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mercredi 25 septembre 2013

DĂ©partement du Kouilou : La Fondation Eni passe ses activitĂ©s sociales Ă  Eni Congo et cĂšde ses actifs Ă  l’État

Photo : La délégation accueillie á Mboukou 2. De gauche á droite: Luca Consantino, François Ibovi et André Raphael Loemba.

Écoles, Centres de santé intégrés, véhicules, puits d’eau potable… la richesse infrastructurelle congolaise vient de s’accroître, grâce à la Fondation eni-Congo, qui a cédé tous ses actifs  à la République du Congo. La cérémonie de cession a eu lieu, le 14 septembre 2013, à Pointe-Noire, entre, d’une part, les ministres François Ibovi (santé et  population) et André Raphaël Loemba (hydrocarbures), représentant le gouvernement congolais, et, d’autre part, M.  Phillippo Uberti, secrétaire général de la Fondation Eni, en présence de Mme Fatoumata Binta Diallo, représentante de l’O.m.s au Congo, M. Luca Consentino, directeur général de Eni Congo, et des autorités locales du département du Kouilou, dont le préfet Fidèle Dimou et le sous-préfet de Hinda, M. Fayette Mikano. 

Bien avant la cérémonie de cession des actifs à l’Etat congolais, la délégation gouvernementale et celle de la Fondation Eni, ont effectué, dans la matinée, une visite des infrastructures concernées par la cession dans les villages de Siala, Mboukou et Tchitondi ainsi qu’à la base industrielle de la société Eni Congo, au site on shore de Mboundi. Au cours de cette visite, les autorités  congolaises ont, effectivement, constaté les réalisations de la Fondation Eni.

Plus question pour les quatre cents habitants de Siala, village du district de Hinda, d’effectuer la corvée de descendre, chaque jour, au fond d’une vallée, pour aller chercher l’eau de la rivière qui y coule. Le village est desservi en eau potable, grâce à un château d’eau de 6 mètres-cubes construit par la Fondation Eni, qui a aussi installé des fontaines dans certains coins du village, comme pour «rapprocher davantage les populations de l’eau», selon l’expression de M. Marc Nkoko, un des responsables de la société Eni Congo. 

Le ministre François Ibovi s’est réjoui de cette réalisation et a recommandé aux bénéficiaires de  veiller, quotidiennement, à la potabilité de l’eau et à sa bonne gestion.

Pour leur part,  les habitants du village Tchitondi sont satisfaits de la réhabilitation de leur école par la Fondation Eni. Aujourd’hui, ils ont un établissement scolaire moderne, flambant neuf, qui offre à leurs enfants les meilleures conditions d’études, et des logements convenables pour les enseignants.  

Le projet intégré  de Hinda

Par ailleurs, dans le souci de promouvoir le développement socio-économique des communautés voisines de ses installations (site on shore de Mboundi) sur le territoire du district de Hinda, la Fondation a doté de nombreux villages en infrastructures de base, à travers  un projet intitulé: «Projet intégré Hinda» (P.i.h). 

Démarré en 2011, le P.i.h couvre une zone de 4000 Km², soit vingt-deux circonscriptions administratives incluant une cinquantaine de villages, pour une population évaluée à plus de  25.000 habitants. Grâce au P.i.h, des villages de Hinda sont, aujourd’hui, pourvus de Centres de santé intégrés (C.s.i), dont celui de Mboukou. Cinq écoles sont déjà prêtes sur les dix qui figurent dans l’agenda de ce projet. Une politique sociale dont le but est d’augmenter le taux de scolarisation dans la zone du P.i.h. Douze forages d’eau sont déjà opérationnels sur la cinquantaine envisagée. «Au travers du Projet intégré Hinda (P.i.h), Eni Congo se place en véritable partenaire dans l’amélioration des conditions de vie des populations et contribue ainsi à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement», a dit Luca Consentino, le directeur général de Eni Congo, dans son mot de circonstance.

