui basée sur l’exportation des matières premières (notamment le pétrole), tardent à se traduire de manière précise sur le terrain. Du point de vue de la réglementation, le Congo a adopté de nombreuses réformes, depuis le début des années 90. Ainsi, les délais de création d’entreprises ont été raccourcis avec l’institution du guichet unique (Centre de formalité des entreprises), le raccordement à l’électricité amélioré, dans les zones desservies par le réseau de la S.n.e (Société nationale d’électricité), le code des investissements (loi n°008-92 du 10 avril 1992) accorde de grands avantages aux investisseurs, la réorganisation du secteur bancaire se traduit, aujourd’hui, par la présence d’une dizaine de banques qui offrent des conditions de plus en plus accessibles au crédit, le gouvernement a supprimé toute une série de taxes fantaisistes, le Ministère de la réforme foncière mène une politique perspicace d’accession à la propriété foncière, etc.

Elaboré en 2009, un plan d’action pour l’amélioration de l’environnement des affaires a été adopté, en 2011, «en vue de promouvoir le secteur privé hors-pétrole et réduire la dépendance du pays vis-à-vis des ressources pétrolières». Avec le concours de la Banque mondiale, et l’appui de l’Union européenne, un Projet d’appui institutionnel pour l’amélioration du climat des affaires et la diversification économique (Pacadec), a été mis en place, pour une période de cinq ans (2011-2015). Il a pour «objectif principal de contribuer à faciliter la création d’entreprises et la promotion du secteur privé hors-pétrole, à travers l’amélioration de l’environnement des affaires».

«Les bénéficiaires directs du Pacadec sont le C.f.e (Centre de formalités des entreprises) et ses antennes régionales, les sept administrations partenaires (Greffe, Direction générale des impôts, Direction générale du commerce, Chambre de commerce, etc.), le Ministère des petites et moyennes entreprises, le Ministère du développement industriel et de la promotion du secteur privé, le Haut-conseil du dialogue public-privé, le Ministère des affaires foncières, les Associations professionnelles du secteur privé, les porteurs de projets de création et de reprise d’entreprises, les T.p.e (Très petites entreprises), les P.m.e (Petites et moyennes entreprises), les salariés des administrations publiques et l’ensemble des populations congolaises».

Depuis 2012, a été mis en place un Haut-conseil du dialogue public-privé, qui regroupe des représentants des ministères et des syndicats patronaux, et qui est placé sous la tutelle du Ministère du développement industriel et de la promotion du secteur privé.

En plus de tout cet arsenal, le Congo-Brazzaville est membre de l’Ohada (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires), depuis sa fondation en octobre 1993. Une organisation qui regroupe dix-sept pays africains et dont l’objectif «est la facilitation des échanges et des investissements, la garantie de la sécurité juridique et judiciaire des activités des entreprises».

Malgré tous ces instruments réglementaires, juridiques, institutionnels et administratifs, le Congo ne semble pas conduire, à bon port, les réformes nécessaires à l’amélioration du climat des affaires. Depuis cinq ans, il traîne toujours dans le peloton de queue du classement de Doing business. Que faut-il alors faire pour améliorer son rang? C’est la question qu’il faut se poser, aujourd’hui.

Par Jrang An@go.

vendredi 21 février 2014

Cabinet EY (Ernst & Young) : Les opérateurs économiques édifiés sur les nouvelles mesures fiscales de la loi de finances 2014

Photo : De g. à d.: Pierre-Alix Tchiongho, Ludovic Ngatsé, Crespin Simedo Pereira et David Loemba.

Le cabinet juridique, fiscal et comptable Ernst & Young, devenu E.Y (Prononcer: iwaye) depuis le 1er juillet 2013, a organisé, jeudi 13 février 2014, à l’hôtel Azur Le Gilbert’s, à Pointe-Noire, un petit-déjeuner débat sur la présentation générale de la loi de finances 2014, pour mieux l’expliquer aux opérateurs économiques, après sa promulgation et publication.

