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dimanche 25 décembre 2011

Ohada - Les conflits entre actionnaires

La soci√©t√© anonyme est une soci√©t√© commerciale dont le capital social est compos√© de titres appel√©s « actions » pour des investisseurs et √©pargnants appel√©s « actionnaires »

Les actionnaires sont propri√©taires d'au moins une action. Lorsque des int√©r√™ts patrimoniaux sont en jeu, il na√ģt des conflits et il appara√ģt des incidents de fonctionnement. Le mode de r√©solution de ces conflits et dysfonctionnements est pr√©vu par les statuts de la soci√©t√© anonyme. Les incidents de fonctionnement surgissent lorsque par exemple deux groupes d'actionnaires devenus antagonistes bloquent toute d√©cision qui permettrait de reconstituer le conseil d'administration, ou encore lorsque les dirigeants refusent de mani√®re abusive toute distribution de dividendes. Il s'agit aussi pour un actionnaire minoritaire disposant d'une minorit√© de blocage d'interdire toute modification statutaire pourtant indispensable √† la survie de la soci√©t√©, etc. La survenance de ces conflits peut affecter, voire paralyser le fonctionnement de la soci√©t√©.
 
Le r√®glement des conflits entre actionnaires est une t√Ęche √† laquelle le l√©gislateur Ohada s'est attel√© pour prot√©ger les actionnaires, pr√©venir et r√©soudre les conflits qui naissent du fait d'une gestion exclusive par les dirigeants, d√©tenteurs de la majorit√© du capital social. Afin de pr√©venir les conflits d'int√©r√™ts qui pourraient na√ģtre des rapports entre les actionnaires minoritaires et les actionnaires majoritaires, le l√©gislateur Ohada place l'int√©r√™t social au-dessus des int√©r√™ts personnels des actionnaires.

Les dispositions qui préviennent les conflits entre actionnaires

Dans la société anonyme, l'actionnaire ne peut rien décider de manière unilatérale. La décision qu'il doit prendre passe toujours par l'approbation de l'ensemble des actionnaires qui constitue l'assemblée. En vue de préserver les intérêts légitimes des actionnaires, le législateur Ohada a mis en place une réglementation stricte qui permet de sauvegarder ces intérêts : la convocation des actionnaires, leur admission dans l'assemblée, leur information, la tenue et l'organisation de l'assemblée. Notons que ces dispositions préventives des conflits sont relatives aux droits individuels des actionnaires et à la réglementation des assemblées d'actionnaires.

Les droits individuels des actionnaires sont le droit de faire partie de la société ; le droit de participer aux décisions de la société ; le droit d'être désigné aux fonctions sociales ; le droit d'agir en justice. Les dispositions financières prévues par le législateur Ohada accordent à l'actionnaire le droit aux bénéfices, le droit de souscrire aux augmentations du capital, de négocier les actions, le droit au remboursement de la valeur nominale de l'action et au boni de liquidation (les sommes que se partagent les actionnaires d'une société dissoute, les bénéfices non distribués au cours de la vie de l'entreprise). S'ajoute à cela la réglementation des assemblées d'actionnaires, généralement reproduite dans les statuts de la société.

Comment résoudre les conflits?

Le législateur Ohada a prévu le recours au juge étatique ainsi qu'à l'arbitrage, un mode privé de résolution de conflit plébiscité par les hommes d'affaires avertis.

Le juge intervient pour tenter de mettre un terme aux difficultés de fonctionnement en élaborant des schémas. Ces schémas consistent à désigner un administrateur provisoire par le juge des référés, à recevoir l'action introduite par un ou plusieurs actionnaires victimes d'abus de majorité ou d'abus de minorité. Le juge autorise la désignation d'un administrateur provisoire et d'un juge des référés si l'existence d'une urgence est reconnue. Le juge des référés intervient à titre provisoire, de manière rapide, sans décider de manière définitive sur le fond du problème puisqu'il ne juge pas le litige. Il n'intervient pas non plus dans la gestion de la société, car il n'a pas le pouvoir de gérer la société à la place des actionnaires.
 