C’est ce patrimoine constitué par toutes ces réalisations sociales que la Fondation Eni a cédé, le 14 septembre 2013, à l’Etat congolais, à travers le Ministère de la santé et de la population. Visiblement satisfait, le ministre François Ibovi a adressé de vifs remerciements à la Fondation Eni, tout en prenant la ferme résolution de bien gérer ce précieux patrimoine, pour le bien de la population. Une satisfaction légitime, puisque son département ministériel est le principal bénéficiaire du patrimoine d’Eni Fondation au Congo. 

Le ministre Ibovi a invité  les autres entreprises installées au Congo, à suivre l’exemple de la société Eni. «Merci à la Fondation Eni qui s’en va. Merci à Eni Congo de continuer, même en l’absence de la fondation, de soutenir le Ministère de la santé et de la population, dans sa lourde tâche de mettre en œuvre la politique du chef de l’Etat dans le domaine de la santé. J’espère que son exemple de générosité ou de philanthropie à l’égard du peuple congolais sera suivi par d’autres entreprises installées en République du Congo. Je voudrais aussi espérer que les activités en cours connaîtront toujours son attention particulière et qu’il nous accompagnera aussi dans d’autres initiatives qui nous permettront de relever, chaque fois que c’est possible, le niveau de notre système de santé», a indiqué le ministre Ibovi. «Le gouvernement s’engage à poursuivre les activités que la Fondation Eni  transfert à la République du Congo, à travers le Ministère de la santé et de la population. Je voudrais  rassurer Eni Congo de ce que le ministère veillera à ce que ce matériel soit utilisé à bon escient», a-t-il poursuivi.

Un engagement pour un développement socioéconomique local pérenne

Eni Fondation s’en va. Mais, c’est la société Eni Congo qui poursuivra ainsi ses activités sociales qui prévoient la continuation des stratégies de vaccination mobile dans les zones les plus reculées du département du Kouilou, et dans le département de la Cuvette. Mais, le P.i.h va bien au-delà du seul secteur de la santé: il va réhabiliter des écoles, construire des forages pour l’accès à l’eau potable, booster la production agricole, à travers les «champs-écoles» et la construction d’un centre d’apprentissage de techniques de plantation des essences vivrières (maniocs) avec une banque de semences.

En matière d’énergie, Eni Congo se chargera de connecter les villages à sa base de Mboundi où l’électricité est déjà disponible. 

Si le Congo a plusieurs partenaires dans le domaine du développement social, la Fondation Eni doit être l’un des plus sûrs. Tant elle a déjà fait ses preuves dans l’accompagnement du Congo dans l’exécution de ses différentes politiques de développement sanitaires.  Grâce au projet «Kento Mwana», plus de 1.153 femmes, dont 430  enfants, ont suivi tout le protocole de prévention contre  la transmission du V.i.h-sida de la mère à l’enfant. Le projet «Salissa Mwana», quant à lui, a permis l’acquisition de plus de 446.226 doses de vaccin, faisant ainsi monter la couverture vaccinale de 60 à 83%. Ces deux projets phares résultent de la signature, en 2009, d’une convention de partenariat entre le Ministère de la santé, le C.n.l.s (Centre national de lutte contre le sida) et la Fondation Eni.

Par Jrang An@go.

dimanche 22 septembre 2013

CoopĂ©ration Congo-Pologne : Une dĂ©lĂ©gation d’hommes d’affaires polonais en visite de travail au Congo

Photo : Mme Beata Stelmach

Dans le cadre du renforcement de la coopération entre la République du Congo et la République de Pologne, une délégation de dix-huit hommes d’affaires polonais, conduite par Mme Beata Stelmach, vice-ministre polonais des affaires étrangères, est arrivée à Brazzaville, mercredi 18 septembre dernier. Durant son séjour congolais, la délégation polonaise va s’entretenir avec plusieurs membres du gouvernement. Elle a pris part au forum économique regroupant les hommes d’affaires congolais et polonais, à Pointe-Noire, jeudi 19 septembre dernier. Devant la presse, la vice-ministre Beata Stelmach a, au nom de la délégation de son pays, annoncé la tenue, en novembre prochain, en Pologne, des journées économiques du Congo. 

