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vendredi 28 juin 2013

Partenariat : le Congo et le Maroc sont prĂȘts Ă  dĂ©velopper leurs relations Ă©conomiques

Photo : L'accueil des entrepreneurs marocains.

La Caravane marocaine de partenariat est arrivée à Pointe-Noire le 27 juin avec près de cent entrepreneurs qui vont échanger pendant deux jours avec leurs homologues congolais

Conduite par Abdel Kader Amara, ministre marocain de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, la délégation marocaine a été accueillie par Claudine Munari, ministre du Commerce et des approvisionnements.

« Vous avez un pays magnifique. Les relations politiques entre nos deux pays sont fraternelles. Elles doivent être consolidées par des relations économiques. Notre mission est économique avec une centaine d'entrepreneurs marocains qui ont fait le déplacement justement pour travailler avec leurs collègues et homologues congolais sur deux axes principaux. Ils vont travailler en ateliers thématiques sur un certain nombre de thèmes (BTP, pharmacie, grande industrie, etc.) ; l'autre axe est celui du "B to B" qui va permettre à ces entrepreneurs de discuter avec leurs homologues pour voir quelles sont les opportunités qu'offre votre pays et quelles sont leurs possibilités et les opportunités d'affaires qui peuvent se dégager.

Nous sommes dans une dynamique dans notre pays et nous pensons que vous y acheminez également. Nous pensons que le secteur privé devrait jouer un rôle important dans le développement du pays. Cela ne peut se faire que quand un certain nombre d'opportunités d'affaires sur lesquelles il faut travailler se dégagent », a indiqué Abdel Kader Amara, exprimant sa volonté de « faire fructifier [les] relations »entre les deux pays. 

« Je vais exposer à Madame la Ministre du Commerce ce que nous avons au Maroc comme savoir-faire, notamment dans le domaine de l'industrie, du tourisme, de l'agriculture et des énergies. J'écouterai avec intérêt les desiderata de la partie congolaise. Nous sommes prêts à partager notre savoir-faire avec nos amis congolais », a précisé le ministre, évoquant un partage « sans aucune forme de compensation » dans des domaines techniques. « Ce transfert technologique aiderait le pays à tirer profit de ce qu'il a comme potentialités de croissance », a-t-il conclu.

La Caravane marocaine de partenariat a fait escale dans seize pays durant ces quatre dernières années. Son objectif est de développer le commerce et la coopération en Afrique.

Par Jrang An@go.

samedi 22 juin 2013

Transport aĂ©rien : Nouvel Air Congo se dote d'un nouvel avion

Photo : L'avion MA 60.

Ce nouvel aéronef a été  réceptionné le 20 juin à Brazzaville, par le ministre des Transports, de l'Aviation civile et de la Marine marchande, Rodolphe Adada. L'avion acquis permettra à la compagnie Nouvel air Congo de renforcer son trafic dans la desserte aérienne de l'hinterland

De type MA 60, cet avion de nouvelle génération offert par la société chinoise AVIC international, est équipé des dernières technologies électroniques. D'après les caractéristiques techniques rendues publiques, le nouvel aéronef est doté d'une capacité d'embarquement allant de 52 à 60 sièges, d'une vitesse de croisière maximum de 514 km/heure, et d'une vitesse de croisière économique de 430 km/heure.

L'appareil jouit d'une autonomie avec charge maximale de 1 600 km et d'une autonomie avec plein carburant de 2 450 km par heure, pour une altitude maximale opérationnelle déterminée à 7 620 m. Hormis ses deux moteurs turbopropulseurs très performants et de nouvelle génération, le MA 60 est également pourvu des moteurs Pratt et Whitney PW 127, de fabrication canadienne, avec des hélices 247 F de Hamilton Sundstrand. Ce nouvel aéronef a atteint vraisemblablement le niveau de performances des meilleurs avions de transport régional actuellement dans cette sa catégorie.

