Google+ Badge

vendredi 29 novembre 2013

PremiĂšre Ă©dition du challenge entrepreneurial du bassin du Congo : Le rĂŽle des P.m.e et P.m.i dans la crĂ©ation d’emplois Ă©tait au cƓur des dĂ©bats


Photo : l'Ambassadeur Henry Lopes

Le Rice (RĂ©seau international des  Congolais de l’Ă©tranger) a organisĂ©, du 21 au 23 novembre 2013, Ă  l’auditorium du MinistĂšre des affaires Ă©trangĂšres et de la coopĂ©ration, Ă  Brazzaville, la premiĂšre Ă©dition du challenge entrepreunarial du bassin du Congo. Ouverte par Mme Yvonne AdĂ©laĂŻde Mougany, ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, en prĂ©sence de RaphaĂ«l Mokoko, ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© du plan, de l’ambassadeur du Congo en France, Henri LopĂšs, parrain de l’association Rice, de Sylvie Dossou, reprĂ©sentante-rĂ©sidente de la Banque mondiale au Congo, de la prĂ©sidente du Rice, Edwige Laure Mombouli, cette Ă©dition a connu quatre laurĂ©ats qui ont dĂ©crochĂ©, chacun, le Prix Rice de la premiĂšre Ă©dition du challenge entrepreneurial du bassin du Congo.

Il s’agit de Mbaya Mayatela, qui s’est distinguĂ© dans son projet de distribution d’eau potable aux dĂ©munis; Destin Loukakou, avec le projet de motoriser les pousse-pousse; Parfait Lissita, pour son projet de fabrication des confitures, et Jean-Christian Diakanou, pour son projet de production de miel.

Ouvert aux acteurs du monde entrepreneurial ressortissants des deux Congo et du Gabon ou issus de la diaspora de ces pays, le challenge entrepreneurial du bassin  du Congo est un concours du meilleur projet d’entreprise. Pour l’Ă©dition 2013, il y a eu quatre catĂ©gories d’acteurs Ă©conomiques, notamment: start-up innovantes, qui s’adresse aux crĂ©ateurs d’entreprise dĂ©veloppant un projet porteur d’innovation et de crĂ©ation; projets issus de l’Ă©conomie informelle: pour soutenir les acteurs de l’Ă©conomie informelle de bĂ©nĂ©ficier d’un accompagnement financier, juridique et managĂ©rial leur permettant de hisser leur entreprise au niveau formel; la catĂ©gorie P.m.e-P.m.i, pour rĂ©pondre au besoin d’entreprises existantes dĂ©sireuses de conquĂ©rir de plus larges marchĂ©s ou de lancer de nouveaux produits. Les quatre gagnants de 2013 sont, dĂ©sormais, connus. Ils vont recevoir des primes pouvant aller jusqu’Ă  50 mille euros (environ 33 millions de franc Cfa).

A l’ouverture comme Ă  la clĂŽture de l’Ă©dition de Brazzaville, Mme Yvonne AdĂ©laĂŻde Moungany a remerciĂ© les organisateurs du salon Rice et a pris l’engagement de multiplier de telles assises avec les femmes, en particulier, afin  que leurs besoins rĂ©els soient ciblĂ©s et qu’elles puissent ĂȘtre accompagnĂ©es, dans leurs projets.

Il y a eu des communications qui ont donnĂ© lieu Ă  des dĂ©bats. Le diplomate Henri LopĂšs a rĂ©vĂ©lĂ© que l’idĂ©e de crĂ©er le Rice est venue du prĂ©sident de la RĂ©publique, lors de la rĂ©union de la diaspora congolaise en France: «J’ai considĂ©rĂ© que mon rĂŽle Ă©tait de donner la vie Ă  cette structure. Je voudrais rendre hommage Ă  l’Ă©quipe du Rice, particuliĂšrement Ă  sa prĂ©sidente. Le Rice est une histoire qui commence, ce n’est pas le moment de cĂ©lĂ©brer la victoire. Les jeunes de la diaspora congolaise sont prĂȘts Ă  rentrer au Congo et, surtout, les enfants nĂ©s en France s’interrogent: «Suis-je d’ici»? Cette question les taraude. De nombreux pays ont connu le dĂ©veloppement Ă©conomique, en impliquant la diaspora dans le secteur informel, le cas de la Chine, de la CorĂ©e». 