L'intervention du juge est encore n√©cessaire en cas d'abus de majorit√© ou d'abus de minorit√©. Il y a abus de majorit√© lorsque les associ√©s majoritaires ont vot√© une d√©cision dans leur seul int√©r√™t, contrairement aux int√©r√™ts des associ√©s minoritaires. L'abus de minorit√© est la situation dans laquelle les actionnaires minoritaires adoptent, dans leur seul int√©r√™t, une attitude contraire √† l'int√©r√™t g√©n√©ral de la soci√©t√© en cr√©ant un obstacle √† la r√©alisation d'une op√©ration essentielle pour elle. Les actionnaires doivent saisir le tribunal pour une demande de dissolution anticip√©e de la soci√©t√© pour « justes motifs », c'est-√†-dire pour des motifs qui peuvent paralyser le fonctionnement de la soci√©t√©.
 
Le l√©gislateur Ohada a √©galement pr√©vu le recours √† l'arbitrage comme mode de r√©solution de conflits entre actionnaires, relatifs √† tout diff√©rend d'ordre contractuel. L'arbitrage est la proc√©dure qui permet le litige non pas √† un juge √©tatique, mais √† un juge priv√©, qui est un simple particulier r√©put√© pour ses comp√©tences techniques en la mati√®re du litige et son int√©grit√©. Cette personne doit faire partie des institutions de l'arbitrage, notamment figurer dans la liste des arbitres. L'arbitre rend ainsi une d√©cision appel√©e sentence, qui est reconnue, ex√©cut√©e et peut √™tre contest√©e. 

                                          Par Jrang An@go.

Co√Ľt de la vie : le minist√®re du Commerce s'impr√®gne des dures r√©alit√©s quotidiennes

Respecter l'harmonisation des prix est une des conditions indispensables pour lutter contre l'augmentation effrénée des prix des denrées alimentaires dans les marchés

La ministre du Commerce et des approvisionnements, Claudine Munari, a constaté lors de sa tournée des 23 et 24 décembre que parmi les dix importateurs existants chacun avait son prix.

La premi√®re journ√©e, elle s'est rendue dans quelques chambres froides de Brazzaville, dont Guenin, la Soalco, la Congolaise des mousses et des plastiques, la Scac (Soci√©t√© congolaise d'alimentation et des congel√©s), Johnny et Sundeep. Des diff√©rences de prix importantes sont apparues, qui suscitent de vives critiques de la part des commer√ßants rencontr√©s sur place. Ceux-ci ont d√©nonc√© l'attitude des grossistes qui vendent sans vergogne leurs marchandises √† un prix sup√©rieur au prix homologu√©, r√©affichant le prix officiel au passage des contr√īleurs.

Cette visite a été l'occasion pour Claudine Munari de se rendre compte de la disponibilité des produits alimentaires sur les marchés. Elle a pu vérifier si les recommandations faites aux chambres froides avaient été respectées, tels la tenue d'un facturier, l'affichage des prix, l'ordre dans les rayons, etc. Quelques-unes d'elles se sont mises au pas, d'autres non.
 
Lors de la seconde journ√©e, elle s'est rendue dans diff√©rents march√©s de Brazzaville. √Ä Bacongo, Ou√©nz√© et Moungali, les vendeurs comme les acheteurs d√©plorent la hausse des prix. Les vendeurs n'ont pas le choix, ils se procurent les marchandises √† un co√Ľt √©lev√© et doivent en tirer un b√©n√©fice. C'est le panier de la m√©nag√®re qui en prend un s√©rieux coup : le poulet (1 300 grammes) de marque Mama, qui devrait se vendre 1 475 FCFA au d√©tail en co√Ľte 2 400 ; la viande fra√ģche au kilo est vendue 3 500 FCFA alors qu'elle est achet√©e 2 800 FCFA ; le poisson co√Ľte 2 000 FCFA au lieu des 1 500 prescrits.
 
Claudine Munari a promis de rencontrer dans les prochains jours tous les acteurs intervenant dans la cha√ģne de distribution afin de r√©viser certaines dispositions de la loi. N√©anmoins, pour certains commer√ßants, le probl√®me du prix ne trouvera pas de solution tant que le pays d√©pendra √† pr√®s de 80% de ses importations. 

                                         Par Jrang An@go.

jeudi 22 décembre 2011

Revente des cadeaux de No√ęl, c'est aussi un business

Pr√®s d'un tiers des fran√ßais reconnaissent d'avoir revendu au moins une fois un cadeau de no√ęl. M√™me si le sujet est taboue, avec la crise, ce march√© de l'occasion est un v√©ritable business. Le Site Price Minister estime ainsi √† 2 millions le nombre d'annonces pos√©es par des particuliers pour la revente. Avec un d√©marrage, d√®s le 24 d√©cembre au soir.