Le débat, qui a porté sur le thème «La loi de finances pour 2014: ce qui change pour les entreprises!», était animé par quatre experts, sous la conduite de Crespin Simedo Pereira, associé directeur juridique et fiscal, en présence de Ludovic Ngatsé, associé directeur comptable et audit, avec Pierre-Alix Tchiongho, manager fiscal, Clément Debière, manager fiscal et David Loemba, superviseur fiscal, tous du cabinet E.Y Congo. La rencontre a permis aux responsables et aux délégués des entreprises de bien saisir les nouvelles mesures fiscales de la loi de finances 2014.

Constituée de spécialistes en droit et en fiscalité, l’équipe, qui a animé le débat, a fait la présentation de la loi de finances, dans une démarche pédagogique pour bien se faire comprendre. Les mesures fiscales contenues dans la loi de finances 2014 et les principaux changements intervenus dans cette loi ont été analysées, en faisant ressortir les principales incidences financières pour les contribuables. 
Les exposants ont reconnu qu’il y a beaucoup de changements sur la loi de finances 2014. Par exemple, la réforme liée à la patente sera calculée sur la base du chiffre d’affaires. Pour Crespin Simédo Pereira, «cette réforme était nécessaire. Il a fallu, absolument, réformer le système de la patente, parce que les textes datent de très longtemps. Il y a eu un réaménagement, une simplification, puisque maintenant pour déterminer la patente à payer, on prend le chiffre d’affaires pour appliquer le taux que les autorités fiscales ont fixé. En définitive, il faut voir, quel est l’impact financier? Est-ce que les entreprises auront à payer plus ou moins? Pour cela, il faudrait que les autorités fiscales puissent prendre des taux, qui ne soient pas trop contraignants financièrement en parlant des entreprises».

Ouvrant le débat, Ludovic Ngatsé a présenté le contexte dans lequel la loi de finances 214 a été élaborée: «La loi de finances 2014 a été conçue pour permettre au Congo de continuer à diversifier son économie et surtout à favoriser le développement des entreprises. C’est l’objectif principal. Ainsi, les autorités fiscales ont voulu élargir l’assiette fiscale et diminuer la pression globale pour les gens qui payent déjà les impôts aujourd’hui. C’est l’objectif affiché par cette loi. Mais, malheureusement, on se rendra compte que les entreprises payeront plus, même s’il y a eu quelques suppressions d’impôts. Ces modifications conduisent que l’on payera plus. Pour les particuliers, ils payeront moins. Il y aura un léger mieux dans le pouvoir d’achat des salariés des entreprises et des fonctionnaires. Le revenu minimum a été augmenté, qui a aboutira automatiquement à l’amélioration du salaire net, de ceux qui gagnent moins. Pour ceux qui gagnent un peu plus, malheureusement, ils resteront dans la même situation».

La première analyse montre que, pour les entreprises, qui génèrent beaucoup plus le chiffre d’affaires, la patente à payer sera plus élevée. L’autre changement est la baisse du barème de l’impôt sur les revenus des personnes physiques. Les salariés des secteurs public et privé, surtout ceux qui ont des revenus moyens, verront leurs salaires nets augmenter normalement à partir du mois de février 2014. 

Une autre réforme concerne le secteur des assurances. Les dispositions en vigueur étaient devenues obsolètes. Pour Crespin Simedo «qui dit réforme, dit nouveauté et qui dit nouveauté, il faut expérimenter. Maintenant, nous devons, à la fois, accompagner les administrations, les autorités congolaises et les opérateurs économiques, pour identifier les problèmes éventuels, qui pourraient se poser à travers ses réformes et toujours proposer des mesures en vue d’améliorer le système fiscal congolais. Pour nous, ces aménagements sont à encourager. Mais, le Congo, à l’instar des autres pays, notamment de la sous-région, qui ont eu de législation fiscale d’inspiration française, devrait envisager très rapidement la réforme du code général des impôts, en codifiant tous les autres textes, qui ont des incidences fiscales pour être inséré dans un seul code unique avec l’ensemble des mesures fiscales applicables au Congo». 

