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jeudi 15 août 2013

Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude : Le Congo bon élève dans l’application de la convention africaine contre la corruption

Photo : Jean-Baptiste Elias livrant ses impressions, en présence de Laurent Tengo, après la séance de travail.

Le Béninois Jean-Baptiste Elias, président de la convention de l’Union africaine sur la prévention de la corruption et les infractions assimilées et président du réseau des organes de lutte contre de la corruption de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), a séjourné à Brazzaville où il a eu une séance de travail avec les membres de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, au siège de ladite commission, à Brazzaville, jeudi 25 juillet 2013.

Au terme de cette séance de travail, il a indiqué que le Congo est un bon élève dans l’application de la Convention africaine sur la corruption.La séance de travail que Jean-Baptiste Elias, qui avait à ses côtés, Laurent Tengo, secrétaire permanent de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, a eue à Brazzaville avait connu aussi la présence des représentants des Ministères, de certaines structures publiques, du secteur privé, de la société civile et des médias. Les échanges ont porté sur l’application de la convention de l’Union africaine sur la prévention de la corruption et les infractions assimilées.

C’est dans le cadre du suivi de l’application de la Convention africaine sur la corruption que Jean-Baptiste Elias a effectué un séjour en terre congolaise, pour se rendre compte du niveau de l’application de cette convention dans notre pays. L’article 22 de la convention prévoit un mécanisme de suivi de l’application de cette convention dans les pays signataires. Au cours des échanges, le président du Conseil de l’Union africaine sur la corruption et les infractions assimilées a reconnu que le Congo est dans une bonne phase de l’application de ce texte; qu’il est dans une bonne voie pour la domestication de la convention de l’Union africaine. Plusieurs dispositions de la convention ont été mises en application.

Des mesures législatives et bien d’autres ont été adoptées, notamment la loi n°5-2009 du 22 septembre 2009 sur la corruption, la concussion, la fraude et les infractions assimilées. Le pays dispose de plusieurs textes législatifs et réglementaires, dont les codes forestier, minier et des marchés publics. Le cadre institutionnel existe avec la création, en juillet 2004, de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude et, en 2007, avec la création de l’Observatoire anti-corruption.

Toutes ces mesures montrent que la République du Congo s’est résolument engagée dans la lutte contre les antivaleurs et les pratiques malsaines dans la gestion des affaires publiques. Il faut signaler que le Congo a signé la convention, le 27 février 2004. Il l’a ratifiée, le 31 janvier 2006 et a déposé les documents de ratification, le 24 avril 2006. Cette convention est entrée en vigueur, le 5 août 2006. «Vous savez que, malheureusement, la corruption est un fléau mondial, qui sévit partout. Mais, dans les autres pays, ce fléau sévit à un moindre degré. L’Afrique, malheureusement, avait pris une proportion très inquiétante, dans l’extension de ce fléau.

C’est pourquoi, les chefs d’Etat et de gouvernement ont compris la nécessité de faire quelque chose, pour que l’on puisse mobiliser des ressources, au niveau interne, pour réaliser des projets de développement durable, pour nos générations futures. La prévention a un rôle capital à jouer. Voila pourquoi, la convention est chargée de prévenir la corruption. Ensuite, quand il y aura des dérives et que des cas de corruption se seront rendus avérés, il faudrait sanctionner.

Le règne de l’impunité doit cesser, pour permettre à ce qu’une prise de conscience au niveau de la prévention puisse se faire, afin que les gouvernements puissent disposer des moyens suffisants, pour faire des politiques de développement à l’échelle de l’ambition de chaque pays», a dit Jean Baptiste Elias.

Par Jrang An@go.

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