Pour Price Minister, No√ęl c'est aussi en janvier. Le site d'achat vente d'occasion enregistre en d√©cembre et janvier ses meilleurs mois. "Pour vous donner une id√©e, janvier c'est 50% plus gros que septembre", estime Olivier Mathiot, co-fondateur du site. D'accord, mais √ßa p√®se quoi ? " Gr√Ęce √† la revente, le chiffre d'affaires de janvier sera aussi gros que d√©cembre, ce qui fait plus 50 % que septembre en comparaison...Sur les quelques semaines qui suivent No√ęl, on estime √† 2 millions le nombre d'annonces pos√©es par des particuliers pour la revente", pr√©cise Olivier Mathiot. Le site attend pr√®s de 3 millions de connexions par jour, avec un d√©marrage d√®s le 24 decembre au soir.

Il faut dire que la revente des cadeaux de No√ęl est un ph√©nom√®ne qui, certes toujours tabou, n'en est pas moins toujours d'actualit√© et un peu plus lucratif chaque ann√©e. Selon une √©tude r√©alis√©e par Vovici EFM pour Price Minister, 30,1% des 1.687 personnes interrog√©es ont reconnu avoir revendu au moins une fois un cadeau de No√ęl, contre 20,1% un an plus t√īt. La revente s'acc√©l√®re donc, m√™me si le passage √† l'acte est encore un peu frileux. " La majorit√© des gens se dise pr√™t √† vendre. Mais la majorit√© ne la fait pas encore " remarque Olivier Mathiot.

Dans cette √©tude, Price Minister souligne qu'un quart des personnes ayant re√ßu un cadeau √† No√ęl 2010 s'est dite non satisfaite. Et forc√©ment, le contexte √©conomique n'est pas √©tranger non plus √† cette progression de la revente, m√™me s'ils ne sont que 8,7% √† affirmer cash " pr√©f√©rer r√©cup√©rer de l'argent " dans les motifs d'insatisfactions constat√©s dans l'√©tude. Sans en informer la personne qui leur avait offert le cadeau (82,8%) pour autant.

Un tabou que la crise n'est donc pas encore prête à lever. La moitié des personnes sondées indique en effet " être déçues d'apprendre qu'un cadeau qu'elles avaient offert a été revendu ". Revendre, ça ne vaut pas encore le plaisir d'offrir.
S√©bastien Pommier pour LEntreprise.com, publi√© le 

                                              Par Jrang An@go.

mercredi 21 décembre 2011

Artisanat : vers la restructuration du métier

Ce secteur connaissant des faiblesses et des contreperformances, le département de tutelle multiplie les initiatives dont le projet sur l'opérationnalisation du développement de cette branche


Une équipe de consultants internationaux a présenté le 19 décembre à Brazzaville, le projet du schéma directeur de développement de l'artisanat du Congo et des plans d'actions qui en découlent.

La restitution a été faite au cours d'un atelier qui a regroupé les acteurs intervenant dans le domaine, en présence du directeur de cabinet du chef du département concerné, Armand Bienvenu Vouidibio. Les experts avaient pour mission d'élaborer un document d'orientation, comme référence, pour toutes les actions liées à la promotion et au développement de l'artisanat.

Ce guide prend en compte tous les segments du secteur tels que l'entreprise artisanale et l'amélioration de la qualification professionnelle. Un tel travail a pour objectif de relever le niveau de la qualification des artisans. À travers cette réflexion, il est question d'obtenir des structures véritablement adaptées à accompagner les artisans à tous les niveaux. Les consultants sollicités ont procédé par un diagnostique avant de passer à une autre étape celle relative à la planification stratégique plus rationnelle.

Le document scrut√© par toutes les parties prenantes a d√©fini les priorit√©s sur une p√©riode de cinq ans (2012-2016). Ainsi il en ressort que l'artisan congolais √©volue dans une logique individuelle. Malgr√© le nombre important d'intervenants, il existe un manque de synergie, de concordance. Cette initiative s'inscrit dans la vision du chef du d√©partement, Yvonne Ad√©la√Įde Mougany. Celle-ci entend faire de l'artisanat la premi√®re entreprise, en termes de cr√©ation d'emplois directs et indirects. 

Notons enfin que l'atelier de restitution a connu la participation des directions du minist√®re des Petites et moyennes entreprises et de l'Artisanat, de plusieurs artisans repr√©sentatifs du secteur et d'autres invit√©s. 

