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dimanche 29 décembre 2013

Parlement : Le budget de l’Etat exercice 2014 adoptĂ© par les deux chambres

Photo : Justin Koumba.

Les deux chambres du parlement congolais ont adopté, au cours de séances plénières relatives à leurs sessions extraordinaires respectives, le projet de loi de finances exercice 2014, arrêté, en recettes, à la somme de 4.152.920.000.000 de francs Cfa et, en dépenses, à 3.141.878.190.000 francs Cfa. Le 21 décembre, c’était, d’abord, l’assemblée nationale qui examiné et voté cette loi, en plénière, sous la direction de Justin Koumba, son président. Le 24 décembre, c’était au tour du sénat, sous le patronage de son président, André Obami-Itou.

Devant chaque chambre, le ministre d’Etat Gilbert Ondongo, ministre de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration, a défendu son projet de budget, en présence de Léon Raphaël Mokoko, ministre délégué au plan et à l’intégration. C’est le budget le plus important, en termes de masse financière, que le Congo n’a jamais eu.

Le budget de l’Etat exercice 2014 est élaboré, en se fendant sur les hypothèses d’une croissance largement au-dessus de 10%. «Hypothèse réaliste qui pourrait être révisé, à la hausse, au cas où les deux gisements de fer de Nabemba et d’Avima, dans la Sangha, entreront en production», ont estimé les membres de la commission économie et finances de l’assemblée nationale, que dirige le député Maurice Mavoungou. Au sénat, c’est Nicéphore Fylla Saint-Eudes, président de la commission économie et finances qui a fait la présentation du projet de loi financière.

Les principales priorités de ce budget sont: l’éducation, l’équipement du territoire en infrastructures, l’intensification de l’industrialisation du pays, etc. Il a un excédent de 1.053.541.810.000 de francs Cfa.

Selon la commission économie et finances de l’assemblée nationale, l’essentiel des ressources budgétaires, en 2014, sera consacré à la mise en œuvre des programmes et actions relevant des priorités. Les prévisions budgétaires se présentent, en recettes et en dépenses, comme suit: - ressources internes: 3.484.120.000.000 de francs Cfa;
 - ressources pétrolières: production prévisionnelle des hydrocarbures: 98 millions de barils, le prix du baril de brent congolais est projeté à 95 dollars américains.  La part du pétrole brut revenant à l’Etat congolais est estimée à 52,87% de la production totale. Le taux moyen d’échange d’un dollar est de 500 francs Cfa. Les recettes pétrolières totales seront de l’ordre de 2.505 milliards, en 2014. Les recettes fiscales atteindront, quant à elles, 962.500.000.000 francs Cfa, alors que les recettes douanières seront de 250 milliards de francs Cfa.

Les ressources externes, quant à elles, atteindront 648, 800 milliards de francs Cfa. Les emprunts concernent, essentiellement, des prêts de la Chine, la part de prêt de l’accord de partenariat stratégique, etc. Ils seront de 466, 525 milliards de francs Cfa. Les dons proviendront, principalement, des fonds P.p.t.e, de la Chine, de l’Union européenne, et de la Banque mondiale, soit 182, 275 milliards de francs Cfa.Les dépenses de fonctionnement concernent la masse salariale qui passera de 270 milliards, en 2013, à 324 milliards, en 2014, soit 20% d’augmentation. De même, les dépenses des biens et services augmenteront à 323 milliards 109 millions de francs Cfa. Les transferts et interventions directes de l’Etat passeront de 366 milliards 765 millions de francs, en 2013, à 377 milliards 883 millions de francs Cfa, en 2014.

Par ailleurs, les dépenses de l’Etat hors dette publique ne devraient croître que de 1002 milliards de francs Cfa à 1025 milliards de francs Cfa. Les ressources disponibles pour l’investissement sont de 1991 milliards de francs Cfa.

Conscients du fait que les sociétés pétrolières ne payent pas l’impôt, les membres de la commission économie et finances de l’assemblée nationale ont recommandé aux président des deux chambres du parlement, de procéder à l’audition des dirigeants desdites sociétés, afin d’accroître l’efficacité de la direction générale des impôts et des domaines.

Répondant aux préoccupations des députés qui voulaient en savoir un peu plus sur les recettes et redevances de l’A.r.p.c.e (Agence de régulation des postes et communications électroniques), le ministre d’Etat Gilbert Ondongo a, simplement, retourné la question. «C’est à moi de vous poser la question, pace que c’est vous qui avez voté la loi qui crée l’A.r.p.c.e. C’est vous qui avez décidé d’attribuer toutes les recettes et redevances à l’A.r.p.c.e. J’ai fait une proposition pour que les choses changent, vous avez refusé. Aujourd’hui, je constate, avec bonheur, que les députés évoluent, en discutant avec l’A.r.p.c.e, pour reconsidérer de partager les recettes. J’applaudis, mais si vous avez quelques doutes, c’est à vous de changer la loi», a-t-il dit.

Où passe l’argent du bois? A ce propos, le ministre des finances a indiqué que les recettes du bois sont intégrées dans les recettes des impôts, parce que cette direction s’appelle direction générale des impôts et des domaines. «Elles seront de l’ordre de 4 milliards de francs Cfa. On devrait donc sortir de la légende comme quoi, le bois est la deuxième source de richesse nationale», a affirmé Gilbert Ondongo, qui a indiqué que depuis 2005, le budget de l’Etat réalise des excédents. Signalons que les deux chambres ont clos leurs sessions extraordinaires, les 24 et 27 décembre 2013.

Par Jrang An@go.

jeudi 19 décembre 2013

DeuxiĂšme Ă©dition de la foire de l’emploi et des mĂ©tiers du Congo : Susciter l’engouement des jeunes Ă  apprendre un mĂ©tier

Photo : Paule Sassou Nguesso, Serge-Blaise Zoniaba et Jennifer Lucie Nguesso

C’est sur le thème: «Entrepreneuriat, facteur de développement» que s’est tenue, du 11 au 13 décembre 2013, à la Grande bibliothèque universitaire de Brazzaville,   la deuxième édition de la Femco (Foire de l’emploi et des métiers du Congo).

Organisée par Class’ Expo, une agence spécialisée dans l’évènementiel et la communication institutionnelle des structures publiques et privées que dirige Mme Jennifer Lucie Nguesso, sous l’égide du Ministère de l’enseignement technique, professionnel et de la formation qualifiante, en collaboration avec de nombreux partenaires, cette deuxième édition de la Femco, qui a connu la participation des responsables d’entreprises..., des promoteurs et des demandeurs d’emplois en majorité des étudiants, s’est déroulée à travers des ateliers pratiques et des exposés, pour la maîtrise des outils techniques à la recherche d’emploi.

A l’ouverture présidée par Serge Blaise Zoniaba, ministre de l’enseignement technique, professionnel et de la formation qualifiante, une jeune femme, productrice de poisson fumé au port de Pointe-Noire, a fait un témoignage sur son travail. Dans son allocution, la présidente du conseil d’administration de Class’ Expo, Mme Jennifer Lucie Nguesso, a indiqué que la question du chômage et de l’emploi des jeunes préoccupent les pouvoirs publics. C’est pourquoi, à travers l’initiative de son agence, les jeunes trouvent l’occasion d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité de créer des emplois dans le pays. La foire est aussi pour susciter l’engouement des jeunes à apprendre un métier. Près de 1200 personnes se sont inscrites sur les listes pour participer à la foire, tandis que dix-huit entreprises ont exposé leurs produits. 

La Femco est une initiative citoyenne d’intérêt général destinée à aborder, de manière globale, pragmatique et collective, l’ensemble de la problématique liée à la lutte contre le chômage en milieu jeune en République du Congo.

Le ministre Zoniaba a estimé que l’initiative de Class’ Expo est à encourager, dans la mesure où elle permet aux promoteurs d’entreprises et aux demandeurs d’emplois de s’asseoir sur une même table, afin de réfléchir sur la question du chômage qui gangrène la société congolaise. C’est pourquoi, l’Etat restera toujours aux côtés de la société civile, pour soutenir ce genre d’initiative, afin de lutter contre le chômage. 

Prélude à l’organisation de cette deuxième édition de la Femco, Mme Jennifer Lucie Nguesso, présidente du conseil d’administration, a animé une conférence de presse, vendredi 6 décembre 2013, en présence de Mme Paule Sassou Nguesso, directrice générale de Class’ Expo, pour informer l’opinion nationale sur les enjeux de cette deuxième édition.

Signalons que la société de téléphonie mobile M.t.n Congo était le partenaire officiel de la deuxième édition de la Femco.

Par Jrang An@go.

jeudi 12 décembre 2013

DĂ©partement du Pool : Des promoteurs d’entreprises Ă©difiĂ©s sur les opportunitĂ©s d’investissement et de concrĂ©tisation des projets

Photo : Mme Yvonne Adélaïde Mougany saluant les chefs des quartiers

La direction générale des petites et moyennes entreprises a organisé, du 5 au 6 décembre 2013, à Kinkala, chef-lieu du département du Pool, un atelier d’information et de sensibilisation sur la promotion de l’entrepreneuriat. En vue de susciter l’engouement des populations de ce département qui regorge d’indéniables ressources naturelles, à créer des entreprises, afin de lutter contre le chômage en milieu jeune.

Les travaux de cet atelier qui se sont déroulés dans la salle de conférences de l’hôtel du conseil départemental, ont été placés sous les auspices de Mme Yvonne Adélaïde Mougany, ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat. En présence du préfet du département du Pool, Jean Michel Shanga, du président du conseil départemental, Fidèle Kandza, de l’administrateur-maire de la communauté urbaine de Kinkala, Mme Marie Bernadine Malonga. 