Les responsables et les représentants des entreprises étaient satisfaits d’avoir participé à ce débat. C’est important, pour eux, d’avoir les informations essentielles sur les mesures fiscales, parce que ces informations ont impacté sur la gestion quotidienne des opérations. Certains d’entre eux ont livré leur impressions à la presse: 
- Armand Iyouba, directeur financier du C.f.c.o (Chemin de fer Congo-Océan): «C’était une rencontre très profitable pour les cadres que nous sommes. Nous avons compris, un peu d’une manière extensive, cette loi, parce qu’on avait des interrogations qu’on a posées, et on a compris. Je crois que de telles conférences puissent continuer pour l’avenir». 
- Brice-Briant du groupe Razel: «La qualité a été enrichissante avec pleine d’informations. Pour la patente telle que présentée, c’est une réforme très nécessaire, on espère qu’elle ne pénalisera pas». 
- Gilles Denguet-Atiki, directeur financier des assurances et réassurances du Congo: «Le débat a été franc, simple et à comprendre, parce que quand on parle de fiscalité, c’est toujours un peu les méandres. Il était important pour nous de bien comprendre les impacts surtout sur le plan financier. La loi de finances 2014 offre des avantages à certains et à d’autres non». 

Pour cette année, contrairement à l’année dernière, la loi de finances a été publiée dans un délai raisonnable. La dernière fois, elle a été publiée au mois de mars, même si le Journal Officiel portait une date de janvier ou de décembre. Il faut noter que le cabinet EY dispose une meilleure vulgarisation et de diffusion des lois fiscales. Il s’agit des ouvrages, qui sont édités chaque année, à savoir le précis fiscal pour expliquer le code général des impôts et des revues mensuelles. 

Le cabinet EY est leader en assurance (audit) fiscalité et droit, transactions financières et services de conseil en management. Au Congo, il a deux bureaux, dont un à Brazzaville et un autre à Pointe-Noire. Il dispose de près d’une centaine de collaborateurs aux compétences pluridisciplinaires et multisectorielles.

Par Jrang An@go.

vendredi 7 février 2014

Total E&P Congo : 2014, une année de transition vers Moho Nord, en synergie avec le tissu industriel local

Photo : Babak Bagherzadeh.

La traditionnelle cérémonie de vœux à Total E&P Congo a eu lieu, le 24 janvier  2014, au Derrick, à Pointe-Noire, autour d’un cocktail dinatoire, sous le patronage du directeur général,  Babak Bagherzadeh, en présence de nombreux invités, des chefs d’entreprises, des autorités administratives et politiques locales et des représentants des organisations de la société civile. L’occasion était mise à profit pour faire le bilan des actions réalisées l’année dernière par la filiale pétrolière française et projeter l’avenir en cette année de transition, avec comme point d’orgue, le champ Moho-Nord, en mer très profonde, à environ 75 Kms au large de Pointe-Noire, avec une contribution industrielle significative des partenaires locaux. 

L’année 2013 a été riche en évènements pour l’ensemble des entités de Total E&P Congo et pour toutes ses activités. Une année au cours de laquelle de nombreux chantiers ont été lancés, préparant ainsi l’avenir de la filiale. Les convives à la cérémonie de vœux l’ont constaté, à travers la projection de deux documentaires vidéo retraçant les différentes réalisations qui jettent le pont de la transition vers l’avenir.

Dans son allocution de circonstance, Babak Bagherzadeh a d’abord salué les efforts consentis par ses collaborateurs, pour l’observation des règles de sécurité et auxquelles l’ensemble des partenaires industriels et sous-traitants ont adhéré. Entendu que la sécurité est une priorité  pour le groupe Total. C’est pourquoi, en 2014, Total E&P Congo poursuivra sa détermination à réaliser ses activités, en toute sécurité, avec pour objectif: zéro accident.

En matière de production, la moyenne de la filiale en 2013 a été de 135.000 barils de pétrole par jour. Une production en baisse par rapport aux années précédentes, pour diverses raisons, notamment l’arrivée à maturité de certains champs dont il faut optimiser la production. D’ailleurs, pour maintenir son socle de production, Total E&P Congo a entrepris, au cours de l’année dernière, de nombreux travaux permettant de préserver l’intégrité de ses installations. C’est ce à quoi répond la mise en arrêt de la production de Nkossa, dont les travaux de maintenance ont mobilisé environ 900 personnes, pendant deux mois. 2014, année de transition.