                                          Par Jrang An@go.

mercredi 14 décembre 2011

Commerce : la sortie du port de Pointe-Noire des marchandises importées pose problème

Photo : Maixent Elenga, au centre, en compagnie des commerçants lors de l'assemblée générale.


Les importateurs se plaignent des nouvelles mesures de dédouanement des marchandises venant de l'étranger

La loi vot√©e en d√©cembre 2010 par le Parlement congolais oblige tous les importateurs √† faire inspecter leurs marchandises √† l'embarquement ou par la soci√©t√© nationale d'inspection douani√®re Cotecna, soci√©t√© congolaise de nouvelles technologies d'imagerie par scanneur int√©gr√© dans les proc√©dures douani√®res. La m√™me loi stipule √©galement : « Toutes les marchandises qui n'ont pas fait l'objet d'une inspection √† l'embarquement devront √™tre frapp√©es d'une amende de principe de 60% sur la valeur imposable. »

Sur instruction du minist√®re des Finances et du Portefeuille public, le directeur g√©n√©ral des Douanes avait √©mis une note de service le 24 janvier 2011 pour rendre effective cette loi qui n'√©tait cependant jamais entr√©e en application. Depuis que les services des douanes appliquent ladite mesure du gouvernement, des marchandises seraient confisqu√©es au port de Pointe-Noire depuis le 2 d√©cembre pour de nombreuses irr√©gularit√©s. Les commer√ßants disent ne pas avoir √©t√© pr√©venus de l'entr√©e en vigueur de la loi et sollicitent par cons√©quent des mesures d'att√©nuation, surtout en cette p√©riode de f√™te de fin d'ann√©e. Les commer√ßants d√©plorent √©galement le fait que la soci√©t√© d'inspection des douanes congolaises ne soit pas repr√©sent√©e dans tous les pays, surtout en Asie, et rel√®vent que, curieusement, ils se voient frapp√©s d'amende √† l'arriv√©e √† Pointe-Noire pour faute d'inspection au d√©part. 

« Nous reprochons au gouvernement la mani√®re dont cette loi a √©t√© mise en application. Au stade o√Ļ nous en sommes, il y a des conteneurs pour lesquels nos clients ont d√©j√† sign√© un engagement avec nous avec des factures pro forma d√©j√† valid√©es. Il nous est difficile de revenir vers eux pour leur dire que la marchandise pour lesquelles nous avons d√©j√† conclu l'accord de d√©douanement est frapp√©e d'une amende de 60% » a d√©plor√© Maixent Elenga, pr√©sident des transitaires de Pointe-Noire, au terme de l'assembl√©e g√©n√©rale du Syndicat des commer√ßants du Congo, tenue le 13 d√©cembre √† Brazzaville.
 
Selon lui, ces nouvelles mesures de d√©douanement des marchandises au port de Pointe-Noire pourraient avoir des incidences graves sur le panier de la m√©nag√®re au cas o√Ļ un terrain d'entente ne serait pas trouv√© entre les deux parties. « Nous implorons le pr√©sident de R√©publique de laisser aux importateurs une p√©riode de gr√Ęce afin de passer les f√™tes de fin d'ann√©e en beaut√© et que la loi s'applique √† partir de janvier 2012 », a sugg√©r√© le pr√©sident des transitaires de Pointe-Noire.

Le vice-président du Syndicat des commerçants du Congo a également déploré la manière de faire des services des douanes du port autonome de Pointe-Noire. Il a, lui aussi, sollicité une faveur allant jusqu'en janvier 2012.

« L'√Čtat demande √† ce que la marchandise soit n√©cessairement inspect√©e par Cotecna √† l'embarquement alors qu'il s'av√®re que cette soci√©t√© n'est pas pr√©sente dans tous les ports du monde. Rien qu'√† ce niveau il y a d√©j√† un probl√®me puisque quand bien m√™me votre marchandise vient de pays o√Ļ Cotecna n'existe pas, la loi vous frappe d'office d'une amende de 60% sur le taux imposable », a expliqu√© Alexandre Ossebi. 

                                           Par Jrang An@go.