A l’ouverture des travaux, Mme Yvonne Adélaïde Mougany a rappelé que le département du Pool regorge d’indéniables potentialités qu’il faille revaloriser et que cet atelier rentre dans le cadre du programme d’activités du Ministère des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, pour un développement économique de proximité. «En effet, le Ministère  s’est fixé deux objectifs principaux, à savoir: stimuler l’esprit d’entreprise et promouvoir la formation sur la gestion d’une entreprise, en vue de faciliter l’accès au marché public. Pour ce faire, un Fonds de garantie et de soutien aux petites et moyennes entreprises a été mis en place, en partenariat avec Sofidé, une micro finance de première catégorie et la Banque mondiale, en vue d’aider et de soutenir tous les promoteurs d’entreprises», a précisé Mme Mougany.

Avant d’attirer l’attention des participants sur les différentes opportunités qu’offrent cet atelier, à travers la mise en œuvre de diverses activités, notamment, l’entretien, la maintenance, la surveillance, la décoration, l’ameublement, l’agro-business, la logistique, le transport, les mines, le bâtiment, l’hôtellerie et la restauration, lorsqu’on sait que le département du Pool a subi les travaux de la municipalisation accélérée et qu’il faille protéger les différents ouvrages réalisés à cette occasion. Aussi, elle n’a pas manqué d’encourager tous les promoteurs à avoir une bonne manière de bien rédiger les projets, afin qu’ils soient financés par les partenaires.

Au cours de cet atelier qui a duré deux jours, les participants, venus de tous les districts du département, notamment ceux exerçant une activité productive génératrice de revenu ou ceux ayant des projets de création d’entreprises, ont été édifiés sur différents thèmes se rapportant sur l’entrepreneuriat :
«Les opportunités d’investissements dans le département du Pool et choix d’un créneau porteur», présenté par Médard Yetela, chef d’antenne du C.f.e (Centre de formalités des entreprises) à Brazzaville;
«Processus de concrétisation d’une idée de projet», exposé par M. Auguste Batangouna, directeur général des petites et moyennes entreprises;
«Etude de cas d’un projet réussi dans le département du Pool, dans le domaine agropastoral ou de la pisciculture», animé par MM. Jean-Jacques Bakala et Guy Gilbert Gnanga, à travers un témoignage d’un membre du conseil d’administration d’une coopérative agropastorale située à Kiazi, à 6 Km du district de Louingui, et  créée il y a 34 ans; «Fondamentaux de la gestion, en vue de la pérennisation d’un projet», présenté par Marcel Nkoudi, directeur de la promotion au Centre de formalités des entreprises;
«Dispositif d’appui et d’accompagnement», par Manassé Kanquaye Kanyi, conseiller administratif et juridique. 

La modération des différents thèmes développés au cours de cet atelier était assurée par M. Armand Bienvenu Vouidibio, directeur de cabinet de Mme la ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat. 

Au terme desdits travaux, les participants, une cinquantaine environ, ont salué l’initiative du Ministère des petites, moyennes entreprise et de l’artisanat d’organiser cet atelier, qui a permis aux uns et aux autres d’être informés sur les opportunités de création d’entreprises pour le bien-être des populations du Pool.  

Clôturant les travaux, Mme Yvonne Adélaïde Mougany s’est réjouie de la bonne qualité des exposés sur divers thèmes développés par les cadres du département dont elle a la charge et des débats qui s’en est suivi, afin que chaque citoyen vivant dans le Pool s’imprègne des notions de l’entrepreneuriat. 

Par Jrang An@go.

vendredi 29 novembre 2013

PremiĂšre Ă©dition du challenge entrepreneurial du bassin du Congo : Le rĂŽle des P.m.e et P.m.i dans la crĂ©ation d’emplois Ă©tait au cƓur des dĂ©bats


Photo : l'Ambassadeur Henry Lopes

Le Rice (RĂ©seau international des  Congolais de l’Ă©tranger) a organisĂ©, du 21 au 23 novembre 2013, Ă  l’auditorium du MinistĂšre des affaires Ă©trangĂšres et de la coopĂ©ration, Ă  Brazzaville, la premiĂšre Ă©dition du challenge entrepreunarial du bassin du Congo. Ouverte par Mme Yvonne AdĂ©laĂŻde Mougany, ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat, en prĂ©sence de RaphaĂ«l Mokoko, ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© du plan, de l’ambassadeur du Congo en France, Henri LopĂšs, parrain de l’association Rice, de Sylvie Dossou, reprĂ©sentante-rĂ©sidente de la Banque mondiale au Congo, de la prĂ©sidente du Rice, Edwige Laure Mombouli, cette Ă©dition a connu quatre laurĂ©ats qui ont dĂ©crochĂ©, chacun, le Prix Rice de la premiĂšre Ă©dition du challenge entrepreneurial du bassin du Congo.

Il s’agit de Mbaya Mayatela, qui s’est distinguĂ© dans son projet de distribution d’eau potable aux dĂ©munis; Destin Loukakou, avec le projet de motoriser les pousse-pousse; Parfait Lissita, pour son projet de fabrication des confitures, et Jean-Christian Diakanou, pour son projet de production de miel.

Ouvert aux acteurs du monde entrepreneurial ressortissants des deux Congo et du Gabon ou issus de la diaspora de ces pays, le challenge entrepreneurial du bassin  du Congo est un concours du meilleur projet d’entreprise. Pour l’Ă©dition 2013, il y a eu quatre catĂ©gories d’acteurs Ă©conomiques, notamment: start-up innovantes, qui s’adresse aux crĂ©ateurs d’entreprise dĂ©veloppant un projet porteur d’innovation et de crĂ©ation; projets issus de l’Ă©conomie informelle: pour soutenir les acteurs de l’Ă©conomie informelle de bĂ©nĂ©ficier d’un accompagnement financier, juridique et managĂ©rial leur permettant de hisser leur entreprise au niveau formel; la catĂ©gorie P.m.e-P.m.i, pour rĂ©pondre au besoin d’entreprises existantes dĂ©sireuses de conquĂ©rir de plus larges marchĂ©s ou de lancer de nouveaux produits. Les quatre gagnants de 2013 sont, dĂ©sormais, connus. Ils vont recevoir des primes pouvant aller jusqu’Ă  50 mille euros (environ 33 millions de franc Cfa).

A l’ouverture comme Ă  la clĂŽture de l’Ă©dition de Brazzaville, Mme Yvonne AdĂ©laĂŻde Moungany a remerciĂ© les organisateurs du salon Rice et a pris l’engagement de multiplier de telles assises avec les femmes, en particulier, afin  que leurs besoins rĂ©els soient ciblĂ©s et qu’elles puissent ĂȘtre accompagnĂ©es, dans leurs projets.

Il y a eu des communications qui ont donnĂ© lieu Ă  des dĂ©bats. Le diplomate Henri LopĂšs a rĂ©vĂ©lĂ© que l’idĂ©e de crĂ©er le Rice est venue du prĂ©sident de la RĂ©publique, lors de la rĂ©union de la diaspora congolaise en France: «J’ai considĂ©rĂ© que mon rĂŽle Ă©tait de donner la vie Ă  cette structure. Je voudrais rendre hommage Ă  l’Ă©quipe du Rice, particuliĂšrement Ă  sa prĂ©sidente. Le Rice est une histoire qui commence, ce n’est pas le moment de cĂ©lĂ©brer la victoire. Les jeunes de la diaspora congolaise sont prĂȘts Ă  rentrer au Congo et, surtout, les enfants nĂ©s en France s’interrogent: «Suis-je d’ici»? Cette question les taraude. De nombreux pays ont connu le dĂ©veloppement Ă©conomique, en impliquant la diaspora dans le secteur informel, le cas de la Chine, de la CorĂ©e». 

La reprĂ©sentante de la Banque mondiale, Sylvie Dossou, a donnĂ© le point de vue de l’institution qu’elle reprĂ©sente sur les P.m.e et les P.m.i: «Le pĂ©trole assure une croissance qui n’est pas inclusive, dans la mesure oĂč le taux de chĂŽmage reste Ă©levĂ© et 46% de la population vit en dessous du seuil de la pauvretĂ©. C’est un phĂ©nomĂšne inquiĂ©tant dans ce sens que ce sont les P.m.e et les P.m.i qui gĂ©nĂšrent les emplois. Les dĂ©fis que rencontre le secteur privĂ© sont importants, parmi lesquels, la crĂ©ation des entreprises, le poids de la fiscalitĂ© pour amĂ©liorer le climat des affaires; la culture entrepreneuriale n’est pas dĂ©veloppĂ©e; la formation professionnelle reste un dĂ©fi important. A ce sujet, les autoritĂ©s sont en train de prendre des mesures pour changer la dĂ©pendance vis avis du pĂ©trole. DĂ©velopper les pme et les pmi reste la voie royale pour sortir de cette impasse». 

Selon Valentin Zengo, reprĂ©sentant de la B.a.d (Banque africaine de dĂ©veloppement) en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, cette initiative prise par le Congo va lui permettre de servir de modĂšle Ă  d’autres pays. La B.a.d ne reculera pas devant les options prises dans la construction des infrastructures et l’appui aux initiatives allant dans le sens de l’amĂ©lioration du climat des affaires et du renforcement de la gouvernance gĂ©nĂ©rale. 

La derniĂšre intervention, entrecoupĂ©e de tempĂȘtes d’applaudissements a Ă©tĂ© celle de de l’homme d’affaires Paul Obambi, prĂ©sident de la chambre de commerce du Congo. «Entreprendre est un plaisir, c’est aussi un art. C’est une trĂšs bonne ambition  pour ceux qui veulent nous rejoindre. Beaucoup de candidats pour faire la politique, mais moins de candidats Ă  l’entreprise. Ce n’est pas un bon signe pour l’Ă©mergence de notre pays. En 2025, notre voix compte.

Les recommandations urgentes que je formule sont les suivantes: que toutes les taxes soient exemptĂ©es en vue de la crĂ©ation des entreprises; l’Ă©chec commence par lĂ . Une autre recommandation porte sur la gratuitĂ© de la communication, ici, la responsabilitĂ© est partagĂ©e; il y a aussi la formation pour les futurs chefs d’entreprises, car ce n’est pas qui le veut qui peut devenir entrepreneur. Le gouvernement de la RĂ©publique reconnait que le moteur de la croissance, c’est le secteur privĂ©; notre pouvoir est donc Ă  reconquĂ©rir et si nous continuons Ă  avoir des fonctionnaires et des ministres entrepreneurs, ça ne va pas marcher», a dĂ©clarĂ©, en substance, Monsieur Paul Obambi.

