Google+ Badge

vendredi 29 novembre 2013

PremiĂšre Ă©dition du challenge entrepreneurial du bassin du Congo : Le rĂŽle des P.m.e et P.m.i dans la crĂ©ation d’emplois Ă©tait au cƓur des dĂ©bats


Photo : l'Ambassadeur Henry Lopes

Le Rice (RĂ©seau international des  Congolais de l’Ă©tranger) a organisĂ©, du 21 au 23 novembre 2013, Ă  l’auditorium du MinistĂšre des affaires Ă©trangĂšres et de la coopĂ©ration, Ă  Brazzaville, la premiĂšre Ă©dition du challenge entrepreunarial du bassin du Congo. Ouverte par Mme Yvonne AdĂ©laĂŻde Mougany, ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, en prĂ©sence de RaphaĂ«l Mokoko, ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© du plan, de l’ambassadeur du Congo en France, Henri LopĂšs, parrain de l’association Rice, de Sylvie Dossou, reprĂ©sentante-rĂ©sidente de la Banque mondiale au Congo, de la prĂ©sidente du Rice, Edwige Laure Mombouli, cette Ă©dition a connu quatre laurĂ©ats qui ont dĂ©crochĂ©, chacun, le Prix Rice de la premiĂšre Ă©dition du challenge entrepreneurial du bassin du Congo.

Il s’agit de Mbaya Mayatela, qui s’est distinguĂ© dans son projet de distribution d’eau potable aux dĂ©munis; Destin Loukakou, avec le projet de motoriser les pousse-pousse; Parfait Lissita, pour son projet de fabrication des confitures, et Jean-Christian Diakanou, pour son projet de production de miel.

Ouvert aux acteurs du monde entrepreneurial ressortissants des deux Congo et du Gabon ou issus de la diaspora de ces pays, le challenge entrepreneurial du bassin  du Congo est un concours du meilleur projet d’entreprise. Pour l’Ă©dition 2013, il y a eu quatre catĂ©gories d’acteurs Ă©conomiques, notamment: start-up innovantes, qui s’adresse aux crĂ©ateurs d’entreprise dĂ©veloppant un projet porteur d’innovation et de crĂ©ation; projets issus de l’Ă©conomie informelle: pour soutenir les acteurs de l’Ă©conomie informelle de bĂ©nĂ©ficier d’un accompagnement financier, juridique et managĂ©rial leur permettant de hisser leur entreprise au niveau formel; la catĂ©gorie P.m.e-P.m.i, pour rĂ©pondre au besoin d’entreprises existantes dĂ©sireuses de conquĂ©rir de plus larges marchĂ©s ou de lancer de nouveaux produits. Les quatre gagnants de 2013 sont, dĂ©sormais, connus. Ils vont recevoir des primes pouvant aller jusqu’Ă  50 mille euros (environ 33 millions de franc Cfa).

A l’ouverture comme Ă  la clĂŽture de l’Ă©dition de Brazzaville, Mme Yvonne AdĂ©laĂŻde Moungany a remerciĂ© les organisateurs du salon Rice et a pris l’engagement de multiplier de telles assises avec les femmes, en particulier, afin  que leurs besoins rĂ©els soient ciblĂ©s et qu’elles puissent ĂȘtre accompagnĂ©es, dans leurs projets.

Il y a eu des communications qui ont donnĂ© lieu Ă  des dĂ©bats. Le diplomate Henri LopĂšs a rĂ©vĂ©lĂ© que l’idĂ©e de crĂ©er le Rice est venue du prĂ©sident de la RĂ©publique, lors de la rĂ©union de la diaspora congolaise en France: «J’ai considĂ©rĂ© que mon rĂŽle Ă©tait de donner la vie Ă  cette structure. Je voudrais rendre hommage Ă  l’Ă©quipe du Rice, particuliĂšrement Ă  sa prĂ©sidente. Le Rice est une histoire qui commence, ce n’est pas le moment de cĂ©lĂ©brer la victoire. Les jeunes de la diaspora congolaise sont prĂȘts Ă  rentrer au Congo et, surtout, les enfants nĂ©s en France s’interrogent: «Suis-je d’ici»? Cette question les taraude. De nombreux pays ont connu le dĂ©veloppement Ă©conomique, en impliquant la diaspora dans le secteur informel, le cas de la Chine, de la CorĂ©e». 