Journée internationale des droits de l'homme : le Centre des Nations unies organise à l'occasion une exposition porte ouverte


Du 10 au 13 décembre, les visiteurs ont pu poser des questions et s'informer sur les différents droits humains
Les activit√©s relatives √† la c√©l√©bration de la Journ√©e internationale des droits humains ont √©t√© organis√©es en collaboration avec l'ambassade des √Čtats-Unis et l'association Couleurs congolaises. √Ä cet effet, des stands avaient √©t√© dress√©s dans l'enceinte du Centre des Nations unies, anim√©s par l'Unicef, le Fnuap, les membres de l'Association des femmes juristes du Congo et ceux de l'association Couleurs congolaises. L'accent a √©t√© mis sur les quatre th√©matiques suivantes : les droits de l'enfant ; les droits de la femme ; les droits des populations autochtones ; et les droits √† la paix, au d√©veloppement et √† l'environnement.
 
La c√©r√©monie d'ouverture des activit√©s √©tait plac√©e sous le patronage du coordonnateur r√©sident du syst√®me des Nations unies, Lamin Manneh. Dans son discours, il a fait r√©f√©rence au message du secr√©taire g√©n√©ral de l'ONU, Ban Ki-moon, li√© √† la comm√©moration pour cette ann√©e. « Les droits de l'homme appartiennent √† chacun de nous sans exception. Mais √† moins que nous les connaissions, que nous exigions qu'ils soient respect√©s et que nous d√©fendions notre droit - et le droit des autres - de les exercer, ils ne seront rien de plus que des mots consign√©s dans un document vieux de plusieurs d√©cennies », a indiqu√© le secr√©taire g√©n√©ral de l'ONU.

Avant d'aborder les d√©fis √† venir, il a invit√© tout le monde √† s'inspirer de l'exemple des d√©fenseurs des droits de l'homme et de l'√©ternel pouvoir de la D√©claration universelle, √† « tout faire pour d√©fendre les id√©aux et les aspirations que nourrissent toutes les cultures et tous les √™tres humains ».

Le conseiller aux affaires culturelles de l'ambassade des √Čtats-Unis au Congo, Wesley Jeffers, a quant √† lui demand√© √† l'auditoire d'avoir une pens√©e particuli√®re pour les personnes qui d√©fendent « une cause juste ». Pour lui, les sujets sur les droits de l'homme ne doivent pas √™tre d√©battus seulement pendant une journ√©e. Ils doivent constituer « un processus d'√©ducation qui vise la promotion de la dignit√© humaine, la libert√© pour tous et la paix ».

L'exposition porte ouverte a été suivie d'un débat sur les défenseurs des droits de l'homme.
La journ√©e des droits de l'homme comm√©mor√©e chaque ann√©e, correspond √† l'adoption de la D√©claration universelle des droits de l'homme le 10 d√©cembre 1948. Elle √©tait c√©l√©br√©e cette ann√©e sur le th√®me « C√©l√©brer l'action des d√©fenseurs des droits de l'homme ». 

                                          Par Jrang An@go.

mardi 13 décembre 2011

Afrique centrale : adoption d'un plan d'action de la vulgarisation de la charte africaine des valeurs et principes du service public et de l'administration

Photo 1 : Aim√© Diatou √† la cl√īture des travaux.      Photo 2 : Les participants.

L'adoption de ce plan ainsi qu'un mémorandum d'entente relatif aux ministres de la Fonction publique de l'Afrique centrale, ont marqué les assises tenues à Brazzaville la semaine écoulée


Pendant trois jours, l'Afrique centrale repr√©sent√©e par un certain nombre d'√Čtats membres a examin√© les meilleures modalit√©s pour la vulgarisation de la charte africaine des valeurs et des principes du service public et de l'administration.

Les repr√©sentants de l'Afrique centrale ont √©t√© appuy√©s par leurs coll√®gues de l'Alg√©rie, du Kenya, de l'√éle Maurice et de l'Afrique du Sud, qui en leur qualit√© de champions, leur ont fait partager leurs exp√©riences : en mati√®re d'√©thique du service public et des agents de l'√Čtat ; en mati√®re de gestion des ressources humaines dans l'administration publique ; en mati√®re de renforcement des capacit√©s des agents du service public ; en mati√®re de gestion et du suivi de la performance des agents du service public ; et en mati√®re du syst√®me de reconnaissance et de r√©compense de l'excellence dans le service public.