Au terme des travaux, quatre laurĂ©ats ont Ă©tĂ© nominĂ©s et prĂ©sentĂ©s aux participants, sur les quatorze en lice. Par ailleurs, quelques recommandations ont Ă©tĂ© formulĂ©es par les participants, notamment sur la crĂ©ation d’un code agricole, sur la mise en place des fermes pilotes et, surtout, sur le fonds de soutien Ă  l’agriculture qui ne doit plus ĂȘtre gĂ©rĂ© par le MinistĂšre de l’agriculture. Le rendez-vous pour la deuxiĂšme Ă©dition est en 2014.

Par Jrang An@go.

mercredi 27 novembre 2013

Ohada (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires) : La Cour commune de justice et d’arbitrage a tenu une audience foraine Ă  Brazzaville

Photo : Antoine Oliveira.

La Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires) a organisé sa première audience foraine dans la capitale congolaise, Brazzaville. Cette audience a été précédée d’un séminaire de sensibilisation sur le rôle de cette juridiction sous-régionale, ouvert mardi 19 novembre 2013, par Placide Lenga, premier président de la Cour suprême, en présence d’Antoine Oliveira, de nationalité gabonaise, président de la cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada, et  Armand Demba, président de la commission nationale de l’Ohada Congo, du doyen du corps diplomatique et des cadres de la Cour suprême, ainsi que  ceux des autres corps de la justice, dans la salle de conférences du Ministère de la justice et des droits humains.

L’audience foraine de la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada a eu lieu, le mercredi 20 novembre 2013, dans la salle d’audience de la Cour suprême, au palais de justice, sous la présidence d’Antoine Oliveira, entouré de six magistrats (cinq juges, dont une Congolaise, Mme Flora Mélé Dalmeïda, et un greffier, le Congolais Paul Lendongo). Cette audience a traité quinze dossiers présentés par des sociétés évoluant dans les pays de l’Afrique centrale, notamment au Congo, au Gabon, au Cameroun, au Tchad et en RCA (République Centrafricaine). 

A cette audience, le Congo a eu trois dossiers. Le Cameroun a eu la palme d’Or, en présentant le plus grand nombre de dossiers. Parmi les décisions rendues par la cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada, il n’y a pas eu d’amendes. Cependant, il y a eu des arrêts de rejet, de cassation et de retrait de dossiers au rôle, pour être conservé au greffe de la cour. 

Pour le greffier Paul Lendongo, «il n’y a pas de recours  à cette juridiction. Où vous gagnez, où vous perdez. Seul Dieu pourra remédier à votre défaite». Mais, à l’audience foraine de Brazzaville, le greffier n’a pas précisé qui a gagné et qui a perdu dans les quinze affaires traitées. Cependant, il a expliqué l’importance des audiences foraines. «En organisant, pour la première fois, une  audience foraine à Brazzaville, la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada a voulu montrer au public, comment les affaires sont délibérées. L’audience dure moins d’une heure. La procédure au niveau de cette cour est écrite, sauf autorisation préalable du président, demandée par l’avocat des parties, pour plaider pendant cette audience. Comme la procédure est écrite, les avocats qui prennent part à cette audience ne plaident plus. Ils écoutent les verdicts, c’est-à-dire  les délibérations faites par la cour», a-t-il expliqué. 

Les audiences foraines, qui sont tournantes, sont prévues par les dispositions de la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada. «Le prochain pays, c’est la République Démocratique du Congo, avec huit dossiers. Au début de l’année prochaine, la cour fera autant au Bénin et au Togo, par rapport à la proximité géographique du siège de la cour, installé à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Plus tard, on ira tenir l’audience foraine au Cameroun, le pays qui va présider les destinées de l’Ohada. Et le tour reviendra, ensuite, au Sénégal. Cela se fera à tour de rôle», a précisé Paul Lendongo. 

En quittant Brazzaville, le jeudi 21 novembre 2013, les membres de cette cour se sont retrouvés à Kinshasa, en RDC,  pour mener les mêmes activités.

Par Jrang An@go.

jeudi 21 novembre 2013

D.g.d.d.i (Direction générale des douanes et droits indirects) : Les inspecteurs de douane instruits sur le systÚme harmonisé de désignation et de codification des marchandises

Photo : Remise des certificats aux participants à la fin des travaux.

La Direction générale des douanes et droits indirects, en partenariat avec l’O.m.d (Organisation mondiale des douanes), avec l’appui du Fonds euro-douane, a organisé, à l’hôtel  Marina, à Brazzaville, du 11 au 15 novembre 2013, un atelier national sur le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises. Ouverts par Emmanuel Ndinga, directeur des enquêtes douanières,  en présence de Narcisse Milandou, directeur de la réglementation et du contentieux, Iloki Egonzo, directeur de la surveillance douanière, Patrick Joffre et Adama Nana, tous deux  experts de l’O.m.d, conférenciers de l’atelier, les travaux, qui ont regroupé une trentaine d’inspecteurs douaniers, avaient pour but de renforcer les capacités des Inspecteurs de douane, pour accompagner l’administration douanière dans le processus de réalisation des réformes.

L’atelier, sanctionné par la remise des certificats de participation aux séminaristes, a été clôturé par Jean-Alfred Onanga, Directeur général des douanes et  droits indirects, qui a relevé l’importance de cette formation.

Pendant cinq jours, les Inspecteurs des douanes ont été édifiés sur le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises. La formation était  axée sur plusieurs thèmes inhérents au système harmonisé. A la lumière des débats, les participants ont bien saisi le rôle du système harmonisé comme étant l’épine dorsale de l’O.m.d.

Le système harmonisé constitue aussi l’un des instruments phares dont le succès est conforté par une reconnaissance et une mise en œuvre à grande échelle de la part des pays membres de l’O.m.d. C’est ainsi qu’à la fin de l’atelier, au regard de l’importance du sujet, les participants ont adressé une motion de soutien aux autorités du pays et aux responsables de l’Administration douanière, pour avoir organisé cette formation de renforcement des capacités des Inspecteurs des douanes.

Au nom des experts, Patrick Joffre, a expliqué l’importance de cette formation: «A l’heure actuelle, sur les 179 membres de l’O.m.d, 148 sont parties contractantes et la République du Congo a mis en œuvre, également, la version de 2012 du système harmonisé en avril 2013. Pour consolider l’utilisation de ce système harmonisé, l’O.m.d a, également, mis au point des directives concernant la mise en œuvre des recommandations du conseil relatives à l’amélioration des travaux des classements tarifaires et des infrastructures connexes et à l’introduction des programmes des renseignements contraignants sur les classements des marchandises avant la déclaration. C’est la raison pour laquelle ce séminaire s’est articulé autour de deux axes, d’abord un aspect technique très classique, qui a consisté à l’examen des structures du système harmonisé et des amendements de 2012. Le deuxième volet a porté sur l’aspect organisationnel qui est très important. Effectivement, ce qui manque  pour le moment au Congo, ce sont des spécialistes identifiés en matière du système harmonisé. D’où la tenue de cet atelier  pour améliorer la situation afin de surmonter cette difficulté».

L’Administration des douanes congolaises ne disposait pas encore de spécialistes en système harmonisé de désignation et de codification des marchandises. C’est pourquoi la Direction générale des douanes et droits indirects a décidé de surmonter ce handicap, par une formation permanente des formateurs, qui s’est fixé le cap de la modernisation de cette administration. Le système harmonisé étant l’un des outils les plus puissants de l’O.m.d, elle a organisé un séminaire pour permettre à ses inspecteurs de se spécialiser sur ce système.

A l’ouverture des travaux, Emmanuel Ndinga a rappelé que «pour les besoins de l’histoire, les migrations du système harmonisé se font tous les cinq ans. Or, l’Administration des douanes congolaises a manqué à un rendez-vous: celui de 2007. Ainsi, le Congo est passé de la version du système harmonisé 2002 à la version 2012, en  avril 2013. Pour cela, les cadres doivent s’approprier, de manière effective, les évolutions entraînées aussi bien par les versions 2007 que par celles de 2012. C’est pourquoi nous comptons sur l’expérience et le savoir-faire avérés des experts de l’O.m.d, pour partager le meilleur d’eux-mêmes dans la formation qu’ils vont donner aux participants au séminaire».

Clôturant les travaux, Jean-Alfred Onanga a expliqué la portée de l’atelier pour les Douanes congolaises: «Il est important de rappeler que ce séminaire visait la formation des spécialistes douaniers en système harmonisé de codification des marchandises, car notre Administration en accusait un déficit notoire. Je ne doute pas de l’expertise des formateurs de l’O.m.d qui, je l’espère, a rencontré des intelligences réceptives, pour enfin corriger ce handicap. C’est ici l’occasion de leur renouveler ma sincère gratitude. Cette formation vous a certainement édifiés sur l’importance de la maîtrise du système harmonisé, qui est du reste un des outils les plus performants de l’O.m.d.

Vous venez ainsi de bénéficier du renforcement de vos capacités dans un domaine où l’application de vos nouvelles connaissances sur le terrain doit être constatée. Votre capacité d’adaptation à l’utilisation de cet outil précieux de l’O.m.d marquera le changement et contribuera efficacement à la réalisation du processus de modernisation de notre administration».

Par Jrang An@go.

lundi 18 novembre 2013

Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude : Le rapport 2013 est accablant pour certains opérateurs économiques

Photo : Les membres de la commission.

Le président de la commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, Lamyr Nguelé, a présenté à la presse, jeudi 7 novembre 2013, au siège de ladite commission, à Brazzaville, son rapport annuel 2013. Ce rapport est accablant pour certains opérateurs économiques, et critique sur la gestion des fonds publics. Il met en lumière des magouilles, qui ont fait perdre des milliards de francs Cfa à l’Etat congolais. Présentant le rapport à la presse, Lamyr Nguelé a affirmé que les résultats des enquêtes et investigations de la commission anti-corruption ne peuvent faire l’objet d’aucune contestation.