La reprĂ©sentante de la Banque mondiale, Sylvie Dossou, a donnĂ© le point de vue de l’institution qu’elle reprĂ©sente sur les P.m.e et les P.m.i: «Le pĂ©trole assure une croissance qui n’est pas inclusive, dans la mesure oĂč le taux de chĂŽmage reste Ă©levĂ© et 46% de la population vit en dessous du seuil de la pauvretĂ©. C’est un phĂ©nomĂšne inquiĂ©tant dans ce sens que ce sont les P.m.e et les P.m.i qui gĂ©nĂšrent les emplois. Les dĂ©fis que rencontre le secteur privĂ© sont importants, parmi lesquels, la crĂ©ation des entreprises, le poids de la fiscalitĂ© pour amĂ©liorer le climat des affaires; la culture entrepreneuriale n’est pas dĂ©veloppĂ©e; la formation professionnelle reste un dĂ©fi important. A ce sujet, les autoritĂ©s sont en train de prendre des mesures pour changer la dĂ©pendance vis avis du pĂ©trole. DĂ©velopper les pme et les pmi reste la voie royale pour sortir de cette impasse». 

Selon Valentin Zengo, reprĂ©sentant de la B.a.d (Banque africaine de dĂ©veloppement) en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, cette initiative prise par le Congo va lui permettre de servir de modĂšle Ă  d’autres pays. La B.a.d ne reculera pas devant les options prises dans la construction des infrastructures et l’appui aux initiatives allant dans le sens de l’amĂ©lioration du climat des affaires et du renforcement de la gouvernance gĂ©nĂ©rale. 

La derniĂšre intervention, entrecoupĂ©e de tempĂȘtes d’applaudissements a Ă©tĂ© celle de de l’homme d’affaires Paul Obambi, prĂ©sident de la chambre de commerce du Congo. «Entreprendre est un plaisir, c’est aussi un art. C’est une trĂšs bonne ambition  pour ceux qui veulent nous rejoindre. Beaucoup de candidats pour faire la politique, mais moins de candidats Ă  l’entreprise. Ce n’est pas un bon signe pour l’Ă©mergence de notre pays. En 2025, notre voix compte.

Les recommandations urgentes que je formule sont les suivantes: que toutes les taxes soient exemptĂ©es en vue de la crĂ©ation des entreprises; l’Ă©chec commence par lĂ . Une autre recommandation porte sur la gratuitĂ© de la communication, ici, la responsabilitĂ© est partagĂ©e; il y a aussi la formation pour les futurs chefs d’entreprises, car ce n’est pas qui le veut qui peut devenir entrepreneur. Le gouvernement de la RĂ©publique reconnait que le moteur de la croissance, c’est le secteur privĂ©; notre pouvoir est donc Ă  reconquĂ©rir et si nous continuons Ă  avoir des fonctionnaires et des ministres entrepreneurs, ça ne va pas marcher», a dĂ©clarĂ©, en substance, Monsieur Paul Obambi.

Au terme des travaux, quatre laurĂ©ats ont Ă©tĂ© nominĂ©s et prĂ©sentĂ©s aux participants, sur les quatorze en lice. Par ailleurs, quelques recommandations ont Ă©tĂ© formulĂ©es par les participants, notamment sur la crĂ©ation d’un code agricole, sur la mise en place des fermes pilotes et, surtout, sur le fonds de soutien Ă  l’agriculture qui ne doit plus ĂȘtre gĂ©rĂ© par le MinistĂšre de l’agriculture. Le rendez-vous pour la deuxiĂšme Ă©dition est en 2014.

Par Jrang An@go.

mercredi 27 novembre 2013

Ohada (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires) : La Cour commune de justice et d’arbitrage a tenu une audience foraine Ă  Brazzaville

Photo : Antoine Oliveira.

La Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires) a organisé sa première audience foraine dans la capitale congolaise, Brazzaville. Cette audience a été précédée d’un séminaire de sensibilisation sur le rôle de cette juridiction sous-régionale, ouvert mardi 19 novembre 2013, par Placide Lenga, premier président de la Cour suprême, en présence d’Antoine Oliveira, de nationalité gabonaise, président de la cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada, et  Armand Demba, président de la commission nationale de l’Ohada Congo, du doyen du corps diplomatique et des cadres de la Cour suprême, ainsi que  ceux des autres corps de la justice, dans la salle de conférences du Ministère de la justice et des droits humains.