Au-del√† du succ√®s de ces assises qui ont permis l'adoption d'un plan de vulgarisation de la charte et d'un m√©morandum, c'est un pas particuli√®rement important qui vient d'√™tre franchi par les pays d'Afrique centrale dans leur volont√© de s'inscrire r√©solument dans la dynamique imprim√©e par la 7√® conf√©rence des ministres africains de la Fonction publique qui s'√©tait tenue en mai dernier √† Nairobi ; conf√©rence au cours de laquelle, il avait √©t√© constat√© que l'Afrique centrale constituait le maillon faible de la cha√ģne. Aujourd'hui, on peut dire que ce d√©fi a √©t√© relev√©.

C'est donc avec fiert√© que les participants ont pris l'engagement de poursuivre la dynamique qui a √©t√© lanc√©e, pour que la charte soit ratifi√©e par tous les √Čtats d'Afrique centrale, mais √©galement par les √Čtats de l'Union africaine de mani√®re g√©n√©rale.

L'ambassadeur √Čmile Ognimba s'est f√©licit√© de l'adoption par la deuxi√®me chambre du S√©nat du projet de loi portant autorisation de ratification de la charte par la R√©publique du Congo. « Nous savons tous que la charte a √©t√© sign√©e par un certain nombre de pays dont le Congo, mais que jusque-l√†, elle n'a √©t√© ratifi√©e que par deux √Čtats membres. Avec la ratification par le Congo, nous esp√©rons que le processus de ratification par les √Čtats de l'Afrique centrale sera lanc√©. La ratification par le Congo, est un exemple et un mod√®le. Je ne peux pas souligner le r√īle important que joue le Congo dans le processus de la conf√©rence des ministres africains de la Fonction publique, notamment depuis la tenue √† Nairobi de la 7√® session de la conf√©rence », a d√©clar√© l'ambassadeur.

Et d'ajouter : « Le Congo figure parmi les pays champions. Il vient d'abriter coup sur coup d'importantes assises de la conf√©rence. Il y a √† peine un mois, nous √©tions r√©unis ici dans le cadre de la r√©union du bureau √©largi. Aujourd'hui, nous nous r√©unissons dans le cadre de la r√©union des √Čtats de l'Afrique centrale. Nous voulons une fois de plus remercier les autorit√©s congolaises pour leur engagement panafricain, et particuli√®rement le ministre qui a √©t√© la cheville ouvri√®re de ce processus qui nous a conduits ici. »

Cl√īturant les travaux, Aim√© Diatou, le directeur du cabinet du ministre de la Fonction publique et de la r√©forme de l'√Čtat du Congo-Brazzaville, a manifest√© son espoir de voir que ces instruments qui seront examin√©s lors de la prochaine conf√©rence des ministres de la Fonction publique, permettront d'atteindre les objectifs fix√©s, de sorte que l'Afrique centrale ne soit plus la lanterne rouge dans les instances r√©gionales. Enfin, Aim√© Diatou n'a pas manqu√© de remercier l'Union africaine et le Programme des nations unies pour le d√©veloppement (Pnud), pour l'organisation r√©ussie de cette r√©union, et pour l'int√©r√™t qu'ils accordent √† la r√©solution des probl√®mes de l'administration.

                                          Par Jrang An@go.

Zones économiques spéciales : la Banque mondiale note quelques progrès significatifs

Le directeur chargé des opérations pour le Congo et la République démocratique du Congo, Eustache Ouayoro, s'est entretenu le 12 décembre avec le ministre de tutelle, Alain Akouala Atipault
Pendant plus d'une heure, les deux personnalités ont passé en revue les progrès qui ont été accomplis jusqu'à présent. Ils ont évoqué les prochaines étapes à franchir, surtout après le passage au Congo il y a peu d'un grand nombre de partenaires étrangers, notamment, les Singapouriens, les Mauriciens et d'autres bureaux d'étude.

« Ce qui est important, c'est qu'il y a une forte volont√© des autorit√©s congolaises en commen√ßant par le pr√©sident de la R√©publique, de faire avancer ce programme des zones √©conomiques sp√©ciales. Parce que, fondamentalement, il faut que l'√©conomie congolaise se diversifie car elle est trop ax√©e sur le p√©trole. Il faut donc aller vers d'autres gisements tels que, les mines, les for√™ts, l'agriculture et les services. Le Congo occupe une place g√©ographique assez int√©ressante dans la zone de l'Afrique centrale. Il doit tirer profit de ses atouts. Cette diversification de l'√©conomie doit passer certainement par les zones √©conomies sp√©ciales », a d√©clar√© le directeur des op√©rations de la Banque mondiale pour les deux Congo.