«Ils sont fiables et crédibles, puisqu’ils obéissent à la règle qui veut que le principe du contradictoire soit respecté. Avant la rédaction dudit rapport, la commission a communiqué aux administrations mises en cause, les résultats de ses investigations et a requis leur réponse écrite dans un délai qui leur a été imparti», a-t-il dit.

Le rapport 2013 de la commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude est structuré en deux parties: la première porte sur les enquêtes et investigations dans les administrations publiques, et la seconde sur le renforcement des capacités de lutte contre la corruption. Il met à nu les faiblesses et la mauvaise gestion de la chose publique. Dans le cadre des chantiers de la municipalisation accélérée, la commission a révélé, par exemple, que sur 311 chantiers à problème contrôlés dans les départements de Brazzaville, Pointe-Noire, Kouilou, Niari, Cuvette et Likouala, 90 ont été, totalement, achevés, 33 en cours d’exécution et 188 abandonnés ou inexistants. 

Pour Lamyr Nguelé, l’une des prérogatives dévolue à sa commission est de transmettre les dossiers au procureur de la République, lorsque les faits de corruption sont avérés. «S’agissant des dossiers de la municipalisation de 2004, 2005, 2006 et 2007, la commission s’est heurtée à un principe de droit selon lequel: Il n’y a pas crime, il n’y a pas peine sans une loi. Aucune infraction, aucune peine n’existait, à l’époque, en matière de passation et d’exécution des marchés publics. Ce vide juridique est, aujourd’hui, comblé avec la loi n°31/2012 du 11 octobre 2012 déterminant les infractions et les peines applicables en matière de passation et d’exécution des marchés. Toutefois, les dossiers litigieux de la municipalisation des années précitées seront transmis au tribunal de grande instance de Brazzaville, siégeant en matière administrative, pour que les sommes indûment perçues par les adjudicataires récalcitrants soient remboursées à l’Etat congolais», a-t-il fait savoir.

Sur le contrôle du patrimoine immobilier de l’Etat, le président Lamyr Nguelé a précisé que la commission a observé des dysfonctionnements dans les services de la direction centrale des logements et des bâtiments administratifs. Face a ce constat, un certain nombre de recommandations ont été formulées à l’endroit du ministre des finances et du secrétaire général de la présidence de la République, tendant à  procéder à la nomination d’un nouveau régisseur du trésor public auprès de cette direction; la réduction des délais de signature des contrats de bail et de concession; la mise en place d’une commission mixte chargée de contrôler les conditions d’acquisition des logements administratifs par les personnes physiques ou morales de droit privé.

S’agissant de l’application des mesures de gratuité dans le secteur de la santé, la commission, a dit Lamyr Nguelé, a noté une nette satisfaction, en ce qui concerne les traitements de la tuberculose et le V.i.h-sida. En revanche, il a indiqué que des dysfonctionnements ont été constatés sur la gratuité de la césarienne et des autres actes obstétricaux ainsi que celle du paludisme. «Un rapport a été adressé au président de la République».

Abordant le point sur la gestion et l’attribution des bourses universitaires au cours des années 2010-2011, Lamyr Nguelé a signifié que des anomalies ont été relevées. «Les bourses locales, les étudiants étaient payés en numéraires et les bourses des étudiants retardataires, absents lors de la paye ou décédés, n’étaient pas reversés au trésor public, encore moins aucune justification n’était donnée à ce propos; les étudiants se trouvant en République Démocratique du Congo sont obligés de venir à Brazzaville percevoir la bourse; les bourses des étudiants en formation en Afrique du Sud sont perçues quelquefois, par les parents qui résident à Brazzaville», a-t-il souligné.

Quant à l’affaire des enlèvements frauduleux des conteneurs au Port autonome de Pointe-Noire, le président de la commission anti-corruption a mis un accent particulier sur le groupe d’opérateurs économiques véreux ayant à sa tête M. Bayidi-Mamadou, alias «Moulayis», «pris la main dans le sac».

Selon lui, le mode opératoire de ce groupe d’opérateurs économiques consistait à contourner le scanner, l’établissement de 404 fausses déclarations hors système informatique des douanes, l’usage de faux et imitation des signatures des inspecteurs de visite des douanes, détournement des destinations privilégiées des conteneurs au régime suspensif. «La commission de lutte contre la corruption a mené les enquêtes et les investigations et a décelé la somme de 4 milliards 454 millions 136 francs Cfa comme préjudice subi par l’Etat congolais», a déclaré Lamyr Nguelé, qui, par ailleurs, a expliqué que ce dossier a été transmis au procureur de la République, en octobre 2012, pour des poursuites pénales. Mais, il n’a pas précisé si la justice s’est mise en branle.

En ce qui concerne la deuxième partie du rapport, le président de la commission de lutte contre la fraude a plutôt, parlé  des actions que, sa commission a menées en 2012, avec ses partenaires tant nationaux qu’internationaux.

Par Jrang An@go.

samedi 9 novembre 2013

Port autonome de Pointe-Noire : Une trentaine de douaniers formés aux activités du scanner, par Cotecna

Photo : Une vue des douaniers...

Dans le cadre de l’exécution du contrat qui le lie avec le Congo, depuis 2006, et  de son avenant de juin 2009, la société Cotecna-Congo accompagne le gouvernement congolais dans la modernisation de l’administration des douanes congolaises, en assurant plusieurs types de formations. Pour cette année 2013, une trentaine de douaniers ont été formés dans les activités sur le site du scanner. Ils ont reçu leurs attestations de formation, au cours d’une modeste, mais très significative cérémonie ayant clôturé leur formation, le 25 octobre dernier, sous le  patronage de Benjamin Oko, chef de services généraux des douanes, représentant le directeur général des douanes congolaises. 

La formation des douaniers aux activités du scanner s’est effectuée par vagues, en trois sessions de cinq jours chacune, sur une période de trois semaines. Elle était composée de cinq modules: formation générale scanner, radioprotection, analyse d’images, technique de maintenance et module dit de directeur site.

Dispensée par Christian Gustin, directeur Scanner chez Cotecna, et d’autres experts du groupe Cotecna, la formation reçue par les douaniers avait pour but de renforcer leurs capacités dans divers domaines liés à l’utilisation du scanner comme mode d’inspection rapide et optimal des conteneurs au Port autonome de Pointe-Noire. «Nous avons utilisé une méthode participative avec des exercices pratiques. Le niveau des participants aidant, cela a permis à tous de mieux comprendre le cours. Ils ont été très assidus et ont posé de nombreuses questions. Je suis satisfait du déroulement général de la formation», a confié Christian Gustin.

Une satisfaction partagée par Benjamin Oko, le représentant du directeur général des douanes, qui a remercié le directeur général de Cotecna-Congo, M. Guyant, pour sa sollicitude et l’attention particulière qu’il manifeste en faveur du renforcement des capacités des douaniers congolais. 

En effet, outre les connaissances générales sur le scanner, la protection contre les rayons émis par le scanner et le déroulement des opérations, les douaniers formés ont appris à analyser les images radioscopiques d’un conteneur scanné, et à rendre un verdict de suspicion. Ils se sont donc familiarisés aux différentes options offertes par la station d’analyse d’images. De même, ils ont renforcé leurs compétences en termes de maintenance préventive et d’interventions correctives, en coordination avec le fabricant du scanner et ce, pendant toute la durée du contrat y afférent.

Notons que depuis son installation au Congo, Cotecna a déjà contribué à la formation de plus de cinq cents douaniers sur des thèmes variés, tels que: la valeur transactionnelle en douane, le classement tarifaire, les règles d’origine et le contentieux douanier, l’analyse des risques, etc.

Par Jrang An@go.

jeudi 7 novembre 2013

RĂ©compense des premiers gagnants de la grande PROMO «C’est le moment»

Photo : Le grand carnaval C’est le moment Ă  Brazzaville et Pointe Noire.

«C’est le moment !»  C’est la nouvelle promotion de Airtel qui permet aux abonnĂ©s de cumuler les points pendant huit semaines, simplement en consommant des produits AIRTEL (sms, appels, internet, afin d’ĂȘtre sĂ©lectionnĂ© parmi les 5400 gagnants.  A la clĂ© de cette innovation promotionnelle, il y a plus de trois cent millions de francs (300 000 000) F.CFA rĂ©partis Ă  travers des lots ou gains diffĂ©rents dont : une superbe Nissan Patrol, deux Suzuki Sx4, cinq billets d’avion avec sĂ©jour pour  aller vivre en live la fĂȘte du football 2014 au BrĂ©sil, trois (300) Smartphones, Un (01) millionnaire chaque jour, soit cinquante six (56) millionnaires et cent vingt (120.000.000) millions  cash Ă  partager pour cette promotion.

Le grand carnaval  C’est le moment Ă  Brazzaville et Pointe- Noire Airtel, LEADER incontestĂ© de la tĂ©lĂ©phonie mobile au Congo, une fois de plus, continue Ă  faire gagner ses abonnĂ©s avec un nouveau concept nommĂ© «C’est le moment», lancĂ© le 03 Octobre 2013. Les abonnĂ©s  airtel continuent de faire confiance Ă  leur rĂ©seau prĂ©fĂ©rĂ©  et participent massivement Ă  travers tout le Congo Ă  cette promotion de grande envergure.  

Les mercredis 16 octobre 2013 et 23 octobre 2013, la sociĂ©tĂ© airtel a procĂ©dĂ© aux  deux premiers tirages journaliers et hebdomadaires de la promo suivie de deux SHOWS TELE  sous la supervision de l’Huissier de Justice Maitre MASSAMBA. Pour illustrer les gains, airtel a organisĂ© deux grandes caravanes Ă  Pointe-Noire et Brazzaville avec exposition des vĂ©hicules, dans une ambiance bonne enfant avec une animation musicale.