L’audience foraine de la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada a eu lieu, le mercredi 20 novembre 2013, dans la salle d’audience de la Cour suprême, au palais de justice, sous la présidence d’Antoine Oliveira, entouré de six magistrats (cinq juges, dont une Congolaise, Mme Flora Mélé Dalmeïda, et un greffier, le Congolais Paul Lendongo). Cette audience a traité quinze dossiers présentés par des sociétés évoluant dans les pays de l’Afrique centrale, notamment au Congo, au Gabon, au Cameroun, au Tchad et en RCA (République Centrafricaine). 

A cette audience, le Congo a eu trois dossiers. Le Cameroun a eu la palme d’Or, en présentant le plus grand nombre de dossiers. Parmi les décisions rendues par la cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada, il n’y a pas eu d’amendes. Cependant, il y a eu des arrêts de rejet, de cassation et de retrait de dossiers au rôle, pour être conservé au greffe de la cour. 

Pour le greffier Paul Lendongo, «il n’y a pas de recours  à cette juridiction. Où vous gagnez, où vous perdez. Seul Dieu pourra remédier à votre défaite». Mais, à l’audience foraine de Brazzaville, le greffier n’a pas précisé qui a gagné et qui a perdu dans les quinze affaires traitées. Cependant, il a expliqué l’importance des audiences foraines. «En organisant, pour la première fois, une  audience foraine à Brazzaville, la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada a voulu montrer au public, comment les affaires sont délibérées. L’audience dure moins d’une heure. La procédure au niveau de cette cour est écrite, sauf autorisation préalable du président, demandée par l’avocat des parties, pour plaider pendant cette audience. Comme la procédure est écrite, les avocats qui prennent part à cette audience ne plaident plus. Ils écoutent les verdicts, c’est-à-dire  les délibérations faites par la cour», a-t-il expliqué. 

Les audiences foraines, qui sont tournantes, sont prévues par les dispositions de la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada. «Le prochain pays, c’est la République Démocratique du Congo, avec huit dossiers. Au début de l’année prochaine, la cour fera autant au Bénin et au Togo, par rapport à la proximité géographique du siège de la cour, installé à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Plus tard, on ira tenir l’audience foraine au Cameroun, le pays qui va présider les destinées de l’Ohada. Et le tour reviendra, ensuite, au Sénégal. Cela se fera à tour de rôle», a précisé Paul Lendongo. 

En quittant Brazzaville, le jeudi 21 novembre 2013, les membres de cette cour se sont retrouvés à Kinshasa, en RDC,  pour mener les mêmes activités.

Par Jrang An@go.

jeudi 21 novembre 2013

D.g.d.d.i (Direction générale des douanes et droits indirects) : Les inspecteurs de douane instruits sur le systÚme harmonisé de désignation et de codification des marchandises

Photo : Remise des certificats aux participants à la fin des travaux.

La Direction générale des douanes et droits indirects, en partenariat avec l’O.m.d (Organisation mondiale des douanes), avec l’appui du Fonds euro-douane, a organisé, à l’hôtel  Marina, à Brazzaville, du 11 au 15 novembre 2013, un atelier national sur le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises. Ouverts par Emmanuel Ndinga, directeur des enquêtes douanières,  en présence de Narcisse Milandou, directeur de la réglementation et du contentieux, Iloki Egonzo, directeur de la surveillance douanière, Patrick Joffre et Adama Nana, tous deux  experts de l’O.m.d, conférenciers de l’atelier, les travaux, qui ont regroupé une trentaine d’inspecteurs douaniers, avaient pour but de renforcer les capacités des Inspecteurs de douane, pour accompagner l’administration douanière dans le processus de réalisation des réformes.

L’atelier, sanctionné par la remise des certificats de participation aux séminaristes, a été clôturé par Jean-Alfred Onanga, Directeur général des douanes et  droits indirects, qui a relevé l’importance de cette formation.

Pendant cinq jours, les Inspecteurs des douanes ont été édifiés sur le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises. La formation était  axée sur plusieurs thèmes inhérents au système harmonisé. A la lumière des débats, les participants ont bien saisi le rôle du système harmonisé comme étant l’épine dorsale de l’O.m.d.