Il pourra être converti sans inquiétudes, en un cargo ou en avion VIP.L'acquisition de cet avion fait suite à celle de deux autres livrés en 2005 et 2006, et s'inscrit dans la politique du gouvernement d'améliorer les conditions du transport aérien au Congo. « La desserte aérienne de l'hinterland est une préoccupation du gouvernement dans son souci d'améliorer les problèmes de déplacement des populations. C'est donc en vue de desservir les aéroports construits que le gouvernement a décidé d'acquérir ces avions modernes de type MA 60 dont les deux premiers ont été livrés en 2005 et 2006 », a déclaré le ministre.

Félicitant la société AVIC international pour avoir formé les cadres congolais aux métiers du transport aérien, Rodolphe Adada a annoncé la construction au Congo, d'un centre de maintenance des avions, capable de traiter les aéronefs jusqu'à la catégorie du Boeing 737 de nouvelle génération. 

La réception de l'avion s'est tenue en présence du chargé d'affaires de l'ambassade de Chine au Congo, Liu Cun Xiao, et du vice-président de la société AVIAC International, Xu-Bo. 

Par Jrang An@go.

jeudi 20 juin 2013

Partenariat : le Congo entend promouvoir le secteur privé hors pétrole

Photo : Mohamadou Hayatou avec le président de la chambre de commerce.

La restructuration du Programme d'appui à la diversification de l'économie (Pade) a été au centre des échanges entre le président de la chambre de commerce, Paul Obambi, et le spécialiste en finance et développement du secteur privé de la Banque mondiale (BM), Mohamadou Hayatou, le 18 juin à Brazzaville

Ce programme fera l'objet d'une révision dans le but d'améliorer le climat des affaires au Congo et de développer le secteur privé hors pétrole. « La chambre de commerce est un partenaire stratégique, car elle représente le noyau dur du secteur privé. Nous allons travailler en partenariat en vue de renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises (PME) », a déclaré Mohamadou Hayatou.

Prévue pour la fin du mois de juillet, cette réforme concerne quatre secteurs clés, notamment : la transformation du bois, l'agro-industrie, le transport et la logistique, enfin, le secteur minier. Le projet se résume en deux composantes : l'amélioration du climat des affaires dans la réforme du secteur privé, ainsi que l'appui au développement des PME en mettant en place un schéma directeur au Centre de formalités des entreprises.

Environ deux milliards seront déboursés par la BM pour financer les PME. Selon Mohamadou, ce chiffre pourrait être revu à la hausse vu l'importance du projet. Celui-ci vise à accompagner les entreprises dans leurs capacités managériales afin de multiplier la valeur ajoutée en créant des emplois.

Par Jrang An@go.

mercredi 19 juin 2013

Télécommunications : Congo Télécom présente son catalogue d'interconnexion aux fournisseurs d'accÚs à internet

Photo : M. Akouala, administrateur général de Congo Télécom.

Ce catalogue a été présenté le 17 juin à Brazzaville par l'administrateur général de Congo Télécom, M. Akouala, au cours d'une cérémonie solennelle

Ce catalogue d'interconnexion de Congo Télécom, dûment approuvé par l'Agence de régulation des postes et communications électroniques, couvre la période allant du 3 mai 2013 au 2 avril 2014. Il contient plusieurs services que la société propose aux opérateurs et exploitants des réseaux de télécommunications à partir d'un accès aux capacités internationales par liaisons à fibre optique sous-marine via le Wacs. Il offre aussi un accès à travers des liaisons urbaines et interurbaines sur le back bone en fibre optique.

Le système offre également plusieurs autres services, parmi lesquels les services de raccordement par des liaisons louées urbaines et interurbaines. Chacune des deux liaisons, composées de deux parties, propose des frais forfaitaires identiques, fixés à 1,2 million FCFA HT par mois, puis la redevance mensuelle qui, elle, est fixée à 100 000 FCFA HT par mois. Quant aux frais d'accès et tarifs des services internet, ils sont mensuellement payés, mais commencent à partir de 175 000 FCFA HT par mois et sur devis. La location paire de modems coûte 50 000 FCFA par mois et 120 000 FCFA par mois pour la location du routeur.

L'administrateur de Congo Télécom a précisé aux opérateurs que les coûts à payer variaient en fonction de la distance ou du périmètre de couverture voulu par l'opérateur. Avant d'ajouter que les montants proposés étaient à la portée de tous les opérateurs afin que le consommateur final, même le plus démuni, accède à internet, conformément aux objectifs du gouvernement. « C'est un catalogue que nous avons négocié avec le régulateur, l'institution qui régule ce secteur, les prix doivent donc obéir aux objectifs de l'État, à savoir faire en sorte que les coûts des services internet soient accessibles à tout citoyen », a indiqué l'administrateur de Congo Télécom.

Pour finir, le patron de Congo Télécom a assuré aux opérateurs que la fibre optique était prête à être livrée, on attend plus que le chef de l'État le lance officiellement.

Par Jrang An@go.

lundi 17 juin 2013

Pointe-Noire : une rencontre entre Itie et lycéens axée sur la gestion du pétrole

Photo : Une vue de l'assistance.

Organisée en collaboration avec la coalition congolaise « Publiez ce que vous payez », cette rencontre tenue à Pointe-Noire le samedi 15 juin a permis aux lycéens de cette ville de débattre avec l'Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) des questions liées aux ressources pétrolières, minières et gazières

En effet, il s'est agi d'un rendez-vous du donner et du recevoir, permettant aux jeunes élèves, futurs cadres du pays, de mieux assimiler les questions liées à la gestion du pétrole, ainsi que d'autres ressources naturelles, notamment les mines et le gaz. Cette rencontre était présidée par Christian Mounzéo, vice-président du comité exécutif de l'Itie Congo.

À travers des communications de Brice Makosso et M. Séraphin, respectivement secrétaire général de la commission diocésaine et secrétaire permanent de l'Itie Congo, les jeunes ont été largement édifiés sur les questions liées à la gestion du pétrole en général, surtout ces deux dernières années. Pour cela, quelques documents ont été mis à leur disposition, à savoir la réconciliation des paiements et des recettes pétrolières au titre de l'exercice 2010, le rapport de conciliation des paiements et des recettes extractives au titre de l'exercice 2011, ainsi que la réconciliation des revenus issus des industries extractives au titre de l'exercice 2011.

Pour Christian Mounzéo, le pétrole étant une ressource tarissable, il faut donc créer les conditions de l'après-pétrole : « Il serait temps de penser à l'après-pétrole, et comment faire bénéficier les générations futures de cette ressource naturelle. » Il est noté que le pétrole contribue pour plus de 80% du budget de l'État et cela avec une production journalière moyenne de 330 000 barils. Outre le pétrole, il s'ouvre de nouvelles opportunités dans le secteur des mines solides, constituant ainsi de perspectives encourageantes pour la République du Congo.

L'Itie est un processus par lequel tous les paiements des compagnies extractives, ainsi que toutes les recettes de l'État et ses démembrements générés par l'exploitation pétrolière, gazière et minière sont publiés dans des rapports indépendants et vérifiés. Elle vise à accroître la transparence des revenus en mettant à la disposition du public, de la communauté internationale et de la société civile le récapitulatif des versements effectués.

Quant à la coalition congolaise Publiez ce que vous payez, elle est une plate-forme des organisations de la société civile qui fait campagne pour la transparence des paiements et des recettes dans la gestion des revenus issus des industries pétrolières, gazières et minières. Elle vise également à la réduction de la pauvreté dans les pays riches en ressources naturelles et à la distribution équitable des revenus découlant de ces ressources à travers des projets de développement économique.

Par Jrang An@go.

samedi 15 juin 2013

Université Marien-Ngouabi : le code des marchés publics désormais disponible à la grande bibliothÚque

Photo : David-Martin Obami remettant un échantillon à Armand Moyikoua.

Le directeur général de l'Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), David-Martin Obami, a remis le 14 juin, des exemplaires de ce document au recteur de l'établissement, Armand Moyikoua

Le fonds documentaire de la grande bibliothèque universitaire de l'université Marien-Ngouabi vient de s'enrichir avec le nouveau code des marchés publics et ses textes d'application. Ce document, préfacé par le président de la République, a élaboré en collaboration avec les partenaires au développement. Le recteur de la seule université publique du Congo, qui nourrit l'ambition de faire de cette bibliothèque une structure de référence dans la sous-région, s'est félicité du geste de l'ARMP consistant à enrichir leur fonds documentaire qui en a besoin.

« Ce fonds documentaire est encore assez faible, avec seulement environ quinze mille ouvrages. Il doit être renfloué, et je crois que votre don a contribué effectivement à renflouer cette bibliothèque. J'espère que votre générosité ne va pas s'arrêter là, vous allez peut-être nous fournir d'autres documents en ce qui concerne le domaine particulier, mais sensible des marchés publics », a déclaré le professeur Armand Moyikoua, reconnaissant le caractère spécifique de ce don. 

Selon lui, la bibliothèque étant un des centres du savoir, les chercheurs pourront désormais trouver un document nécessaire réglementant les marchés publics au Congo. « Nous fonctionnons effectivement sur des bases documentaires bien écrites, bien rédigées et sur lesquelles nous devons désormais nous appuyer parce que la donne en ce qui concerne la gestion des affaires de l'État doit changer et doit s'appuyer sur des textes suffisamment précis », a conclu le recteur.

Justifiant la nature de son geste, le directeur général de l'ARMP a souhaité que ce don soit le début d'un partenariat entre son institution et l'université Marien-Ngouabi. « Nous voulons à partir d'aujourd'hui, sceller cette coopération avec l'université Marien-Ngouabi pour permettre aux étudiants chercheurs, tous ceux qui veulent savoir le cadre réglementaire dans lequel les marchés publics sont passés au Congo, de consulter ce document dans cette bibliothèque.

Nous nous sommes rendu compte que depuis un certain temps des travaux de recherche se font sur les marchés publics », a indiqué David-Martin Obami, précisant qu'il avait fait ce geste dans intérêt de l'université et du pays. 

Par Jrang An@go.

jeudi 13 juin 2013

Coopération : ouverture de la premiÚre commission mixte Congo-Turquie

Photo : Muge Varol Ilicak et Cyprien Sylvestre Mamina.

Les assises de Brazzaville qui se tiennent du 11 au 14 juin, sont un moment propice pour les experts des deux parties de poursuivre les négociations visant la mise en œuvre des projets identifiés lors de la visite du président congolais en Turquie les 15 et 16 novembre 2012

La rencontre obéit aux dispositions de l'accord commercial et de coopération économique et technique entre les gouvernements congolais et turc, signé à Brazzaville le 28 septembre 2000. Elle est également l'occasion de se pencher sur plusieurs points. Il s'agit entre autres du cadre de coopération bilatérale ; des questions commerciales et financières ; de la coopération économique, industrielle et technique ; et de la coopération socioculturelle et scientifique. Ainsi, les experts vont étudier la mise en œuvre des projets tels que l'ouverture d'une ligne aérienne entre Brazzaville et Ankara ; la construction d'une école turque dans la capitale congolaise ; et le montage financier mixte (Congo/Turquie) pour la construction de logements sociaux au Congo.

Dans son allocution, la directrice générale adjointe en charge de la coordination des Commissions mixtes au ministère turc de l'Économie, Muge Varol Ilicak, a indiqué que son pays avait décidé de se doter d'une vision de coopération axée sur l'intérêt réciproque avec ses partenaires. « Dans cette perspective, le Congo occupe une place importante dans la politique économique turque », a-t-elle souligné, ajoutant qu'Ankara était à tout point de vue décidé à augmenter le niveau des échanges commerciaux avec Brazzaville. 

Les relations commerciales turco-congolaises qui, depuis des années, étaient faibles, ont enregistré un accroissement remarquable l'année dernière. En effet, le volume du commerce bilatéral, qui était de 4 millions de dollars en 2000, s'est élevé à 104 milliards de dollars l'année dernière. Muge Varol Ilicak souhaite que les décisions de la rencontre de Brazzaville servent de « feuille de route de la coopération économique et commerciale durable entre le Congo et la Turquie » et contribuent considérablement à la mise en place des futurs projets ficelés en accord entre les deux parties. 

Ouvrant les travaux de cette grande commission mixte, le secrétaire général du ministère congolais des Affaires étrangères, Cyprin Sylvestre Mamina, a déclaré qu'il espérait, au regard de la qualité des experts, que « les résultats des assises soient à la mesure des attentes des gouvernements congolais et turc ».

Par Jrang An@go.

samedi 8 juin 2013

Banque : la Foire des banques pour favoriser les Ă©changes entre les professionnels du secteur et le public afin de comprendre le faible taux de bancarisation au Congo

Photo 1 : Le président de la Chambre de commerce, Sylvestre Didier Mavouenzela, coupe le ruban symbolique.

La première édition de la Foire des banques a été ouverte le 6 juin à Pointe-Noire par Sylvestre Didier Mavouenzela, président de la Chambre consulaire de la ville océane, représentant le maire de la ville, en présence de plusieurs autorités

L'activité organisée par la Société Khabor Informatique et Communication va réunir pendant trois jours les professionnels des banques, de micro finance, des assurances et le public, sur le thème « La bancarisation au Congo ». Cette session sera une occasion propice de dissiper les nombreux malentendus entre ces institutions et le public. « Khabor a réfléchi à une solution innovante et dynamique, à savoir une foire des banques.

Cette initiative permet aux banques, aux établissements financiers et d'assurance présents au Congo, de faire la promotion de leur secteur d'activité en vue d'étendre leur conquête sur toutes les couches sociales. Elle permet aussi à ces institutions d'exposer les produits qu'elles proposent auprès du grand public. Nous osons croire qu'à l'issue de cette foire, la banque ne sera plus un tabou ou un mystère comme autrefois », a déclaré Amen Kadie, commissaire générale de la manifestation.

La banque a souvent été présentée comme un espace réservé aux fonctionnaires, aux salariés, aux hommes d'affaires et personnes appartenant à une certaine classe sociale dite des nantis. « La Foire des banques ambitionne d'être un espace d'échanges entre partenaires qui se font mutuellement des reproches. Combien de fois n'a-t-on pas entendu que les banques ne finançaient pas les PME, et que les PME n'avaient pas de fonds propres, ne présentaient pas de garantie et ne disposaient pas d'informations fiables ? La Foire des banques est donc le moyen de dissiper ce malentendu », a renchéri Sylvestre Didier Mavouenzela.

Contrairement à certains pays d'Afrique de l'Ouest ou australe, le Congo est un pays faiblement bancarisé avec un taux avoisinant les 7 %. Inverser cette tendance sera le principal cheval de bataille des participants. Les principaux sujets abordés lors de tables rondes sont : « Comment relever le taux de bancarisation au Congo ? » ; « Comment les banques et les micros finances congolaises se préparent-elles à l'horizon 2025, au Congo pays émergent ? » ; et « Le rôle des assurances dans le développement du Congo ».

Les intervenants tels les banques, les micros finances, les assurances, la Chambre de commerce, d'industrie, d'agriculture et des métiers, ou encore l'association Pointe-Noire industrielle, et le Forum des jeunes entreprises du Congo, échangeront jusqu'au 8 juin avec le public.

Par Jrang An@go.

vendredi 7 juin 2013

FAO : trente décortiqueuses à riz octroyées aux agriculteurs congolais

Photo de circonstance

Les agriculteurs des départements du Pool, de la Sangha et de la Likouala ont bénéficié de cette dotation dans le cadre du projet « Sécurité alimentaire et nutritionnelle - volet production agricole » de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans le but d'améliorer la qualité du riz congolais et de l'exporter

A cet effet, les bénéficiaires du projet, coordonné par François Gona, ont suivi une formation, du 4 au 6 juin à Brazzaville, sur le montage et le fonctionnement de ces engins arrivés en pièces détachées, avec l'aide de deux techniciens indiens, Joshi Kiritkumar Jayantilal et Kathiriya Rameshkumar Parshottambhai.

Les décortiqueuses permettront non seulement aux agriculteurs d'améliorer la qualité de leur produit, mais également d'élargir leur chaîne de production. « La culture du riz est moins développée dans notre pays, car sa transformation se fait manuellement. Cette pratique nous causait d'énormes pertes. Grâce à ces machines, la qualité de notre riz sera meilleure. Le rendement aidera le Congo à limiter l'importation de cette denrée et à l'optimiser pour l'exportation », a indiqué Simon Mekou, un agriculteur de la Sangha.

Ces deux dernières années, les cultivateurs se plaignaient de la mauvaise qualité du riz transformé traditionnellement. Ils ont donc salué l'action de la FAO à travers ce projet. Cette initiative a un double objectif : d'une part, revaloriser la culture du riz au Congo, et de l'autre, améliorer les conditions de vie des populations rurales.

Par Jrang An@go.

mardi 4 juin 2013

Banque mondiale : les résultats du PDARP jugés satisfaisants

Photo : Les deux parties pendant la réunion.

Les deux parties se sont mises d'accord sur les progrès considérables réalisés pendant les deux dernières années, aussi bien en termes de décaissement que des résultats concrets et tangibles sur le terrain

Le gouvernement congolais et la Banque mondiale (BM) ont évalué le 1er juin, le niveau d'exécution des chantiers en construction dans le cadre du Projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes rurales (PDARP) mis en place depuis 2008. Le chargé du projet au niveau de la BM, Amadou Oumar Ba, a estimé le taux de décaissements à 95%.

Ce taux de décaissement a permis au PDARP de poser ses jalons, notamment dans la réhabilitation des pistes rurales et la construction des marchés. En effet, sur les 1 321 km de réhabilitation prévus au début du projet, 1 048 km ont été réceptionnés. Le reste des travaux en cours d'exécution seront terminés et réceptionnés d'ici au 30 juin prochain. Ce qui fera un taux d'exécution de 95% par rapport à l'objectif initial.

Au niveau des infrastructures de marchés, le projet avait prévu au départ la construction de vingt-quatre édifices. Actuellement, vingt-sept marchés ont été réceptionnés. Les travaux des neuf autres chantiers sont en cours d'exécution et seront réceptionnés avant le 30 juin. « Ce qui fera trente-six au total au lieu de vingt-quatre comme prévu. Le taux de réalisation sera de 150%, ce qui est extraordinaire », a encouragé Amadou Oumar Ba.

Le projet a aussi financé 841 microprojets au lieu des 800 sélectionnés au départ. Mais une partie de ces microprojets attend encore le deuxième financement. Parmi eux, vingt-neuf sont destinés aux peuples autochtones. Le PDARP a également offert des semences et des boutures aux cultivateurs. Il a ensuite réhabilité les stations piscicoles de Dzoumouna (département du Pool) et de Gamboma dans le département des Plateaux. Le Centre d'appui technique ovins-caprins d'Inoni Falaise, dans le Pool, a également été réhabilité dans le cadre de ce projet.

Au regard de tous ces projets réalisés et en cours de réalisation, la BM a demandé au gouvernement de verser sa contrepartie, en attente de programmation depuis le 30 avril 2012 au niveau du Trésor public. « Ce projet qui se clôture bientôt, a besoin de ces fonds pour continuer à fonctionner normalement », a souligné Amadou Oumar Ba.

La BM a aussi regretté le fait que l'enquête de clôture du projet confiée à l'Institut national de la statistique traîne. Selon l'institution financière internationale, cette enquête qui aurait dû se terminer au plus tard le 31 mai, pourrait être disponible début juillet. Elle permettra aux deux parties de se renseigner sur les indicateurs du projet et de prouver son impact sur les populations bénéficiaires.