MĂ©canisme :
Pour participer Ă  la promotion, trois moyens de souscription GRATUITE   sont mis Ă  la disposition des clients :1- En tapant *139#2- SMS en envoyant le mot million au 1393- IVR en appelant le 139Depuis le lancement de la promotion dĂ©but octobre, 282 317 abonnĂ©s ont dĂ©jĂ  participĂ©. Trente-sept millions cinq cent mille francs (37 500 000) FCFA de lots ont Ă©tĂ© distribuĂ©s.Les lots Ă  gagner sont rĂ©partis en gain journalier et hebdomadaire, par tirage au sort.

Lots journaliers :
Tous les jours, 100 clients gagnants tirĂ©s au sort parmi ceux qui auront totalisĂ© 1 000 points et  un millionnaire en F.CFA parmi ceux qui totaliseront 7 000 points.Pour un  minimum de 1.000 points, il y aura: 50 gagnants de 5 000 F.CFA, 25 laurĂ©ats de 10 000 F.CFA, 10 de 25 000 F.CFA, 5 gagnants de 100 000 F.CFA, 5 gagnants de Smar-tphone HuaweĂŻ. Les clients qui  atteignent un minimum de 7000 points sont Ă©ligibles pour le million du jour. Concernant l’accumulation des points, il n’y a que le crĂ©dit du compte principal et celui de  Zwa sauvetage qui seront prix en compte. 1 Franc consommĂ© = 1 point. 

Lots hebdomadaires :
Quatre gagnants tirĂ©s au sort parmi ceux ayant consommĂ© au moins 10 000 F.Cfa la semaine, participeront au show tĂ©lĂ© oĂč ils devront rĂ©pondre Ă  un quizz Airtel pour partir avec: 1 sĂ©jour au BrĂ©sil tous frais pris en charge ou une Suzuki Vitara.

Super Lot :
Une Nissan Patrol V8 sera tirĂ©e au sort parmi les 10 candidats ayant le plus consommĂ© durant toute la pĂ©riode promotionnelle, soit huit semaines. La promotion continue et prendra fin, le 27 novembre 2013, Affaire Ă  suivre !Pour toutes informations, le rĂšglement de la promo «C’est le moment !»  est disponible auprĂšs du Cabinet de MaĂźtre Jean Ignace MASSAMBA, huissier de justice, Ă  l’adresse 29, rue Bomitabas, Immeuble ex-cinĂ©ma Vox, marchĂ© Moungali et dans toutes les agences AIRTEL. 

Airtel, le réseau qui unit.

samedi 26 octobre 2013

RĂ©seau des villes crĂ©atives de l’Unesco : Brazzaville entre dans le cercle trĂšs fermĂ©

Photo : Irina Bakova

Une grande première africaine. Lundi 21 octobre 2013, Brazzaville, la capitale du Congo, a été consacrée ville créative de l’Unesco. Dans la catégorie musique. Par la directrice générale de l’Unesco, la Bulgare Irina Bakova. C’était lors du Sommet mondial des villes créatives de l’Unesco, qui s’est tenu, du 20 au 23 octobre 2013, à Beijing, en Chine. Sur le thème: «Créativité et beauté dans les villes».

Première ville africaine à être honorée, Brazzaville figure parmi les quatre nouveaux membres du Réseau des villes créatives de l’Unesco désignés par Irina Bokova, lors du sommet de Beijing, avec les villes Zahlé (Liban), dans la catégorie gastronomie, Cracovie (Pologne), dans la catégorie littérature, et Fabriano (Italie), dans la catégorie artisanats et arts populaires.

«En mettant en œuvre les initiatives, politiques et stratégies locales, Brazzaville, Zahlé Cracovie et Fabriano, ont toutes, puisé dans la créativité, en tant que source d’enrichissement pour le paysage urbain contemporain et la vie quotidienne des citoyens», explique l’agence onusienne, dans un communiqué de presse. Et de poursuivre: «Conformément à l’énoncé de mission de programme des villes créatives, les nouveaux membres s’engagent à renforcer leur participation dans la vie culturelle, en favorisant l’accès à la création et à l’usage des activités culturelles, des biens et des services, en promouvant la créativité et les expressions créatrices et culturelles dans le développement local».    

Conçu comme une plateforme pour l’échange et le dialogue entre les acteurs des grandes problématiques globales, le sommet de Beijing a rassemblé des représentants du Réseau des villes créatives, des villes candidates, des décideurs politiques, ainsi que des experts en politiques culturelles. 

Le sommet de Beijing des villes créatives a été organisé après le Congrès de Hangzhou (qui s’est tenu du 15 au 17 mai 2013) sur la Culture et le développement et à l’issue de l’examen ministériel annuel du Conseil économique et social, à Genève, en juillet 2013, sur la promotion de la science, de la technologie et de l’innovation, le potentiel des cultures pour le développement durable et la réussite des objectifs du millénaire pour le développement. Cette rencontre s’est focalisée sur des expériences et des propositions étayées par des approches innovantes et inclusives pour la culture et le développement, au travers d’une revitalisation des zones urbaines et des espaces publics. 

Le réseau des villes créatives a été lancé par l’Unesco, en octobre 2004, à la suite de la décision prise lors de la 170e session de son Conseil exécutif. Il a pour but de défendre et de promouvoir la diversité culturelle et d’encourager la valorisation du potentiel créatif, social et économique des collectivités locales. Il est né de l’expérience de l’Alliance globale pour la diversité culturelle mise en place, en 2002, par l’Unesco.

Ce réseau compte, aujourd’hui, 38 villes membres, à travers les quatre coins de la planète, réparties en sept catégories: littérature, cinéma, musique, artisanat et arts populaires, design, arts numériques et gastronomie. 

Signalons qu’au sommet de Beijing, la délégation congolaise, composée de plusieurs personnalités issues de la société civile congolaise, était conduite par Gervais Hugues Ondaye, conseiller socio-culturel du maire de Brazzaville.

Par Jrang An@go.

jeudi 17 octobre 2013

Journées culturelles Congo-Colombie : Grùce au carnaval de Barranquilla, un pont est jeté entre le Congo et la Colombie

Photo : La troupe du carnaval de Barranquilla de colombie.

Dans le cadre des «journées culturelles pour la promotion du patrimoine culturel congolais, au service du développement durable», organisées par Mme Clara Inès Chaves Romero, une troupe d’une vingtaine d’artistes du carnaval colombien de Barranquilla s’est produite du 8 au 10 octobre 2013, au palais des congrès, à Brazzaville, en deux spectacles qui ont émerveillé le public congolais, de concert avec l’orchestre Les Bantou de la capitale et d’autres groupes congolais. Première culturelle dans notre pays, la venue du carnaval de Barranquilla à Brazzaville a jeté un pont culturel entre le Congo et la Colombie.

Les «journées culturelles pour la promotion du patrimoine culturel congolais, au service du développement durable» se sont déroulées en deux principales phases. Les conférences organisées à l’hôtel Marina et à l’auditorium du Ministère des affaires étrangères et de la coopération et dont les thèmes abordés étaient: «Présentation de la Colombie», par Mme Clara Inès Chaves, productrice dudit carnaval; «L’Afrique, présence et héritage à la colombiennité», animée par le sociologue colombien, Dr Martha Kuz Machado Caicedo; «La protection de la diversité culturelle et de la diversité biologique en Colombie», par M. Manuel Rodriguez Becerra, professeur titulaire à l’Université des Andes à Bogota (Colombie) et ancien ministre de l’environnement; sur «l’Afrique et la Colombie: filiation et manifestation d’une conscience identitaire», par Mukala Kadima-Nzuji, professeur des Universités; «La culture comme 4ème pilier du développement durable», une promotion du patrimoine culturel congolais au service du développement durable, était le thème principal de ce carnaval, initié par Mme Clara Inès Chaves, en partenariat avec l’Unesco et le parrainage du Ministère de la culture et des arts. Ces communications ont été l’occasion de jeter la lumière sur les liens culturels entre la Colombie et l’Afrique et particulièrement le Congo.

Il y a eu également une exposition des œuvres du jeune peintre Girel Nganga.Les spectacles de la troupe du carnaval de riches en rebondissement avec la participation des Bantous de la capitale, le ballet Ngavouka «le retour», Keben, un jeune artiste français, et son groupe, ainsi que le ballet de l’orphelinat Ephata, composé d’enfants sourds-muets et conduit par l’abbé Xavier Mbemba Bissemo, chargé de la pastorale des jeunes handicapés dans l’archidiocèse de Brazzaville.

Le carnaval est une tradition qui remonte au 19ème siècle, grâce à la culture congolaise établie aux Amériques, à travers la danse Kongo mise en expérience en Colombie, a expliqué Mme Chaves. Les spectacles ont donné lieu à des quêtes organisées pour soutenir les enfants de l’orphelinat Ephata.

Signalons que toutes les activités ont été rehaussées de la présence du ministre de la culture et des arts, Jean-Claude Gakosso, du représentant de l’Unesco au Congo, Abdourahamane Diallo, Dieudonné Moyongo, commissaire général du Fespam (Festival panafricain de musique), le professeur Jean-Luc Aka-Evy, directeur général des arts et des lettres, des diplomates, ainsi que des cadres du Ministère de la culture et des arts.

Il faut dire que les journées culturelles Congo-Colombie ont été soutenues par le Ministère de la culture, la représentation de l’Unesco au Congo et plusieurs sociétés les ont sponsorisées. La première dame, Mme Antoinette Sassou Nguesso en était la marraine, mais en raison d’un deuil, elle n’a pas pu honorer de sa présence, le déroulement des manifestations. Avant de quitter Brazzaville, les artistes du carnaval de Barranquilla ont été reçus par le ministre Jean-Claude Gakosso, à son cabinet.

Par Jrang An@go.

jeudi 10 octobre 2013

JournĂ©e mondiale du tourisme : L’eau au cƓur des prĂ©occupations de l’industrie touristique Ă  travers le monde

Photo : Josué-Rodrigue Ngouonimba.

