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jeudi 17 octobre 2013

Journées culturelles Congo-Colombie : Grâce au carnaval de Barranquilla, un pont est jeté entre le Congo et la Colombie

Photo : La troupe du carnaval de Barranquilla de colombie.

Dans le cadre des «journées culturelles pour la promotion du patrimoine culturel congolais, au service du développement durable», organisées par Mme Clara Inès Chaves Romero, une troupe d’une vingtaine d’artistes du carnaval colombien de Barranquilla s’est produite du 8 au 10 octobre 2013, au palais des congrès, à Brazzaville, en deux spectacles qui ont émerveillé le public congolais, de concert avec l’orchestre Les Bantou de la capitale et d’autres groupes congolais. Première culturelle dans notre pays, la venue du carnaval de Barranquilla à Brazzaville a jeté un pont culturel entre le Congo et la Colombie.

Les «journées culturelles pour la promotion du patrimoine culturel congolais, au service du développement durable» se sont déroulées en deux principales phases. Les conférences organisées à l’hôtel Marina et à l’auditorium du Ministère des affaires étrangères et de la coopération et dont les thèmes abordés étaient: «Présentation de la Colombie», par Mme Clara Inès Chaves, productrice dudit carnaval; «L’Afrique, présence et héritage à la colombiennité», animée par le sociologue colombien, Dr Martha Kuz Machado Caicedo; «La protection de la diversité culturelle et de la diversité biologique en Colombie», par M. Manuel Rodriguez Becerra, professeur titulaire à l’Université des Andes à Bogota (Colombie) et ancien ministre de l’environnement; sur «l’Afrique et la Colombie: filiation et manifestation d’une conscience identitaire», par Mukala Kadima-Nzuji, professeur des Universités; «La culture comme 4ème pilier du développement durable», une promotion du patrimoine culturel congolais au service du développement durable, était le thème principal de ce carnaval, initié par Mme Clara Inès Chaves, en partenariat avec l’Unesco et le parrainage du Ministère de la culture et des arts. Ces communications ont été l’occasion de jeter la lumière sur les liens culturels entre la Colombie et l’Afrique et particulièrement le Congo.

Il y a eu également une exposition des œuvres du jeune peintre Girel Nganga.Les spectacles de la troupe du carnaval de riches en rebondissement avec la participation des Bantous de la capitale, le ballet Ngavouka «le retour», Keben, un jeune artiste français, et son groupe, ainsi que le ballet de l’orphelinat Ephata, composé d’enfants sourds-muets et conduit par l’abbé Xavier Mbemba Bissemo, chargé de la pastorale des jeunes handicapés dans l’archidiocèse de Brazzaville.

Le carnaval est une tradition qui remonte au 19ème siècle, grâce à la culture congolaise établie aux Amériques, à travers la danse Kongo mise en expérience en Colombie, a expliqué Mme Chaves. Les spectacles ont donné lieu à des quêtes organisées pour soutenir les enfants de l’orphelinat Ephata.

Signalons que toutes les activités ont été rehaussées de la présence du ministre de la culture et des arts, Jean-Claude Gakosso, du représentant de l’Unesco au Congo, Abdourahamane Diallo, Dieudonné Moyongo, commissaire général du Fespam (Festival panafricain de musique), le professeur Jean-Luc Aka-Evy, directeur général des arts et des lettres, des diplomates, ainsi que des cadres du Ministère de la culture et des arts.

Il faut dire que les journées culturelles Congo-Colombie ont été soutenues par le Ministère de la culture, la représentation de l’Unesco au Congo et plusieurs sociétés les ont sponsorisées. La première dame, Mme Antoinette Sassou Nguesso en était la marraine, mais en raison d’un deuil, elle n’a pas pu honorer de sa présence, le déroulement des manifestations. Avant de quitter Brazzaville, les artistes du carnaval de Barranquilla ont été reçus par le ministre Jean-Claude Gakosso, à son cabinet.

Par Jrang An@go.

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