En 2014, de nombreux forages et interventions sur puits sont programmés sur les champs existants. Avec comme point d’orgue, cette année, le projet Moho-Nord, dont il faut respecter le planning et les engagements. A ce propos, le directeur général a rassuré le personnel et les partenaires: «D’ores et déjà, je peux vous rassurer, tout est en marche pour que cet objectif soit atteint. A titre d’illustration, permettez-moi de citer deux faits marquants: les têtes de puits sous-marines sont maintenant en cours d’usinage et la construction de la coque de la T.l.p a démarré».Cette annonce a conforté plus d’un participant à cette soirée de vœux, particulièrement les partenaires industriels. Car, le projet Moho-Nord va contribuer significativement au développement des P.m.e/P.m.i (Petites et moyennes entreprises et industries) locales, pour le fait que Total E&P Congo a imposé à ses contractants internationaux, un important plan de fabrications locales.

C’est là une grande opportunité pour mettre en valeur le savoir-faire des entreprises congolaises. Et déjà, sur le yard d’Ilogs (dans le Port de Pointe-Noire), où opèrent les sociétés Friedlander et Technip, a été fabriquée, localement, la première pièce du projet Moho-Nord. La ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, Mme Yvonne Adélaïde Mougany, et celui en charge du développement industriel ont, d’ailleurs, visité cet atelier, en décembre dernier. A cette occasion, quatre entreprises congolaises intervenant sur le chantier, notamment Chapet Congo, Gid, Setra et Ilogs ont pu présenter leurs domaines d’activités à la délégation gouvernementale.

Cet aspect de contenu local mis en évidence par le directeur général de Total E&p Congo dans son discours, est l’un des leviers prioritaires pour lequel la société s’est engagée auprès des autorités congolaises, pour contribuer à l’émergence d’un tissu de P.m.e-P.m.i locales compétitif et diversifié. L’année 2014 sera donc l’année de la montée en puissance d’initiatives permettant tant soit peu, la diversification de l’économie, en favorisant la formation professionnelle et le transfert de compétences ou de technologie.  C’est d’ailleurs dans ce cadre que Total E&P Congo a organisé en partenariat avec le Chambre de commerce de Pointe-Noire, une mission  économique dite Oil & Gaz qui a permis la rencontre d’une trentaine de chefs d’entreprises françaises avec leurs homologues congolais, dans le but de nouer des relations d’affaires gagnant-gagnant. Et dans le cadre de la formation, Total E&P Congo a initié le renforcement des capacités d’une trentaine d’entreprises congolaises qui suivent actuellement une formation dans les domaines de la supervision H.s.e et qualité. Objectif: atteindre les standards internationaux.

Toutes ses actions s’inscrivent dans le cadre de la responsabilité sociétale de l’entreprise. «Notre volonté est d’agir pour un développement durable au Congo dans les domaines socioéconomiques», a affirmé Babak Bagherzadeh, avant de citer les principales réalisations de sa société dans les domaines de la santé (lutte contre le V.i.h-Sida) et de l’éducation.

En ce qui concerne la gestion des ressources humaines, Total E&P Congo va poursuivre, dans les années à venir, sa campagne de recrutement de jeunes cadres et techniciens congolais. «Ces cinq dernières années, 310 nouveaux collaborateurs congolais nous ont rejoints, soit en moyenne 62 collaborateurs par an. Ce rythme de recrutement sera maintenu avec une moyenne de 65 collaborateurs par an dans les prochaines années… En interne, nous poursuivons toujours notre politique de formation et de promotion de nos collaborateurs à des postes de responsabilité…», a dit le directeur général. En somme, l’année 2014 est, chez Total E&P Congo, une année complexe de transition, en vue des grands challenges à relever à partir de 2015, notamment l’entrée en production, prévue au troisième trimestre de 2015, du premier volet, le champ Moho phase 1bis (11 puits sous-marins au Miocène), à hauteur de 40.000 barils équivalents pétrole par jour (B.e.p/j), du projet Moho-Nord.

Par Jrang An@go.