La reprĂ©sentante de la Banque mondiale, Sylvie Dossou, a donnĂ© le point de vue de l’institution qu’elle reprĂ©sente sur les P.m.e et les P.m.i: «Le pĂ©trole assure une croissance qui n’est pas inclusive, dans la mesure oĂč le taux de chĂŽmage reste Ă©levĂ© et 46% de la population vit en dessous du seuil de la pauvretĂ©. C’est un phĂ©nomĂšne inquiĂ©tant dans ce sens que ce sont les P.m.e et les P.m.i qui gĂ©nĂšrent les emplois. Les dĂ©fis que rencontre le secteur privĂ© sont importants, parmi lesquels, la crĂ©ation des entreprises, le poids de la fiscalitĂ© pour amĂ©liorer le climat des affaires; la culture entrepreneuriale n’est pas dĂ©veloppĂ©e; la formation professionnelle reste un dĂ©fi important. A ce sujet, les autoritĂ©s sont en train de prendre des mesures pour changer la dĂ©pendance vis avis du pĂ©trole. DĂ©velopper les pme et les pmi reste la voie royale pour sortir de cette impasse». 

Selon Valentin Zengo, reprĂ©sentant de la B.a.d (Banque africaine de dĂ©veloppement) en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, cette initiative prise par le Congo va lui permettre de servir de modĂšle Ă  d’autres pays. La B.a.d ne reculera pas devant les options prises dans la construction des infrastructures et l’appui aux initiatives allant dans le sens de l’amĂ©lioration du climat des affaires et du renforcement de la gouvernance gĂ©nĂ©rale. 

La derniĂšre intervention, entrecoupĂ©e de tempĂȘtes d’applaudissements a Ă©tĂ© celle de de l’homme d’affaires Paul Obambi, prĂ©sident de la chambre de commerce du Congo. «Entreprendre est un plaisir, c’est aussi un art. C’est une trĂšs bonne ambition  pour ceux qui veulent nous rejoindre. Beaucoup de candidats pour faire la politique, mais moins de candidats Ă  l’entreprise. Ce n’est pas un bon signe pour l’Ă©mergence de notre pays. En 2025, notre voix compte.

Les recommandations urgentes que je formule sont les suivantes: que toutes les taxes soient exemptĂ©es en vue de la crĂ©ation des entreprises; l’Ă©chec commence par lĂ . Une autre recommandation porte sur la gratuitĂ© de la communication, ici, la responsabilitĂ© est partagĂ©e; il y a aussi la formation pour les futurs chefs d’entreprises, car ce n’est pas qui le veut qui peut devenir entrepreneur. Le gouvernement de la RĂ©publique reconnait que le moteur de la croissance, c’est le secteur privĂ©; notre pouvoir est donc Ă  reconquĂ©rir et si nous continuons Ă  avoir des fonctionnaires et des ministres entrepreneurs, ça ne va pas marcher», a dĂ©clarĂ©, en substance, Monsieur Paul Obambi.

Au terme des travaux, quatre laurĂ©ats ont Ă©tĂ© nominĂ©s et prĂ©sentĂ©s aux participants, sur les quatorze en lice. Par ailleurs, quelques recommandations ont Ă©tĂ© formulĂ©es par les participants, notamment sur la crĂ©ation d’un code agricole, sur la mise en place des fermes pilotes et, surtout, sur le fonds de soutien Ă  l’agriculture qui ne doit plus ĂȘtre gĂ©rĂ© par le MinistĂšre de l’agriculture. Le rendez-vous pour la deuxiĂšme Ă©dition est en 2014.

Par Jrang An@go.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire