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samedi 9 février 2013

Secteur privé : les chefs d'entreprise de Pointe-Noire souhaitent un accÚs plus facile aux crédits

Photo 1 : Joseph Ibara, au centre, entourĂ© de Mohamadou Hayatou et de Monique Courchesne lors de l'atelier de Pointe-Noire.   Photo 2 : Les participants suivant un exposĂ©.

Destiné à sensibiliser le monde des affaires au mauvais classement de la République du Congo dans le rapport Doing Business de la Banque mondiale (BM) - qui mesure l'attractivité d'un pays dans le secteur privé -, un atelier a réuni les acteurs ponténégrins le 31 janvier
L'atelier de Pointe-Noire succÚde à celui de Brazzaville qui s'est tenu le 28 janvier sous le patronage d'Isidore Mvouba, ministre du Développement industriel et de la promotion du secteur privé. Organisé par la BM, il entre dans le cadre de son Projet d'appui à la diversification économique (PADE), un projet d'assistance technique exécuté en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD), l'Union européenne et l'Agence française de développement. L'atelier de Pointe-Noire était placé sous la houlette de Joseph Ibara, coordonnateur dudit projet pour le gouvernement congolais.
Pour rendre le pays attractif et amĂ©liorer le rang du pays dans le classement Doing Business, le gouvernement congolais a engagĂ© un programme de diversification Ă©conomique, particuliĂšrement du secteur privĂ© hors pĂ©trole, d'un montant global de 36 milliards FCFA dont la mise en Ɠuvre bĂ©nĂ©ficie du soutien de la BM. Ce programme concerne la mise en place d'une plateforme public-privĂ© pour identifier les rĂ©formes nĂ©cessaires, la crĂ©ation des PME, l'appui aux sociĂ©tĂ©s du privĂ© dans le dĂ©veloppement de leurs activitĂ©s ainsi que l'appui Ă  la rĂ©forme du CFCO.
Des prĂ©occupations sur l'accĂšs aux crĂ©dits ont Ă©tĂ© Ă©mises au cours des Ă©changes qui ont suivi les prĂ©sentations, entre autres, sur le mĂ©morandum de Pointe-Noire et sur l'environnement des affaires du Congo qu'ont faites Mohamadou Hayatou, en charge des projets et du dĂ©veloppement du secteur privĂ© pour le compte de la BM, et Monique Courchesne, IPC chef de programme pour l'Afrique centrale. Pour les chefs d'entreprise, accĂ©der aux crĂ©dits demeure un casse-tĂȘte pour les PME, ce qui les empĂȘche de dĂ©velopper leurs activitĂ©s. La principale difficultĂ© reste, selon eux, le taux d'intĂ©rĂȘt qu'il jugent toujours trop Ă©levĂ©. Ils ont aussi souhaitĂ© que l'État appuie financiĂšrement les PME ainsi que la formation des jeunes.
RĂ©pondant Ă  leurs prĂ©occupations, Mohamadou Hayatou et Monique Courchesne ont expliquĂ© que le taux d'intĂ©rĂȘt Ă©tait liĂ© au risque : plus il y a de risques, plus le taux est Ă©levĂ©. En matiĂšre de crĂ©dits, la loi sur la sĂ©curitĂ© immobiliĂšre constitue une garantie. L'instauration des lois pour la mise en place d'un bureau de crĂ©dits est aussi un moyen pour pallier les problĂšmes d'accĂšs aux crĂ©dits. Ils ont aussi indiquĂ© que des fonds destinĂ©s Ă  appuyer les jeunes et les PME Ă©taient disponibles.
Concernant la mise en Ɠuvre de la politique de diversification, Mohamadou Hayatou a indiquĂ© : « Qui dit diversification, dit investissement et il n'y a pas de diversification sans rĂ©formes. Les choses ont vĂ©ritablement commencĂ© Ă  changer. Il y a une volontĂ© manifeste du gouvernement de rĂ©aliser le projet et il met les bouchĂ©es doubles avec les partenaires pour cela, car il se sent dans l'urgence de fournir des rĂ©sultats. »
Par Jrang An@go.

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