La visite de travail de la délégation polonaise intègre la politique du gouvernement polonais à promouvoir les relations économiques entre la Pologne et l’Afrique. Le Congo-Brazzaville est en bonne place, parmi les pays africains qui intéressent la Pologne, pour un partenariat «avantageux».

Lors d’une visite de travail à Varsovie, capitale de la Pologne, du 26 au 28 mai dernier, pour présenter le Congo et ses potentialités économiques aux autorités et hommes d’affaires polonais, le ministre d’Etat Gilbert Ondongo, ministre de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration, avait invité les hommes d’affaires polonais à investir au Congo, en les rassurant que la sécurité y existe.

A cette occasion, Mme Beata Stelmach avait exprimé la détermination du gouvernement polonais à faire que la coopération entre la Pologne et le Congo s’intensifie, notamment dans l’industrie et  l’énergie. La partie polonaise se proposant de renforcer les capacités de production de l’électricité par la réalisation de deux projets de barrages, Sounda et Cholet, auxquels les autorités congolaises tiennent beaucoup et dont la construction accélérait l’industrialisation du pays. L’industrie lourde, les mines, les nouvelles technologies, l’agriculture et la formation technique, professionnelle et qualifiante sont autant de domaines possibles de coopération entre les deux pays.

A cet effet, deux grands axes possibles au niveau des échanges étaient explorés: l’axe d’Etat à Etat, d’une part, et entre les entreprises congolaises et polonaises, d’autre part. Le schéma d’Etat à Etat comporterait trois directions possibles:
 - un partenariat dans le domaine de l’éducation, tant au niveau universitaire qu’au niveau des instituts de formation professionnelle ou centres de recherches spécialisés;- un accompagnement dans la modernisation de l’Etat, notamment par l’informatisation de l’administration publique; Le schéma des entreprises reposerait sur deux engagements majeurs des deux Etats:
 - l’Etat congolais aurait la responsabilité de faciliter l’installation des entreprises polonaises au Congo;
 - l’Etat polonais encouragerait les entreprises polonaises à investir au Congo. Les deux Etats mettraient en place des accords de non double imposition et de protection mutuelle des investissements. 

A son arrivée à l’aéroport international Maya-Maya, à Brazzaville, Mme Beata Stelmach a indiqué à la presse que le Congo et la Pologne partagent plusieurs points en commun, notamment dans le secteur financier. Une telle convergence d’idées est nécessaire à la consolidation des rapports entre les deux pays.

A Pointe-Noire, le forum économique a été ouvert par Mme Beata Stelmach, en présence de Raphaël Mokoko, ministre délégué, chargé du plan et de l’intégration. Signalons que la visite de la délégation polonaise fait écho à l’entrevue qu’avait eue le ministre d’Etat Gilbert Ondongo, en mai dernier, en Pologne, avec Janus Piechocinski, vice-premier ministre, ministre de l’économie, sur les nouvelles bases de coopération.

Par Jrang An@go.

vendredi 20 septembre 2013

Australie : Le Congo Ă  l’honneur, Ă  la confĂ©rence internationale sur l’industrie miniĂšre «Africa down under»

Photo : Le staff de la société Equatorial Ressources Ltd.

Comme chaque année depuis dix ans, la conférence internationale sur l’industrie minière «Africa down under» s’est tenue dans la ville australienne de Perth, du 28 au 30 août 2013. Le Congo y était à l’honneur, à travers les deux sociétés minières dont les projets sont à maturité. Il s’agit de Congo Mining, présente par le biais de sa maison mère, la société australienne Equatorial Ressources Ltd, tout comme Congo Iron était présente à travers sa société mère, Sundance Ressources Ltd.