Plus de 10 millions de dollars pour le financement additionnel

La BM a officiellement informé le gouvernement de sa contrepartie comptant pour le financement additionnel du PDARP pour une période de dix mois, à compter de janvier prochain. Le montant global est estimé à 10,5 millions de dollars, soit plus de 5 milliards FCFA. Cette somme est arrêtée sur la base des 2,5 millions de l'Association internationale de développement et des 8 millions de dollars restant dans la première partie du projet. Cette nouvelle contribution permettra aux deux parties de se concentrer davantage et de consolider les acquis du projet.« Nous avons besoin d'une confirmation assez rapide parce que cela dépend du montant total du financement confirmé. Nous voulons savoir comment répartir ce financement entre les différentes composantes », a indiqué le représentant de la BM.

Pour capitaliser les résultats engrangés par le PDARP, la BM a souhaité qu'il y ait une plus grande cohérence entre les différentes activités réalisées. La Banque mondiale a proposé le nouveau concept de pôles localisés de croissance agricole, centré autour de certains déterminants, notamment le développement des chaînes de valeur. Leur intérêt est d'aller à un niveau de productivité plus élevé dans les différentes filières. Il s'agit de quatre zones cibles : Brazzaville-Ngo ; Ngo-Owando ; Kouilou-Niari et Niari-Bouenza.

Le gouvernement était représenté à cette réunion par Rigobert Maboundou, ministre de l'Agriculture et de l'Élevage, et Léon Raphaël Mokoko, ministre délégué chargé du Plan et de l'Intégration. Ils ont assuré la BM que le gouvernement mettra tout en œuvre pour l'aboutissement de cette nouvelle phase du PDARP.

Par Jrang An@go.

ÉlectricitĂ© : la SNE en voie de modernisation grĂące Ă  l'accord historique signĂ© Ă  Paris entre EDF et l'État congolais

Photo 1 : Olivier Orsini et Gilbert Ondongo.    Photo 2 : Michel Roussin, Henri Ossebi, Olivier Orsini.

Lundi 3 juin à Paris, une délégation composée du ministre d'État chargé de l'Économie et  des Finances, Gilbert Ondongo, du ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique, Henri Ossebi, et de la directrice générale du portefeuille public au ministère chargé de l'Économie, Lydie Oboa, ont en présence de l'ambassadeur du Congo en France, Henri Lopes, signé un accord de partenariat entre la SNE et l'entreprise française Électricité de France (EDF) visant à améliorer la fourniture d'électricité aux usagers congolais

Henri Ossebi a fait le déplacement avec une délégation de syndicalistes. Ces derniers ont reçu d'EDF et du gouvernement congolais, la garantie que cet accord de service ne constitue en aucun cas une étape vers la privatisation de la SNE. Le projet d'une quarantaine de pages va s'exécuter sur trente à trente-six mois avec deux ajouts par rapport à l'accord initial signé en mars dernier. Notamment un volet formation développé en partenariat avec l'AFD et un volet énergie solaire.

Le ministre Ossebi s'est dit conscient des défis à venir. « Le terrain est difficile mais je suis sûr qu'il y aura des résultats », a-t-il affirmé. L'objectif est ambitieux, à savoir « redresser la SNE et accompagner la croissance » selon les termes de Gilbert Ondongo. L'ambassadeur Henri Lopes, qui a porté l'accord sur les fonds baptismaux, a félicité les experts des deux parties qui ont âprement négocié jusqu'à son terme. Les partenaires français ont reconnu que la négociation avait été « une vraie bataille ».

Mahamadou Sako, vice-président du Comité Afrique du MEDEF, a été particulièrement salué pour avoir œuvré au rapprochement de l'État congolais et de la société EDF, après des premiers contacts initiés en septembre 2012 lors de la visite du MEDEF au Congo.