Le système harmonisé constitue aussi l’un des instruments phares dont le succès est conforté par une reconnaissance et une mise en œuvre à grande échelle de la part des pays membres de l’O.m.d. C’est ainsi qu’à la fin de l’atelier, au regard de l’importance du sujet, les participants ont adressé une motion de soutien aux autorités du pays et aux responsables de l’Administration douanière, pour avoir organisé cette formation de renforcement des capacités des Inspecteurs des douanes.

Au nom des experts, Patrick Joffre, a expliqué l’importance de cette formation: «A l’heure actuelle, sur les 179 membres de l’O.m.d, 148 sont parties contractantes et la République du Congo a mis en œuvre, également, la version de 2012 du système harmonisé en avril 2013. Pour consolider l’utilisation de ce système harmonisé, l’O.m.d a, également, mis au point des directives concernant la mise en œuvre des recommandations du conseil relatives à l’amélioration des travaux des classements tarifaires et des infrastructures connexes et à l’introduction des programmes des renseignements contraignants sur les classements des marchandises avant la déclaration. C’est la raison pour laquelle ce séminaire s’est articulé autour de deux axes, d’abord un aspect technique très classique, qui a consisté à l’examen des structures du système harmonisé et des amendements de 2012. Le deuxième volet a porté sur l’aspect organisationnel qui est très important. Effectivement, ce qui manque  pour le moment au Congo, ce sont des spécialistes identifiés en matière du système harmonisé. D’où la tenue de cet atelier  pour améliorer la situation afin de surmonter cette difficulté».

L’Administration des douanes congolaises ne disposait pas encore de spécialistes en système harmonisé de désignation et de codification des marchandises. C’est pourquoi la Direction générale des douanes et droits indirects a décidé de surmonter ce handicap, par une formation permanente des formateurs, qui s’est fixé le cap de la modernisation de cette administration. Le système harmonisé étant l’un des outils les plus puissants de l’O.m.d, elle a organisé un séminaire pour permettre à ses inspecteurs de se spécialiser sur ce système.

A l’ouverture des travaux, Emmanuel Ndinga a rappelé que «pour les besoins de l’histoire, les migrations du système harmonisé se font tous les cinq ans. Or, l’Administration des douanes congolaises a manqué à un rendez-vous: celui de 2007. Ainsi, le Congo est passé de la version du système harmonisé 2002 à la version 2012, en  avril 2013. Pour cela, les cadres doivent s’approprier, de manière effective, les évolutions entraînées aussi bien par les versions 2007 que par celles de 2012. C’est pourquoi nous comptons sur l’expérience et le savoir-faire avérés des experts de l’O.m.d, pour partager le meilleur d’eux-mêmes dans la formation qu’ils vont donner aux participants au séminaire».

Clôturant les travaux, Jean-Alfred Onanga a expliqué la portée de l’atelier pour les Douanes congolaises: «Il est important de rappeler que ce séminaire visait la formation des spécialistes douaniers en système harmonisé de codification des marchandises, car notre Administration en accusait un déficit notoire. Je ne doute pas de l’expertise des formateurs de l’O.m.d qui, je l’espère, a rencontré des intelligences réceptives, pour enfin corriger ce handicap. C’est ici l’occasion de leur renouveler ma sincère gratitude. Cette formation vous a certainement édifiés sur l’importance de la maîtrise du système harmonisé, qui est du reste un des outils les plus performants de l’O.m.d.

Vous venez ainsi de bénéficier du renforcement de vos capacités dans un domaine où l’application de vos nouvelles connaissances sur le terrain doit être constatée. Votre capacité d’adaptation à l’utilisation de cet outil précieux de l’O.m.d marquera le changement et contribuera efficacement à la réalisation du processus de modernisation de notre administration».

Par Jrang An@go.

lundi 18 novembre 2013

Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude : Le rapport 2013 est accablant pour certains opérateurs économiques

Photo : Les membres de la commission.

Le président de la commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, Lamyr Nguelé, a présenté à la presse, jeudi 7 novembre 2013, au siège de ladite commission, à Brazzaville, son rapport annuel 2013. Ce rapport est accablant pour certains opérateurs économiques, et critique sur la gestion des fonds publics. Il met en lumière des magouilles, qui ont fait perdre des milliards de francs Cfa à l’Etat congolais. Présentant le rapport à la presse, Lamyr Nguelé a affirmé que les résultats des enquêtes et investigations de la commission anti-corruption ne peuvent faire l’objet d’aucune contestation.

«Ils sont fiables et crédibles, puisqu’ils obéissent à la règle qui veut que le principe du contradictoire soit respecté. Avant la rédaction dudit rapport, la commission a communiqué aux administrations mises en cause, les résultats de ses investigations et a requis leur réponse écrite dans un délai qui leur a été imparti», a-t-il dit.

Le rapport 2013 de la commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude est structuré en deux parties: la première porte sur les enquêtes et investigations dans les administrations publiques, et la seconde sur le renforcement des capacités de lutte contre la corruption. Il met à nu les faiblesses et la mauvaise gestion de la chose publique. Dans le cadre des chantiers de la municipalisation accélérée, la commission a révélé, par exemple, que sur 311 chantiers à problème contrôlés dans les départements de Brazzaville, Pointe-Noire, Kouilou, Niari, Cuvette et Likouala, 90 ont été, totalement, achevés, 33 en cours d’exécution et 188 abandonnés ou inexistants. 

Pour Lamyr Nguelé, l’une des prérogatives dévolue à sa commission est de transmettre les dossiers au procureur de la République, lorsque les faits de corruption sont avérés. «S’agissant des dossiers de la municipalisation de 2004, 2005, 2006 et 2007, la commission s’est heurtée à un principe de droit selon lequel: Il n’y a pas crime, il n’y a pas peine sans une loi. Aucune infraction, aucune peine n’existait, à l’époque, en matière de passation et d’exécution des marchés publics. Ce vide juridique est, aujourd’hui, comblé avec la loi n°31/2012 du 11 octobre 2012 déterminant les infractions et les peines applicables en matière de passation et d’exécution des marchés. Toutefois, les dossiers litigieux de la municipalisation des années précitées seront transmis au tribunal de grande instance de Brazzaville, siégeant en matière administrative, pour que les sommes indûment perçues par les adjudicataires récalcitrants soient remboursées à l’Etat congolais», a-t-il fait savoir.

Sur le contrôle du patrimoine immobilier de l’Etat, le président Lamyr Nguelé a précisé que la commission a observé des dysfonctionnements dans les services de la direction centrale des logements et des bâtiments administratifs. Face a ce constat, un certain nombre de recommandations ont été formulées à l’endroit du ministre des finances et du secrétaire général de la présidence de la République, tendant à  procéder à la nomination d’un nouveau régisseur du trésor public auprès de cette direction; la réduction des délais de signature des contrats de bail et de concession; la mise en place d’une commission mixte chargée de contrôler les conditions d’acquisition des logements administratifs par les personnes physiques ou morales de droit privé.

S’agissant de l’application des mesures de gratuité dans le secteur de la santé, la commission, a dit Lamyr Nguelé, a noté une nette satisfaction, en ce qui concerne les traitements de la tuberculose et le V.i.h-sida. En revanche, il a indiqué que des dysfonctionnements ont été constatés sur la gratuité de la césarienne et des autres actes obstétricaux ainsi que celle du paludisme. «Un rapport a été adressé au président de la République».

Abordant le point sur la gestion et l’attribution des bourses universitaires au cours des années 2010-2011, Lamyr Nguelé a signifié que des anomalies ont été relevées. «Les bourses locales, les étudiants étaient payés en numéraires et les bourses des étudiants retardataires, absents lors de la paye ou décédés, n’étaient pas reversés au trésor public, encore moins aucune justification n’était donnée à ce propos; les étudiants se trouvant en République Démocratique du Congo sont obligés de venir à Brazzaville percevoir la bourse; les bourses des étudiants en formation en Afrique du Sud sont perçues quelquefois, par les parents qui résident à Brazzaville», a-t-il souligné.

Quant à l’affaire des enlèvements frauduleux des conteneurs au Port autonome de Pointe-Noire, le président de la commission anti-corruption a mis un accent particulier sur le groupe d’opérateurs économiques véreux ayant à sa tête M. Bayidi-Mamadou, alias «Moulayis», «pris la main dans le sac».