Les deux sociétés ont tenu des stands lors de la conférence et présenté leurs projets en cours au Congo. Le Ministère de la Géologie et des Mines y étaient représenté par M. Freddy Itoua-Gamporo, Chef de service de la Coopération au Cabinet du Ministre des mines, et M. Fiacre Urbain Opo, géologue et Attaché au Conseiller aux mines du Ministre.

Comptant parmi l’un des plus importants événements de l’industrie minière internationale axée sur l’Afrique, le rendez-vous de cette année a drainé une grande participation de délégués venus de plusieurs pays à travers le monde, ce qui traduit  la forte confiance de l’industrie dans l’avenir du secteur minier en Afrique.

M. John Welborn, Président Directeur Général de Congo Mining, y a fait une communication pour présenter les deux projets que réalise Congo Mining, notamment le projet d’exploitation de fer Mayoko-Moussondji, dans le département du Niari, et le projet Badondo, dans le département de la Sangha. Mettant l’accent, à travers des images et des commentaires, sur la volonté du Président de la République, Son Excellence Denis Sassou Nguesso et de son Gouvernement, dans la construction des infrastructures de base, M. John Welborn a montré comment le pays est en train de se transformer, avec comme résultat l’amélioration des conditions de réalisation des projets comme ceux de sa société.

Il a loué le cadre juridique établi à partir de 2005, par le Gouvernement, à travers le Ministre des Mines et de la Géologie, M. Pierre Oba, notamment le Code des mines qui simplifie les procédures administratives dans l’acquisition de titres miniers, avec des modalités fiscales favorables pour les sociétés minières. Ce qui exerce un grand attrait sur les investissements directs étrangers dans le pays. Aujourd’hui, 102 permis de recherches ont été attribués à 53 sociétés. Les grandes sociétés minières investissent aujourd’hui en République du Congo, grâce à un contexte national encourageant. En cherchant à développer le secteur minier, le Gouvernement met l’accent sur la création d’emplois et le développement des infrastructures de base.

Le PDG de Congo Mining a ensuite présenté Mayoko-Moussondji, un projet qui représente une mine aux ressources totales de 767 millions de tonnes avec une teneur de 31,9% de fer, incluant des ressources d’hématite (dure et légère) de 101,8 millions de tonnes avec une teneur en fer de 40,6%. Selon l’étude technique, réalisée par la société «Worley Parsons», la production initiale de ce projet s’élève à deux millions de tonnes par an, pour une durée initiale de 23 ans. 

Parlant de la responsabilité sociétale, M. John Welborn a indiqué que sa société s’est engagée à respecter le standard le plus élevé de la responsabilité sociétale et de développement durable dans la réalisation de ce projet. Elle a soumis au Gouvernement de la République, en 2010, une charte de développement durable, après les études d’impact sur l’environnement réalisé avec la participation des consultants locaux.

La communication de M. John Welborn a porté aussi sur le Projet Badondo, dont les premières recherches, à travers une campagne de forages exploratoires, démarrée au deuxième semestre de 2012, sont très prometteuses.Signalons que pendant la conférence, la délégation congolaise a visité le «Head Quarter», (siège) de la société Equatorial Ressources Ltd.

De retour à Brazzaville, dans le souci de faire avancer le projet et respecter les délais retenus, une équipe technique, composée des techniciens de la société «Worley and Parson» spécialisés dans les infrastructures minières et qui est partenaire de Congo Mining, a eu une séance de travail avec le CFCO (Chemin de Fer Congo-Océan) et le PAPN (Port Autonome de Pointe-Noire) sur l’utilisation des infrastructures ferroviaires et portuaires existantes. 

