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samedi 14 septembre 2013

Journée africaine de la médecine traditionnelle : Développer la médecine traditionnelle par la recherche

Photo : Benjamin Ossombo visitant les stands en compagnie d'Elira Dokekias

La République du Congo a célébré, le 10 septembre 2013, la journée africaine de la médecine traditionnelle, sous le thème: «La recherche et le développement en médecine traditionnelle». Patronnés par Benjamin Ossombo, conseiller administratif et juridique du ministre de la santé et de la population, les festivités marquant la commémoration de la 11ème journée de la médecine traditionnelle ont eu lieu à l’auditorium du C.h.u.b (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville), en présence du Pr Alexis Elira Dokekias, directeur général de la santé, etc. 

Une exposition vente des produits de recherche de la médecine traditionnelle a attiré les curieux et les malades qui n’ont pas hésité à mettre leurs mains dans la poche.

Prévue le 31 août de chaque année, la journée africaine de la médecine traditionnelle a été finalement célébrée dans notre pays avec retard. Pour le conseiller Benjamin Ossombo, ce retard est dû, d’une part, à la tenue de la conférence des ministres de la santé de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale), et, d’autre part, à la 63ème session du comité régionale de l’O.m.s-afro, tenue du 2 au 6 septembre, à Brazzaville.

Justifiant le choix du thème de la 11ème journée de la médecine traditionnelle, l’orateur a fait savoir qu’il correspond non seulement aux objectifs de la politique nationale du Congo dans le domaine de la médecine traditionnelle, mais aussi, aux préoccupations exprimées par les ministres de la santé, au cours du dernier comité régional de l’O.m.s-afro.

En effet, depuis 2000, la médecine traditionnelle fait partie intégrante des systèmes de santé des pays africains. Car, réunis à Abuja, au Nigeria, les chefs d’Etat africains avaient adopté la déclaration de l’Organisation de l’unité africaine dans laquelle la médecine traditionnelle a été identifiée comme une priorité devant faire l’objet de recherches.

D’après les estimations de l’O.m.s, près de 70% des populations vivant dans la région africaine ont recours à la médecine traditionnelle, pour leurs besoins en soins de santé.

Conscient du fait que le Congo possède un massif forestier très riche en plantes médicinales et une flore aux vertus inestimables dans le traitement de diverses pathologies, Benjamin Ossombo estime que le pays peut espérer atteindre les objectifs fixés dans la politique nationale de la médecine traditionnelle adoptée en 2006 et revue en 2012. Selon lui, l’ambition du chef de l’Etat de faire du Congo un pays émergent, en 2025, ne va pas sans l’apport de la médecine traditionnelle. Néanmoins, le conseiller administratif et juridique du ministre de la santé a pensé que celle-ci ne doit pas rimer avec charlatanisme et amateurisme.

A cet effet, il a invité les acteurs, les professionnels de la santé, chercheurs et herboristes à s’investir pleinement dans le but de sauver les vies humaines par le développement de la médecine traditionnelle. Les défis auxquels les ministres de la santé font face, dans le cadre du renforcement du rôle de la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé de leurs pays, sont encore nombreux: le contrôle de la qualité et l’assurance des produits de la médecine traditionnelle; la recherche-développement qui est encore dans une phase d’initiation et qui ne permet pas de générer des bases factuelles, l’efficacité et la qualité des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle; la propriété intellectuelle qui n’est pas garantie; la réglementation des pratiques et des produits de la médecine traditionnelle encore insuffisante; l’utilisation peu rationnelle des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle dans la région africaine.

En dépit de ces insuffisances, Benjamin Ossombo a indiqué que plusieurs Etats africains ont fait des progrès qui se sont traduits par l’intégration des pratiques de la médecine traditionnelle dans les paquets essentiels de santé et l’introduction des enseignements y relatifs dans les écoles de santé.

Par Jrang An@go.

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