«Le tourisme et l’eau: protéger notre avenir commun», tel est le thème de la 34ème journée mondiale du tourisme, célébrée le 27 septembre 2013, à l’initiative de l’O.m.t (Organisation mondiale du tourisme), sous le sceau des Nations unies, depuis le début des années 80. Le thème de cette journée, cette année, rentre dans le droit fil de l’année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau, proclamée par les Nations unies pour 2013.

A Brazzaville, le Ministère du tourisme et de l’environnement a organisé une série d’activités pour commémorer cette journée, sous le patronage de Josué-Rodrigue Ngouonimba, ministre du tourisme et de l’environnement.

Le respect de l’environnement. Voilà ce qu’a voulu rappeler la communauté internationale, à l’occasion de la journée mondiale du tourisme. «J’exhorte les établissements touristiques à réduire leur consommation et à améliorer la gestion des déchets, et j’invite les particuliers à apporter leur contribution, en faisant des choix respectueux de l’environnement, lorsqu’ils voyagent», a dit Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’Onu, le 27 septembre dernier. Au Congo, pays qui a fait l’effort de débarrasser ses villes des sacs en plastique qui les polluaient, le thème de la journée mondiale du tourisme a donné lieu à plusieurs activités, comme l’organisation d’un focus et d’une course de piroguiers.

En effet, cette journée est l’occasion exceptionnelle pour mieux faire connaître le rôle du tourisme dans l’accès à l’eau et mettre en relief la contribution du secteur à un avenir plus durable en ce qui concerne l’eau. Ainsi donc, du 27 au 28 septembre 2013, le Ministère du tourisme et de l’environnement a organisé une course de piroguiers sur le fleuve Congo, un focus au Centre d’information des Nations unies et un jeu-concours des pêcheurs à Kintélé. Ce sont les groupes tradi-modernes. «Les Moyes authentiques» et «Ngoulaya-Obéitan» qui ont assuré l’animation. Des prix ont été décernés aux lauréats. Le message du ministre du tourisme et de l’environnement relatif à cet événement a été le clou de la commémoration de cette journée. 

Dans le message qu’il a prononcé, à l’occasion de cette journée, le ministre Ngouonimba a exhorté la population à faire de l’économie de l’eau, «notre priorité à tous, car l’eau, c’est la source de nos vies et le fondement de nos  activités».

Chaque année, la communauté internationale célèbre, le 27 septembre, la journée mondiale du tourisme, instituée par les pays membres de l’Organisation mondiale du tourisme, pour mieux faire percevoir, à la communauté internationale, l’importance que revêt le tourisme sur le plan social, culturel et économique. En relation avec la résolution des Nations unies qui a proclamé «2013, année internationale des Nations unies dans le domaine de l’eau, la journée est commémorée cette année sous le thème: «Le tourisme et l’eau: protéger notre avenir commun», «cette 34ème journée mondiale s’articule autour du rôle du tourisme dans l’accès à l’eau et met en lumière la responsabilité qui incombe à l’industrie du tourisme de préserver l’eau et de la gérer intelligemment, de manière durable», a indiqué le ministre du tourisme.

Il a, par ailleurs, mis en exergue les atouts de l’eau pour l’activité touristique. En effet, l’eau est l’une des premières ressources largement utilisée dans le tourisme. «L’eau séduit, attire et fascine: c’est un facteur d’attrait touristique...», a déclaré le ministre Ngouonimba.

Au Congo, le niveau de l’activité touristique a encore moins d’impact sur l’environnement et ses ressources biologiques. C’est pourquoi, le gouvernement encourage, d’ailleurs, toutes formes de tourisme durable, fondées sur l’utilisation rationnelle des ressources naturelles. «Ce tourisme respectueux de l’environnement est la seule forme de tourisme qui rentabilise l’exploitation de nos ressources biologiques, tout en les protégeant.

Il faut contribuer également à lutter contre la pauvreté», a-t-il dit. Même si cela n’a pas été dit, dans notre pays, le problème crucial demeure l’adduction d’eau potable, surtout dans les villes où des quartiers demeurent des jours, des mois, voire des années, sans que l’eau ne coule de leurs robinets. Une situation qui préoccupe le gouvernement, mais dont les solutions sont trop lentes. Espérons que la journée mondiale du tourisme a été l’occasion de rappeler cela aux gouvernants.

Par Jrang An@go.

AccÚs aux logements sociaux : Enfin, une société nationale des habitations à loyer modéré

Photo de circonstance

Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a promulgué, le 26 septembre 2013, la loi n°19-2013 portant création de la S.n-H.l.m (Société nationale des habitations à loyer modéré), qui est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous la tutelle du Ministère de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat. La création de cette société, véritable maillon important dans l’accès aux logements sociaux, complète ainsi le processus permettant aux Congolais d’accéder aux logements, grâce aux programmes immobiliers lancés à travers le pays.

Adoptée par les deux chambres du parlement, la loi portant création de la Société nationale des habitations à loyer modéré était très attendue, d’autant plus que nombre de Congolais trouvent prohibitifs, les coûts des logements construits par l’Etat. Justement, pour surmonter cette difficulté de taille, le président de la République vient de promulguer la loi qui crée la S.n-H.l.m (Société nationale des habitations à loyer modéré) dont la mission est de «permettre à un plus grand nombre d’accéder à un logement décent, sous forme locative, à travers les loyers personnalisés, adaptés aux revenus des populations économiquement vulnérables; d’assurer la gestion des habitations réalisées par l’Etat ou ses démembrements qui sont mis à sa disposition».

La S.n-H.l.m est une avancée importante dans la politique sociale du président de la République, quand on sait que trouver un logement, particulièrement dans les deux principales villes du pays que sont Brazzaville et Pointe-Noire, pour une jeune famille, relève d’un véritable parcours du combattant.

En effet, dans tous les pays africains, il a toujours subsisté un problème  d’accès aux biens produits par l’Etat (Eau, électricité, logements…), parce que leur production dépend des coûts du marché international (cours des intrants). Ce qui ne va pas dans le même sens que la réalité du pouvoir d’achat des populations, lequel dépend, à son tour, des bas salaires.

C’est en cela que, pour le gouvernement, avoir créé cette entité qui permettra aux populations à revenus modestes d’accéder, malgré tout, aux nombreux logements, sous forme locative, à travers des loyers adaptés à la réalité de leurs revenus, est une réponse forte à ce problème crucial. Il faut reconnaître que, depuis son accession à l’indépendance, le Congo n’a jamais construit autant de logements que ce qui se fait depuis quelques années. Si près d’un dixième de ces logements produits à ce jour, a été attribué à titre expérimental, comme l’affirme le gouvernement, la majorité n’était pas, jusque-là, attribuée. Le gouvernement attendait, justement, la création de cette entité, la S.n-H.l.m, pour, enfin, commencer à distribuer les logements réalisés.

Un autre aspect important de cette loi est à noter: après une location de dix ans sans incident, le locataire peut en devenir acquéreur, s’il en exprime le besoin. Par ailleurs, la nouvelle loi va enfin permettre à la Société nationale des habitations à loyer modéré, de disposer d’un parc important de logements sociaux. En effet, la loi interdit aux responsables de cette société de vendre ces logements comme on l’a vu, malheureusement, avec la D.c.l.b.a (Direction centrale des logements et bâtiments administratifs) et l’ex-Soprogi (Société de promotion et de gestion immobilière).

L’acquisition des logements par  les locataires se fait  par lots, après décision prise en conseil des ministres. Reste, maintenant,  à attendre l’installation de la nouvelle société, avec son équipe dirigeante et ses services administratifs, pour que les Congolais se mettent à lui adresser leurs demandes de logements sociaux.

Par Jrang An@go.

vendredi 4 octobre 2013

DĂ©partement de la Sangha : Pour une meilleure valorisation de l’unitĂ© forestiĂšre d’exploitation de Pikounda-Nord

Photo : Michel Elenga.

Le Ministère de l’économie forestière et du développement durable, en partenariat avec la société C.i.b-Olam (Congolaise industrielle des bois) a organisé une session extraordinaire du comité de pilotage du projet Redd+ de l’U.f.e (Unité forestière d’exploitation) de Pikounda-Nord (département de la Sangha). Ouverts par Michel Elenga, directeur de cabinet du ministre de l’économie forestière et du développement durable, dans la salle de conférence dudit ministère, le vendredi 27 septembre 2013, à Brazzaville, les travaux de ce comité ont permis d’édifier les  participants sur les différentes étapes atteintes par le premier projet Redd+ au Congo. 

La session extraordinaire du comité de pilotage du projet Redd+ de l’U.f.e (Unité forestière d’exploitation) de Pikounda-Nord a réuni près d’une trentaine de participants, venus du Ministère en charge des forêts,  de la préfecture et du conseil départemental de la Sangha, de la sous-préfecture de Pikounda, des directions générales de l’environnement, des finances et du plan, de la société C.i.b-Olam et de la présidence de la République. 

Le projet Redd+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et la dégradation forestière, ainsi que de la conservation et de la gestion durable des forêts) de Pikounda-Nord a démarré à la demande de la société C.i.b-Olam, avec l’accord du gouvernement, pour la réalisation d’une étude de faisabilité. Le processus de sa validation et de sa vérification s’est achevé. Le passage réussi de cette étape de validation et de vérification fait du projet Redd+ de l’U.f.e Pikounda-Nord, le premier projet de type aménagement forestier durable, qui a abouti à ce niveau. 

Faisant partie des politiques nationales, le projet Redd+ doit permettre de lutter contre la pauvreté, d’encourager l’utilisation rationnelle des ressources naturelles, de développer les activités alternatives en faveur des populations locales et autochtones et s’associer à d’autres initiatives pour promouvoir des techniques agricoles nouvelles et respectueuses de l’environnement, tout en contribuant au respect des règles et des normes environnementales par les projets de développement. La République du Congo a été sélectionnée par le F.c.p.f (Fonds de partenariat pour la carbone forestier) de la Banque mondiale et le programme Onu-Redd, pour la mise  en œuvre du processus Redd+, qui porte sur la réduction des gaz à effet de serre, et qui est lié à la gestion durable des forêts, la conservation de la biodiversité et l’accroissement des stocks de carbone forestier. 