Selon lui, le mode opératoire de ce groupe d’opérateurs économiques consistait à contourner le scanner, l’établissement de 404 fausses déclarations hors système informatique des douanes, l’usage de faux et imitation des signatures des inspecteurs de visite des douanes, détournement des destinations privilégiées des conteneurs au régime suspensif. «La commission de lutte contre la corruption a mené les enquêtes et les investigations et a décelé la somme de 4 milliards 454 millions 136 francs Cfa comme préjudice subi par l’Etat congolais», a déclaré Lamyr Nguelé, qui, par ailleurs, a expliqué que ce dossier a été transmis au procureur de la République, en octobre 2012, pour des poursuites pénales. Mais, il n’a pas précisé si la justice s’est mise en branle.

En ce qui concerne la deuxième partie du rapport, le président de la commission de lutte contre la fraude a plutôt, parlé  des actions que, sa commission a menées en 2012, avec ses partenaires tant nationaux qu’internationaux.

Par Jrang An@go.

samedi 9 novembre 2013

Port autonome de Pointe-Noire : Une trentaine de douaniers formés aux activités du scanner, par Cotecna

Photo : Une vue des douaniers...

Dans le cadre de l’exécution du contrat qui le lie avec le Congo, depuis 2006, et  de son avenant de juin 2009, la société Cotecna-Congo accompagne le gouvernement congolais dans la modernisation de l’administration des douanes congolaises, en assurant plusieurs types de formations. Pour cette année 2013, une trentaine de douaniers ont été formés dans les activités sur le site du scanner. Ils ont reçu leurs attestations de formation, au cours d’une modeste, mais très significative cérémonie ayant clôturé leur formation, le 25 octobre dernier, sous le  patronage de Benjamin Oko, chef de services généraux des douanes, représentant le directeur général des douanes congolaises. 

La formation des douaniers aux activités du scanner s’est effectuée par vagues, en trois sessions de cinq jours chacune, sur une période de trois semaines. Elle était composée de cinq modules: formation générale scanner, radioprotection, analyse d’images, technique de maintenance et module dit de directeur site.

Dispensée par Christian Gustin, directeur Scanner chez Cotecna, et d’autres experts du groupe Cotecna, la formation reçue par les douaniers avait pour but de renforcer leurs capacités dans divers domaines liés à l’utilisation du scanner comme mode d’inspection rapide et optimal des conteneurs au Port autonome de Pointe-Noire. «Nous avons utilisé une méthode participative avec des exercices pratiques. Le niveau des participants aidant, cela a permis à tous de mieux comprendre le cours. Ils ont été très assidus et ont posé de nombreuses questions. Je suis satisfait du déroulement général de la formation», a confié Christian Gustin.

Une satisfaction partagée par Benjamin Oko, le représentant du directeur général des douanes, qui a remercié le directeur général de Cotecna-Congo, M. Guyant, pour sa sollicitude et l’attention particulière qu’il manifeste en faveur du renforcement des capacités des douaniers congolais. 

En effet, outre les connaissances générales sur le scanner, la protection contre les rayons émis par le scanner et le déroulement des opérations, les douaniers formés ont appris à analyser les images radioscopiques d’un conteneur scanné, et à rendre un verdict de suspicion. Ils se sont donc familiarisés aux différentes options offertes par la station d’analyse d’images. De même, ils ont renforcé leurs compétences en termes de maintenance préventive et d’interventions correctives, en coordination avec le fabricant du scanner et ce, pendant toute la durée du contrat y afférent.

Notons que depuis son installation au Congo, Cotecna a déjà contribué à la formation de plus de cinq cents douaniers sur des thèmes variés, tels que: la valeur transactionnelle en douane, le classement tarifaire, les règles d’origine et le contentieux douanier, l’analyse des risques, etc.

Par Jrang An@go.

jeudi 7 novembre 2013

RĂ©compense des premiers gagnants de la grande PROMO «C’est le moment»

Photo : Le grand carnaval C’est le moment Ă  Brazzaville et Pointe Noire.