La Banque mondiale se dit √©galement d√©termin√©e √† travailler avec les autorit√©s congolaises, pour am√©liorer l'efficacit√© de la d√©pense publique. « Le Congo investit beaucoup d'argent dans ses infrastructures. Il faut que ses ressources servent et qu'elles donnent de meilleurs r√©sultats. En regardant la t√©l√©vision nationale congolaise, nous constatons que des progr√®s importants ont √©t√© r√©alis√©s dans les domaines des routes et de l'√©nergie. Il faut poursuivre dans cette direction mais il faut √©galement s'assurer que ces investissements sont productifs, qu'il existe des ressources suffisantes pour assurer la maintenance de ces infrastructures. Vous savez aussi que les indicateurs du d√©veloppement du Congo sont assez faibles en ce qui concerne la mortalit√© maternelle, la couverture vaccinale et la situation sanitaire des enfants. Donc nous devons travailler afin d'am√©liorer ces indicateurs humains », a-t-il pr√©cis√©.
 
Eustache Ouayoro et le ministre Alain Akouala Atipault ont également évoqué l'aspect lié au cadre réglementaire et institutionnel sur lequel la Banque mondiale pourra apporter son expérience internationale. Elle se dit également prête à apporter son expérience dans la mise en synergie des différentes zones économique spéciales dans le monde.

                                           Par Jrang An@go.  

Vie syndicale : le 2e congrès extraordinaire de la CSTC a réuni prés d'un millier de congressistes

Photo : Les participants à la cérémonie d'ouverture.


Les assises se sont ouvertes cet après-midi au Palais des Congrès de Brazzaville sous la direction du président du comité préparatoire, Awa Cabral Malhose

Plusieurs délégués venus des différents départements du pays vont, jusqu'au 14 décembre, examiner et adopter les documents soumis à leur approbation. Parmi ceux-ci figurent celui lié à l'élection du nouveau président de la Confédération syndicale des travailleurs du Congo (CSTC) ainsi qu'à l'élection du secrétariat confédéral. Le nouveau président qui sera élu succédera à Michel Souza, décédé récemment.

Ouvrant les travaux, le pr√©sident du comit√© pr√©paratoire a rappel√© le contexte dans lequel se tient le deuxi√®me congr√®s extraordinaire de la CSTC, qu'il compare √† « un roseau qui plie mais ne rompt pas ». Selon lui, depuis la tenue du 1er congr√®s ordinaire de leur centrale syndicale en d√©cembre 1994, les autres assises ayant caract√©ris√© son existence, ont √©t√© extraordinaires. « Les tribulations et les turbulences n'ont jamais r√©ussi √† amener la CSTC √† se d√©partir de son objectif principal », a indiqu√© Awa Cabral Malhose. 

« Ici la CSTC peut se targuer d'√™tre le porte-√©tendard du peuple travailleur d√©sempar√© devant la dure r√©alit√© de leur v√©cu quotidien. Victorieuse √† toutes les √©lections professionnelles organis√©es de 2002 √† ce jour, elle doit se faire l'exigence de perp√©tuer son leadership syndical. Ses dirigeants syndicaux, qui se caract√©risent par leur verbe facile et leur esprit de facilit√©, ont compris une bonne fois pour toutes que les travailleurs d√©sabus√©s m√©ritaient un meilleur traitement », a-t-il d√©clar√©, indiquant que le perp√©tuel sursis des travailleurs de cette centrale syndicale devrait √™tre une mise en garde s√©v√®re.

« Les travailleurs m√©ritent donc une meilleure √©coute et attendent que leurs probl√®mes soient progressivement r√©solus. Entre les travailleurs et leur centrale syndicale, doit s'instaurer une nouvelle complicit√©. », a pr√©cis√© avec fermet√© Awa Cabral Malhose.

Enfin, il a d√©clin√© la nouvelle vision de la CSTC consistant, entre autres, au raffermissement du nouveau syndicat √† travers un syndicalisme responsable, servant de force de propositions et d'anticipation gr√Ęce aux organisations syndicales fortes et d√©mocratiques. « La CSTC doit √©galement participer au d√©veloppement harmonieux du Congo √† travers un syndicalisme capable de construire un projet mobilisateur et √©mancipateur, aussi bien du collectif que de l'individu », a conclu le pr√©sident du comit√© pr√©paratoire.

                                          Par Jrang An@go.