Par Jrang An@go.

samedi 14 septembre 2013

Journée africaine de la médecine traditionnelle : Développer la médecine traditionnelle par la recherche

Photo : Benjamin Ossombo visitant les stands en compagnie d'Elira Dokekias

La République du Congo a célébré, le 10 septembre 2013, la journée africaine de la médecine traditionnelle, sous le thème: «La recherche et le développement en médecine traditionnelle». Patronnés par Benjamin Ossombo, conseiller administratif et juridique du ministre de la santé et de la population, les festivités marquant la commémoration de la 11ème journée de la médecine traditionnelle ont eu lieu à l’auditorium du C.h.u.b (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville), en présence du Pr Alexis Elira Dokekias, directeur général de la santé, etc. 

Une exposition vente des produits de recherche de la médecine traditionnelle a attiré les curieux et les malades qui n’ont pas hésité à mettre leurs mains dans la poche.

Prévue le 31 août de chaque année, la journée africaine de la médecine traditionnelle a été finalement célébrée dans notre pays avec retard. Pour le conseiller Benjamin Ossombo, ce retard est dû, d’une part, à la tenue de la conférence des ministres de la santé de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale), et, d’autre part, à la 63ème session du comité régionale de l’O.m.s-afro, tenue du 2 au 6 septembre, à Brazzaville.

Justifiant le choix du thème de la 11ème journée de la médecine traditionnelle, l’orateur a fait savoir qu’il correspond non seulement aux objectifs de la politique nationale du Congo dans le domaine de la médecine traditionnelle, mais aussi, aux préoccupations exprimées par les ministres de la santé, au cours du dernier comité régional de l’O.m.s-afro.

En effet, depuis 2000, la médecine traditionnelle fait partie intégrante des systèmes de santé des pays africains. Car, réunis à Abuja, au Nigeria, les chefs d’Etat africains avaient adopté la déclaration de l’Organisation de l’unité africaine dans laquelle la médecine traditionnelle a été identifiée comme une priorité devant faire l’objet de recherches.

D’après les estimations de l’O.m.s, près de 70% des populations vivant dans la région africaine ont recours à la médecine traditionnelle, pour leurs besoins en soins de santé.

Conscient du fait que le Congo possède un massif forestier très riche en plantes médicinales et une flore aux vertus inestimables dans le traitement de diverses pathologies, Benjamin Ossombo estime que le pays peut espérer atteindre les objectifs fixés dans la politique nationale de la médecine traditionnelle adoptée en 2006 et revue en 2012. Selon lui, l’ambition du chef de l’Etat de faire du Congo un pays émergent, en 2025, ne va pas sans l’apport de la médecine traditionnelle. Néanmoins, le conseiller administratif et juridique du ministre de la santé a pensé que celle-ci ne doit pas rimer avec charlatanisme et amateurisme.

A cet effet, il a invité les acteurs, les professionnels de la santé, chercheurs et herboristes à s’investir pleinement dans le but de sauver les vies humaines par le développement de la médecine traditionnelle. Les défis auxquels les ministres de la santé font face, dans le cadre du renforcement du rôle de la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé de leurs pays, sont encore nombreux: le contrôle de la qualité et l’assurance des produits de la médecine traditionnelle; la recherche-développement qui est encore dans une phase d’initiation et qui ne permet pas de générer des bases factuelles, l’efficacité et la qualité des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle; la propriété intellectuelle qui n’est pas garantie; la réglementation des pratiques et des produits de la médecine traditionnelle encore insuffisante; l’utilisation peu rationnelle des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle dans la région africaine.

En dépit de ces insuffisances, Benjamin Ossombo a indiqué que plusieurs Etats africains ont fait des progrès qui se sont traduits par l’intégration des pratiques de la médecine traditionnelle dans les paquets essentiels de santé et l’introduction des enseignements y relatifs dans les écoles de santé.