La société forestière C.i.b-Olam, en collaboration avec le Ministère de l’économie forestière et du développement durable, s’est engagée la première, à mettre en place les bases conceptuelles d’un projet Redd+ à l’échelle de l’U.f.e Pikounda-Nord, pour une meilleure valorisation de cette U.f.e, à travers la génération et la commercialisation des crédits de carbone. 

Ouvrant les travaux, Michel Elenga, a indiqué: «Le projet aura, sans nul doute, de nombreux défis à relever. C’est là l’intérêt, pour  vous, de capitaliser cette importante phase de conceptualisation des approches techniques, financières et commerciales sur le carbone forestier de l’U.f.e Pikunda-Nord». Il faut noter que le projet Redd+ vise à protéger 92.530 hectares de forêt vierge congolaise, légalement désignée comme concession d’exploitation forestière. La zone du projet est composée de 60% de forêt mixte de terres fermes et 40% de terres inondées.

L’activité principale du projet Redd+ Pikounda-Nord est l’annulation des activités de dégradation programmées par l’exploitation sélective de la forêt, tout en prenant la décision de protéger et de préserver la biodiversité de la zone du projet.

Par Jrang An@go.

mercredi 25 septembre 2013

DĂ©partement du Kouilou : La Fondation Eni passe ses activitĂ©s sociales Ă  Eni Congo et cĂšde ses actifs Ă  l’État

Photo : La délégation accueillie á Mboukou 2. De gauche á droite: Luca Consantino, François Ibovi et André Raphael Loemba.

Écoles, Centres de santé intégrés, véhicules, puits d’eau potable… la richesse infrastructurelle congolaise vient de s’accroître, grâce à la Fondation eni-Congo, qui a cédé tous ses actifs  à la République du Congo. La cérémonie de cession a eu lieu, le 14 septembre 2013, à Pointe-Noire, entre, d’une part, les ministres François Ibovi (santé et  population) et André Raphaël Loemba (hydrocarbures), représentant le gouvernement congolais, et, d’autre part, M.  Phillippo Uberti, secrétaire général de la Fondation Eni, en présence de Mme Fatoumata Binta Diallo, représentante de l’O.m.s au Congo, M. Luca Consentino, directeur général de Eni Congo, et des autorités locales du département du Kouilou, dont le préfet Fidèle Dimou et le sous-préfet de Hinda, M. Fayette Mikano. 

Bien avant la cérémonie de cession des actifs à l’Etat congolais, la délégation gouvernementale et celle de la Fondation Eni, ont effectué, dans la matinée, une visite des infrastructures concernées par la cession dans les villages de Siala, Mboukou et Tchitondi ainsi qu’à la base industrielle de la société Eni Congo, au site on shore de Mboundi. Au cours de cette visite, les autorités  congolaises ont, effectivement, constaté les réalisations de la Fondation Eni.

Plus question pour les quatre cents habitants de Siala, village du district de Hinda, d’effectuer la corvée de descendre, chaque jour, au fond d’une vallée, pour aller chercher l’eau de la rivière qui y coule. Le village est desservi en eau potable, grâce à un château d’eau de 6 mètres-cubes construit par la Fondation Eni, qui a aussi installé des fontaines dans certains coins du village, comme pour «rapprocher davantage les populations de l’eau», selon l’expression de M. Marc Nkoko, un des responsables de la société Eni Congo. 

Le ministre François Ibovi s’est réjoui de cette réalisation et a recommandé aux bénéficiaires de  veiller, quotidiennement, à la potabilité de l’eau et à sa bonne gestion.

Pour leur part,  les habitants du village Tchitondi sont satisfaits de la réhabilitation de leur école par la Fondation Eni. Aujourd’hui, ils ont un établissement scolaire moderne, flambant neuf, qui offre à leurs enfants les meilleures conditions d’études, et des logements convenables pour les enseignants.  

Le projet intégré  de Hinda

Par ailleurs, dans le souci de promouvoir le développement socio-économique des communautés voisines de ses installations (site on shore de Mboundi) sur le territoire du district de Hinda, la Fondation a doté de nombreux villages en infrastructures de base, à travers  un projet intitulé: «Projet intégré Hinda» (P.i.h). 

Démarré en 2011, le P.i.h couvre une zone de 4000 Km², soit vingt-deux circonscriptions administratives incluant une cinquantaine de villages, pour une population évaluée à plus de  25.000 habitants. Grâce au P.i.h, des villages de Hinda sont, aujourd’hui, pourvus de Centres de santé intégrés (C.s.i), dont celui de Mboukou. Cinq écoles sont déjà prêtes sur les dix qui figurent dans l’agenda de ce projet. Une politique sociale dont le but est d’augmenter le taux de scolarisation dans la zone du P.i.h. Douze forages d’eau sont déjà opérationnels sur la cinquantaine envisagée. «Au travers du Projet intégré Hinda (P.i.h), Eni Congo se place en véritable partenaire dans l’amélioration des conditions de vie des populations et contribue ainsi à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement», a dit Luca Consentino, le directeur général de Eni Congo, dans son mot de circonstance.

C’est ce patrimoine constitué par toutes ces réalisations sociales que la Fondation Eni a cédé, le 14 septembre 2013, à l’Etat congolais, à travers le Ministère de la santé et de la population. Visiblement satisfait, le ministre François Ibovi a adressé de vifs remerciements à la Fondation Eni, tout en prenant la ferme résolution de bien gérer ce précieux patrimoine, pour le bien de la population. Une satisfaction légitime, puisque son département ministériel est le principal bénéficiaire du patrimoine d’Eni Fondation au Congo. 

Le ministre Ibovi a invité  les autres entreprises installées au Congo, à suivre l’exemple de la société Eni. «Merci à la Fondation Eni qui s’en va. Merci à Eni Congo de continuer, même en l’absence de la fondation, de soutenir le Ministère de la santé et de la population, dans sa lourde tâche de mettre en œuvre la politique du chef de l’Etat dans le domaine de la santé. J’espère que son exemple de générosité ou de philanthropie à l’égard du peuple congolais sera suivi par d’autres entreprises installées en République du Congo. Je voudrais aussi espérer que les activités en cours connaîtront toujours son attention particulière et qu’il nous accompagnera aussi dans d’autres initiatives qui nous permettront de relever, chaque fois que c’est possible, le niveau de notre système de santé», a indiqué le ministre Ibovi. «Le gouvernement s’engage à poursuivre les activités que la Fondation Eni  transfert à la République du Congo, à travers le Ministère de la santé et de la population. Je voudrais  rassurer Eni Congo de ce que le ministère veillera à ce que ce matériel soit utilisé à bon escient», a-t-il poursuivi.

Un engagement pour un développement socioéconomique local pérenne

Eni Fondation s’en va. Mais, c’est la société Eni Congo qui poursuivra ainsi ses activités sociales qui prévoient la continuation des stratégies de vaccination mobile dans les zones les plus reculées du département du Kouilou, et dans le département de la Cuvette. Mais, le P.i.h va bien au-delà du seul secteur de la santé: il va réhabiliter des écoles, construire des forages pour l’accès à l’eau potable, booster la production agricole, à travers les «champs-écoles» et la construction d’un centre d’apprentissage de techniques de plantation des essences vivrières (maniocs) avec une banque de semences.

En matière d’énergie, Eni Congo se chargera de connecter les villages à sa base de Mboundi où l’électricité est déjà disponible. 

Si le Congo a plusieurs partenaires dans le domaine du développement social, la Fondation Eni doit être l’un des plus sûrs. Tant elle a déjà fait ses preuves dans l’accompagnement du Congo dans l’exécution de ses différentes politiques de développement sanitaires.  Grâce au projet «Kento Mwana», plus de 1.153 femmes, dont 430  enfants, ont suivi tout le protocole de prévention contre  la transmission du V.i.h-sida de la mère à l’enfant. Le projet «Salissa Mwana», quant à lui, a permis l’acquisition de plus de 446.226 doses de vaccin, faisant ainsi monter la couverture vaccinale de 60 à 83%. Ces deux projets phares résultent de la signature, en 2009, d’une convention de partenariat entre le Ministère de la santé, le C.n.l.s (Centre national de lutte contre le sida) et la Fondation Eni.

Par Jrang An@go.

dimanche 22 septembre 2013

CoopĂ©ration Congo-Pologne : Une dĂ©lĂ©gation d’hommes d’affaires polonais en visite de travail au Congo

Photo : Mme Beata Stelmach

Dans le cadre du renforcement de la coopération entre la République du Congo et la République de Pologne, une délégation de dix-huit hommes d’affaires polonais, conduite par Mme Beata Stelmach, vice-ministre polonais des affaires étrangères, est arrivée à Brazzaville, mercredi 18 septembre dernier. Durant son séjour congolais, la délégation polonaise va s’entretenir avec plusieurs membres du gouvernement. Elle a pris part au forum économique regroupant les hommes d’affaires congolais et polonais, à Pointe-Noire, jeudi 19 septembre dernier. Devant la presse, la vice-ministre Beata Stelmach a, au nom de la délégation de son pays, annoncé la tenue, en novembre prochain, en Pologne, des journées économiques du Congo. 

La visite de travail de la délégation polonaise intègre la politique du gouvernement polonais à promouvoir les relations économiques entre la Pologne et l’Afrique. Le Congo-Brazzaville est en bonne place, parmi les pays africains qui intéressent la Pologne, pour un partenariat «avantageux».

Lors d’une visite de travail à Varsovie, capitale de la Pologne, du 26 au 28 mai dernier, pour présenter le Congo et ses potentialités économiques aux autorités et hommes d’affaires polonais, le ministre d’Etat Gilbert Ondongo, ministre de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration, avait invité les hommes d’affaires polonais à investir au Congo, en les rassurant que la sécurité y existe.