«C’est le moment !»  C’est la nouvelle promotion de Airtel qui permet aux abonnĂ©s de cumuler les points pendant huit semaines, simplement en consommant des produits AIRTEL (sms, appels, internet, afin d’ĂȘtre sĂ©lectionnĂ© parmi les 5400 gagnants.  A la clĂ© de cette innovation promotionnelle, il y a plus de trois cent millions de francs (300 000 000) F.CFA rĂ©partis Ă  travers des lots ou gains diffĂ©rents dont : une superbe Nissan Patrol, deux Suzuki Sx4, cinq billets d’avion avec sĂ©jour pour  aller vivre en live la fĂȘte du football 2014 au BrĂ©sil, trois (300) Smartphones, Un (01) millionnaire chaque jour, soit cinquante six (56) millionnaires et cent vingt (120.000.000) millions  cash Ă  partager pour cette promotion.

Le grand carnaval  C’est le moment Ă  Brazzaville et Pointe- Noire Airtel, LEADER incontestĂ© de la tĂ©lĂ©phonie mobile au Congo, une fois de plus, continue Ă  faire gagner ses abonnĂ©s avec un nouveau concept nommĂ© «C’est le moment», lancĂ© le 03 Octobre 2013. Les abonnĂ©s  airtel continuent de faire confiance Ă  leur rĂ©seau prĂ©fĂ©rĂ©  et participent massivement Ă  travers tout le Congo Ă  cette promotion de grande envergure.  

Les mercredis 16 octobre 2013 et 23 octobre 2013, la sociĂ©tĂ© airtel a procĂ©dĂ© aux  deux premiers tirages journaliers et hebdomadaires de la promo suivie de deux SHOWS TELE  sous la supervision de l’Huissier de Justice Maitre MASSAMBA. Pour illustrer les gains, airtel a organisĂ© deux grandes caravanes Ă  Pointe-Noire et Brazzaville avec exposition des vĂ©hicules, dans une ambiance bonne enfant avec une animation musicale.

MĂ©canisme :
Pour participer Ă  la promotion, trois moyens de souscription GRATUITE   sont mis Ă  la disposition des clients :1- En tapant *139#2- SMS en envoyant le mot million au 1393- IVR en appelant le 139Depuis le lancement de la promotion dĂ©but octobre, 282 317 abonnĂ©s ont dĂ©jĂ  participĂ©. Trente-sept millions cinq cent mille francs (37 500 000) FCFA de lots ont Ă©tĂ© distribuĂ©s.Les lots Ă  gagner sont rĂ©partis en gain journalier et hebdomadaire, par tirage au sort.

Lots journaliers :
Tous les jours, 100 clients gagnants tirĂ©s au sort parmi ceux qui auront totalisĂ© 1 000 points et  un millionnaire en F.CFA parmi ceux qui totaliseront 7 000 points.Pour un  minimum de 1.000 points, il y aura: 50 gagnants de 5 000 F.CFA, 25 laurĂ©ats de 10 000 F.CFA, 10 de 25 000 F.CFA, 5 gagnants de 100 000 F.CFA, 5 gagnants de Smar-tphone HuaweĂŻ. Les clients qui  atteignent un minimum de 7000 points sont Ă©ligibles pour le million du jour. Concernant l’accumulation des points, il n’y a que le crĂ©dit du compte principal et celui de  Zwa sauvetage qui seront prix en compte. 1 Franc consommĂ© = 1 point. 

Lots hebdomadaires :
Quatre gagnants tirĂ©s au sort parmi ceux ayant consommĂ© au moins 10 000 F.Cfa la semaine, participeront au show tĂ©lĂ© oĂč ils devront rĂ©pondre Ă  un quizz Airtel pour partir avec: 1 sĂ©jour au BrĂ©sil tous frais pris en charge ou une Suzuki Vitara.

Super Lot :
Une Nissan Patrol V8 sera tirĂ©e au sort parmi les 10 candidats ayant le plus consommĂ© durant toute la pĂ©riode promotionnelle, soit huit semaines. La promotion continue et prendra fin, le 27 novembre 2013, Affaire Ă  suivre !Pour toutes informations, le rĂšglement de la promo «C’est le moment !»  est disponible auprĂšs du Cabinet de MaĂźtre Jean Ignace MASSAMBA, huissier de justice, Ă  l’adresse 29, rue Bomitabas, Immeuble ex-cinĂ©ma Vox, marchĂ© Moungali et dans toutes les agences AIRTEL. 

Airtel, le réseau qui unit.