Par Jrang An@go.

mercredi 11 septembre 2013

MinistĂšre des affaires fonciĂšres et du domaine public : ProtĂ©ger les emprises et les rĂ©serves fonciĂšres de l’Etat sur le tronçon Brazzaville-Ollombo

Photo : La délégation, pendant le lancement de l’opération.

Le ministre des affaires foncières et du domaine public, Pierre Mabiala, a procédé, mercredi 5 septembre 2013, au lancement officiel de l’opération «protection et préservation des emprises et des réserves foncières de l’Etat attenantes à la route nationale n°2, tronçon Brazzaville-Ollombo». La cérémonie de lancement de cette opération s’est déroulée à Kintélé (18 Km, Nord de Brazzaville), en présence des préfets du Pool et des Plateaux, des sous-préfets et administrateurs-maires des communautés urbaines des deux départements, ainsi que du président de la fédération des terriens du Congo, Aristide Mampouya. 

Par cette opération, le ministre Pierre Mabiala interpelle les occupants anarchiques des emprises de la route nationale n°2 à une conscience patriotique, car ces emprises sont «spécialement aménagées pour une meilleure circulation des personnes et des biens». Malheureusement, après la construction de diverses infrastructures routières, les espaces désenclavés sur fonds public sont systématiquement pris d’assaut par des occupants anarchiques, au mépris des règles de sécurité des riverains eux-mêmes, ainsi qu’au détriment des normes de maintien et de durabilité de ces ouvrages.

«Pour y remédier et afin de garantir par l’état de l’accessibilité et de l’utilisation durable des terres qui jouxtent les autoroutes, les routes nationales et départementales, le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a, conformément à l’esprit et la lettre de la réforme foncière de 2004, pris trois décrets», a-t-il indiqué. Il s’agit, notamment, du décret 2011-549 du 17 août 2011 fixant les modalités d’occupation des emprises des autoroutes, des routes nationales et départementales; du décret 2011-550 du 17 août 2011 fixant les modalités d’attribution des réserves foncières de l’Etat attenantes aux emprises des autoroutes, routes nationales et départementales et du décret 2011-551 du 17 août 2011, portant classement des terrains ruraux attenants aux emprises des autoroutes et des routes nationales et départementales. 

Le premier décret fixe le mécanisme de gestion des emprises des voies terrestres, c’est-à-dire de la bande de terre dont la largeur varie entre 40 et 100 mètres, le long des accotements, selon qu’il s’agisse des routes nationales et départementales, d’une part, ou des autoroutes, d’autre part. L’emprise d’une route se définit comme l’espace foncier qui jouxte la chaussée et qui est destiné à accueillir des installations susceptibles de garantir la fluidité du trafic, tout en formant un périmètre de sécurité pour les usagers. Ces dépendances du domaine public de circulation sont réduites à dix mètres, lorsqu’elles traversent les agglomérations de plus de 30.000 habitants. Conformément à la loi n°9-2004, portant code du domaine de l’Etat, l’occupation de ces emprises a lieu par voie d’autorisation expresse d’occuper, accordée aux personnes physiques et morales de droit privé, lorsque la compatibilité de cette occupation avec l’objet du domaine public de circulation est établie. 

Le deuxième décret autorise le classement des fonds de terre contigus aux emprises. Ces espaces de terre incorporés dans le domaine de l’Etat sont constitués des réserves foncières de l’Etat qui s’étendent de part et d’autre de la route et parallèlement à celles-ci, au-delà des emprises, à une profondeur de 200 mètres. Faut-il préciser que ces réserves foncières peuvent être destinées à abriter des activités industrielles, agricoles, commerciales, touristiques et autres. Mais, à distance réglementaire et viabilisée par le passage des routes, les terres rurales non utilisées et non exploitées sont la propriété de l’Etat, telle est la substance du troisième et dernier décret.