Pour l'ambassadeur Henri Lopes et Michel Roussin, vice-président du MEDEF international et conseiller du président d'EDF, le partenariat intervient dans le prolongement des vœux formulés par le président Denis Sassou N'Guesso lors de sa visite à Paris, au cours de laquelle le chef de l'État avait invité les entreprises françaises à reprendre le chemin de l'Afrique en étant compétitives et battantes.

Michel Roussin a rappelé que le président d'EDF, Henri Proglio, souhaite développer l'activité du groupe en Afrique subsaharienne. L'accord signé avec l'État congolais pour améliorer la performance opérationnelle et les processus de la SNE est une première pour l'entreprise française qui souhaite « reprendre le chemin de l'Afrique ».

Olivier Orsini, directeur du développement d'EDF, a indiqué que le Congo et les pays émergents constituent pour son entreprise « l'avenir » et un relais de croissance. Il a manifesté « la volonté d'être plus présent de manière compétitive sur le continent africain ». En bon connaisseur du Congo, Michel Roussin a rappelé que l

e Congo « qui bénéficie d'une croissance constante et en plein développement industriel, commercial et économique » présente de sérieux atouts pour EDF. « Au-delà d'un partenariat, c'est une mission utile auprès de la population, un vrai contrat de service et une victoire entre partenaires », a-t-il conclu.Le Congo pourra mettre fin au problème incessant des délestages et améliorer la qualité des services rendus à la population. Selon Lydie Oboa, les agents de la SNE « ont conscience d'avoir entre les mains un bijou » qui pourra retrouver son aura auprès des populations congolaises. 

Par Jrang An@go.

dimanche 2 juin 2013

Finances : foire des banques Ă  Pointe-Noire

Photo : Les participants à la cérémonie de lancement de la foire des banques.

C'est en présence des responsables des banques, des compagnies d'assurances, des structures de microfinances et des établissements financiers de la ville océane qu'a été lancée le 31 mai à Pointe-Noire la foire des banques organisée par Khabor Informatique et Communication

Les activités de la foire des banques auront lieu du 6 au 8 juin sur le thème de la bancarisation au Congo, avec des sous-thèmes comme« Comment relever le taux de bancarisation au Congo ? », « Comment les banques et les organismes de microfinance congolais se préparent-ils à l'horizon 2025, Congo pays émergent ? », « Le rôle des assurances dans le développement du Congo ».

Au cours de cette cérémonie de lancement, un document vidéo évoquant l'avis du Congolais moyen sur les établissements bancaires a été projeté. Un micro-trottoir qui a suscité les réactions du public sur les réflexes de thésaurisation des populations, mais aussi des responsables des établissements financiers qui se sont rendu compte du travail à mener pour amener les Congolais vers les banques.

En effet, le Congo est un pays très faiblement bancarisé, avec un taux de 7%, contrairement à certains pays où le taux est à plus de 90%. « Une responsabilité partagée par tous les acteurs sociaux en route pour sortir le Congo de cette position de faiblesse. Une plateforme annuelle d'échanges comme il en existe dans d'autres secteurs d'activités serait un outil efficace de pérennisation des acquis de cette première édition.

En effet, la foire des banques veut être une passerelle de rapprochement des structures financières et de la population pour mieux faire connaître produits et services et débattre au travers de conférences de la bancarisation au Congo »,a dit Stevy Aristide Saboukoulou, directeur général de Khabor Informatique et Communication.

De son côté, Amen Kadie, directrice de la communication de Khabor Informatique et Communication, a présenté les aspects techniques et organisationnels de la foire : exposition, conférences-débats, ouverture de comptes, octroi de crédits et bien d'autres services.

La foire des banques est une solution innovante et dynamique pour permettre aux banques, établissements financiers et sociétés d'assurances évoluant au Congo-Brazzaville de promouvoir leurs secteurs d'activités et s'adresser à toutes les couches sociales avec l'ambition d'augmenter le taux de bancarisation au Congo.

Par Jrang An@go.