A cette occasion, Mme Beata Stelmach avait exprimé la détermination du gouvernement polonais à faire que la coopération entre la Pologne et le Congo s’intensifie, notamment dans l’industrie et  l’énergie. La partie polonaise se proposant de renforcer les capacités de production de l’électricité par la réalisation de deux projets de barrages, Sounda et Cholet, auxquels les autorités congolaises tiennent beaucoup et dont la construction accélérait l’industrialisation du pays. L’industrie lourde, les mines, les nouvelles technologies, l’agriculture et la formation technique, professionnelle et qualifiante sont autant de domaines possibles de coopération entre les deux pays.

A cet effet, deux grands axes possibles au niveau des échanges étaient explorés: l’axe d’Etat à Etat, d’une part, et entre les entreprises congolaises et polonaises, d’autre part. Le schéma d’Etat à Etat comporterait trois directions possibles:
 - un partenariat dans le domaine de l’éducation, tant au niveau universitaire qu’au niveau des instituts de formation professionnelle ou centres de recherches spécialisés;- un accompagnement dans la modernisation de l’Etat, notamment par l’informatisation de l’administration publique; Le schéma des entreprises reposerait sur deux engagements majeurs des deux Etats:
 - l’Etat congolais aurait la responsabilité de faciliter l’installation des entreprises polonaises au Congo;
 - l’Etat polonais encouragerait les entreprises polonaises à investir au Congo. Les deux Etats mettraient en place des accords de non double imposition et de protection mutuelle des investissements. 

A son arrivée à l’aéroport international Maya-Maya, à Brazzaville, Mme Beata Stelmach a indiqué à la presse que le Congo et la Pologne partagent plusieurs points en commun, notamment dans le secteur financier. Une telle convergence d’idées est nécessaire à la consolidation des rapports entre les deux pays.

A Pointe-Noire, le forum économique a été ouvert par Mme Beata Stelmach, en présence de Raphaël Mokoko, ministre délégué, chargé du plan et de l’intégration. Signalons que la visite de la délégation polonaise fait écho à l’entrevue qu’avait eue le ministre d’Etat Gilbert Ondongo, en mai dernier, en Pologne, avec Janus Piechocinski, vice-premier ministre, ministre de l’économie, sur les nouvelles bases de coopération.

Par Jrang An@go.

vendredi 20 septembre 2013

Australie : Le Congo Ă  l’honneur, Ă  la confĂ©rence internationale sur l’industrie miniĂšre «Africa down under»

Photo : Le staff de la société Equatorial Ressources Ltd.

Comme chaque année depuis dix ans, la conférence internationale sur l’industrie minière «Africa down under» s’est tenue dans la ville australienne de Perth, du 28 au 30 août 2013. Le Congo y était à l’honneur, à travers les deux sociétés minières dont les projets sont à maturité. Il s’agit de Congo Mining, présente par le biais de sa maison mère, la société australienne Equatorial Ressources Ltd, tout comme Congo Iron était présente à travers sa société mère, Sundance Ressources Ltd.

Les deux sociétés ont tenu des stands lors de la conférence et présenté leurs projets en cours au Congo. Le Ministère de la Géologie et des Mines y étaient représenté par M. Freddy Itoua-Gamporo, Chef de service de la Coopération au Cabinet du Ministre des mines, et M. Fiacre Urbain Opo, géologue et Attaché au Conseiller aux mines du Ministre.

Comptant parmi l’un des plus importants événements de l’industrie minière internationale axée sur l’Afrique, le rendez-vous de cette année a drainé une grande participation de délégués venus de plusieurs pays à travers le monde, ce qui traduit  la forte confiance de l’industrie dans l’avenir du secteur minier en Afrique.

M. John Welborn, Président Directeur Général de Congo Mining, y a fait une communication pour présenter les deux projets que réalise Congo Mining, notamment le projet d’exploitation de fer Mayoko-Moussondji, dans le département du Niari, et le projet Badondo, dans le département de la Sangha. Mettant l’accent, à travers des images et des commentaires, sur la volonté du Président de la République, Son Excellence Denis Sassou Nguesso et de son Gouvernement, dans la construction des infrastructures de base, M. John Welborn a montré comment le pays est en train de se transformer, avec comme résultat l’amélioration des conditions de réalisation des projets comme ceux de sa société.

Il a loué le cadre juridique établi à partir de 2005, par le Gouvernement, à travers le Ministre des Mines et de la Géologie, M. Pierre Oba, notamment le Code des mines qui simplifie les procédures administratives dans l’acquisition de titres miniers, avec des modalités fiscales favorables pour les sociétés minières. Ce qui exerce un grand attrait sur les investissements directs étrangers dans le pays. Aujourd’hui, 102 permis de recherches ont été attribués à 53 sociétés. Les grandes sociétés minières investissent aujourd’hui en République du Congo, grâce à un contexte national encourageant. En cherchant à développer le secteur minier, le Gouvernement met l’accent sur la création d’emplois et le développement des infrastructures de base.

Le PDG de Congo Mining a ensuite présenté Mayoko-Moussondji, un projet qui représente une mine aux ressources totales de 767 millions de tonnes avec une teneur de 31,9% de fer, incluant des ressources d’hématite (dure et légère) de 101,8 millions de tonnes avec une teneur en fer de 40,6%. Selon l’étude technique, réalisée par la société «Worley Parsons», la production initiale de ce projet s’élève à deux millions de tonnes par an, pour une durée initiale de 23 ans. 

Parlant de la responsabilité sociétale, M. John Welborn a indiqué que sa société s’est engagée à respecter le standard le plus élevé de la responsabilité sociétale et de développement durable dans la réalisation de ce projet. Elle a soumis au Gouvernement de la République, en 2010, une charte de développement durable, après les études d’impact sur l’environnement réalisé avec la participation des consultants locaux.

La communication de M. John Welborn a porté aussi sur le Projet Badondo, dont les premières recherches, à travers une campagne de forages exploratoires, démarrée au deuxième semestre de 2012, sont très prometteuses.Signalons que pendant la conférence, la délégation congolaise a visité le «Head Quarter», (siège) de la société Equatorial Ressources Ltd.

De retour à Brazzaville, dans le souci de faire avancer le projet et respecter les délais retenus, une équipe technique, composée des techniciens de la société «Worley and Parson» spécialisés dans les infrastructures minières et qui est partenaire de Congo Mining, a eu une séance de travail avec le CFCO (Chemin de Fer Congo-Océan) et le PAPN (Port Autonome de Pointe-Noire) sur l’utilisation des infrastructures ferroviaires et portuaires existantes. 

Par Jrang An@go.

samedi 14 septembre 2013

Journée africaine de la médecine traditionnelle : Développer la médecine traditionnelle par la recherche

Photo : Benjamin Ossombo visitant les stands en compagnie d'Elira Dokekias

La République du Congo a célébré, le 10 septembre 2013, la journée africaine de la médecine traditionnelle, sous le thème: «La recherche et le développement en médecine traditionnelle». Patronnés par Benjamin Ossombo, conseiller administratif et juridique du ministre de la santé et de la population, les festivités marquant la commémoration de la 11ème journée de la médecine traditionnelle ont eu lieu à l’auditorium du C.h.u.b (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville), en présence du Pr Alexis Elira Dokekias, directeur général de la santé, etc. 

Une exposition vente des produits de recherche de la médecine traditionnelle a attiré les curieux et les malades qui n’ont pas hésité à mettre leurs mains dans la poche.

Prévue le 31 août de chaque année, la journée africaine de la médecine traditionnelle a été finalement célébrée dans notre pays avec retard. Pour le conseiller Benjamin Ossombo, ce retard est dû, d’une part, à la tenue de la conférence des ministres de la santé de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale), et, d’autre part, à la 63ème session du comité régionale de l’O.m.s-afro, tenue du 2 au 6 septembre, à Brazzaville.

Justifiant le choix du thème de la 11ème journée de la médecine traditionnelle, l’orateur a fait savoir qu’il correspond non seulement aux objectifs de la politique nationale du Congo dans le domaine de la médecine traditionnelle, mais aussi, aux préoccupations exprimées par les ministres de la santé, au cours du dernier comité régional de l’O.m.s-afro.

En effet, depuis 2000, la médecine traditionnelle fait partie intégrante des systèmes de santé des pays africains. Car, réunis à Abuja, au Nigeria, les chefs d’Etat africains avaient adopté la déclaration de l’Organisation de l’unité africaine dans laquelle la médecine traditionnelle a été identifiée comme une priorité devant faire l’objet de recherches.

D’après les estimations de l’O.m.s, près de 70% des populations vivant dans la région africaine ont recours à la médecine traditionnelle, pour leurs besoins en soins de santé.

Conscient du fait que le Congo possède un massif forestier très riche en plantes médicinales et une flore aux vertus inestimables dans le traitement de diverses pathologies, Benjamin Ossombo estime que le pays peut espérer atteindre les objectifs fixés dans la politique nationale de la médecine traditionnelle adoptée en 2006 et revue en 2012. Selon lui, l’ambition du chef de l’Etat de faire du Congo un pays émergent, en 2025, ne va pas sans l’apport de la médecine traditionnelle. Néanmoins, le conseiller administratif et juridique du ministre de la santé a pensé que celle-ci ne doit pas rimer avec charlatanisme et amateurisme.

A cet effet, il a invité les acteurs, les professionnels de la santé, chercheurs et herboristes à s’investir pleinement dans le but de sauver les vies humaines par le développement de la médecine traditionnelle. Les défis auxquels les ministres de la santé font face, dans le cadre du renforcement du rôle de la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé de leurs pays, sont encore nombreux: le contrôle de la qualité et l’assurance des produits de la médecine traditionnelle; la recherche-développement qui est encore dans une phase d’initiation et qui ne permet pas de générer des bases factuelles, l’efficacité et la qualité des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle; la propriété intellectuelle qui n’est pas garantie; la réglementation des pratiques et des produits de la médecine traditionnelle encore insuffisante; l’utilisation peu rationnelle des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle dans la région africaine.

En dépit de ces insuffisances, Benjamin Ossombo a indiqué que plusieurs Etats africains ont fait des progrès qui se sont traduits par l’intégration des pratiques de la médecine traditionnelle dans les paquets essentiels de santé et l’introduction des enseignements y relatifs dans les écoles de santé.

Par Jrang An@go.