Par Jrang An@go.

samedi 7 septembre 2013

DĂ©partement de Pointe-Noire : Le gouvernement rĂ©ussira-t-il Ă  mettre fin Ă  l’occupation anarchique du domaine forestier d’E.f.c?

Photo : Les champs d’eucalyptus d’E.f.c à Pointe-Noire.

Le conseil des ministres du 8 août dernier avait mis en évidence l’occupation anarchique du domaine forestier de la société E.f.c (Eucalyptus fibres du Congo), qui menace l’avenir de cette société et partant, les plus de trois mille emplois (quatre cents directs et plus de deux mille cinq cents indirects) qu’elle compte. C’est pourquoi, il avait recommandé, entre autres, la récupération du domaine spolié, la surveillance permanente du massif forestier d’E.f.c, la poursuite judiciaire des propriétaires terriens y ayant vendu des parcelles de terrain et l’annulation des titres fonciers acquis sur ces terrains.

Suite à la décision du conseil des ministres, une délégation gouvernementale, comprenant les ministres Henri Djombo (économie forestière et développement durable), Pierre Mabiala (affaires foncières et domaine public) et Zéphirin Mboulou (intérieur et décentralisation), a effectué, il y a quelques semaines, un séjour de travail à Pointe-Noire, pour s’enquérir de la situation. A l’issue d’une réunion avec les autorités politico-administratives locales, une commission de suivi de cette situation a été mise en place. 

Présidée par le préfet de Pointe-Noire, Alexandre Honoré Packa, cette commission comprend le maire de la ville, Roland Bouiti-Viaudo, le préfet du Kouilou, Fidèle Dimou, le commandant de la zone militaire de défense n°1, le général Jean Ollessongo Ondaye, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pointe-Noire, etc. Elle a pour mission d’exécuter les décisions prises par le conseil des ministres, pour sauver le massif forestier  de la société E.f.c. Pour ne pas brusquer les choses, la commission a choisi d’aller par étape. Actuellement, elle se trouve à l’étape de la sensibilisation des occupants de parcelles de terrain dont certains ont déjà même construit des maisons. Car, l’application des ces décisions gouvernementales implique la destruction de plus d’un millier de bâtiments déjà existant.

Le domaine forestier d’E.f.c spolié concerne trois sites: Mongo-Kamba/Vindoulou, Patra et Mongo-Mpoukou.  Sur ces trois sites, ce sont de nombreuses personnes physiques et morales (entreprises) qui y ont déjà acquis des parcelles de terrain auprès de propriétaires fonciers, et y ont construit des maisons ou les ont mises en valeur.

Les acquisitions datent, pour certaines, de plus d’une décennie, entendu que c’est au lendemain de la guerre civile de 1997 que la ville de Pointe-Noire a connu un boom démographique ayant entraîné son extension et donc une ruée vers les parcelles de terrain dans ces domaines. Les lotissements ont été faits avec le concours des services techniques de l’Etat, qui ont délivré des permis d’occuper et même des titres fonciers… 

Depuis 1998, plus de 9.000 hectares de plantations d’eucalyptus, appartenant à E.f.c, sont déjà occupés de façon anarchique, sur les 42.000 hectares acquis, au départ. Aujourd’hui, les mesures préconisées par le gouvernement suscitent des remous sociaux. Les citoyens qui y ont, déjà, construit leurs maisons n’entendent pas perdre le fruit de leur dur labeur. Plus d’un millier de familles sont concernées par cette situation. D’où la complexité de la décision du gouvernement de les déguerpir. Le gouvernement aurait pu agir plus tôt, pour protéger ce patrimoine. Après avoir été laxiste, pendant des années, et laissé les citoyens s’installer, le voilà qui se réveille, crie-t-on, dans la ville. Certaines personnes pensent qu’il est possible d’octroyer d’autres terres à l’E.f.c et ce n’est pas ce qui manque dans les environs de Pointe-Noire.

Par Jrang An@go.