CEEAC : N'Djamena accueillera la 15e Conf√©rence des chefs d'√Čtat de la sous-r√©gion

La prochaine Conf√©rence des chefs d'√Čtat de la Communaut√© √©conomique des √Čtats de l'Afrique centrale (CEEAC) se tiendra √† N'Djamena, capitale de la R√©publique tchadienne 


La question a fait l'objet de l'audience que le président de la République, Denis Sassou N'Guesso, a accordée le 12 décembre au secrétaire général de cette institution, Louis Sylvain Ngoma.

« Cette audience m'a permis de remercier le pr√©sident de la R√©publique de tous les appuis qu'il m'apporte dans le cadre de mon mandat. C'√©tait √©galement l'occasion de faire un tour d'horizon de ce qui est en train de se faire dans un certain nombre de domaines pr√©cis, notamment les infrastructures, mais aussi les perspectives qui s'offrent √† la quinzi√®me session ordinaire de la Conf√©rence des chefs d'√Čtat qui se tiendra prochainement au Tchad », a expliqu√© le Congolais Louis Sylvain Ngoma.

Le pr√©sident de la R√©publique et son h√īte ont par ailleurs √©voqu√© la situation post √©lectorale en R√©publique d√©mocratique du Congo.

                                          Par Jrang An@go.

Tourisme : le plan directeur pour le développement du secteur au Congo mis en chantier à Brazzaville

Photo : Jacques Carol pendant la restitution en présence d'Ousman Ndiaye, Martial Mathieu Kani et Lamin Manneh (extrême droite).



Au terme de sa mission d'évaluation, l'expert de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), Jacques Carol, a fait un point le 9 décembre en présence du ministre de tutelle, Martial Mathieu Kani, et du représentant résidant du Pnud au Congo, Lamin Manneh

Ce travail effectué à Brazzaville et à Pointe-Noire a eu pour enjeu essentiel, l'élaboration d'une proposition de projet portant sur la stratégie sectorielle pour aboutir au plan directeur en faveur du développement durable du tourisme en République du Congo. Cela implique plusieurs départements ministériels, tels que ceux du Plan, de l'Enseignement technique et professionnel, de l'Artisanat, des Travaux publics, des Transports, ainsi que le secteur privé.

Cette mission a consist√©, dans un premier temps, √† diagnostiquer les besoins sur le terrain. Cette restitution a donc permis d'√©tablir une feuille de route des recommandations pr√©liminaires devant servir √† l'√©laboration du plan directeur attendu. « Le secteur du tourisme a besoin d'√™tre planifi√©. Pour cela on a besoin d'avoir une vision globale de ce qu'on va faire. D'o√Ļ cette n√©cessit√© d'√©laborer un plan directeur, lequel doit s'int√©grer √† la vision d'ensemble du pays », a pr√©cis√© Ousman Ndiaye, directeur regional OMT pour l'Afrique faisant partie de la d√©l√©gation de l'OMT.

Ce secteur a l'avantage de se d√©velopper sans √™tre mis en relation avec d'autres secteurs de l'√©conomie. Aussi ont √©t√© clairement d√©finis par Jacques Carol, des facteurs positifs qui n√©cessiteraient des am√©liorations cons√©quentes. Sachant que le d√©veloppement v√©ritable du tourisme au Congo concerne fondamentalement le secteur h√ītelier, le transport a√©rien, les infrastructures routi√®res, la communication ainsi que la formation.
« Le Congo dispose d'un potentiel touristique important qui n√©cessite une mise en valeur cons√©quente pour faire de ce pays une destination d'√©cotourisme incontournable », a estim√© l'expert Jacques Carol. Avec les autres membres de sa d√©l√©gation, ils se sont f√©licit√©s de la volont√© politique au b√©n√©fice de ce secteur cl√© de l'√©conomie congolaise.

En définitive, cette première concertation entre les représentants de l'OMT, le Pnud, le secteur privé et le ministère de l'Industrie touristique et des Loisirs, permettra de mettre en éveil des stratégies à court, moyen et long terme qui s'attaqueront à l'ensemble des problèmes qui minent le secteur touristique congolais.

                                          Par Jrang An@go.

Football : imbroglio autour du match annulé AC Léopards de Dolisie - Diables noirs de Brazzaville


Photo : Le public devant le stade municipal de Pointe-Noire après l'interdiction du match.




Le match de la Super Coupe du Congo qui devait opposer le dimanche 11 décembre au stade municipal de Pointe-Noire l'AC Léopards de Dolisie aux Diables noirs de Brazzaville, n'a pu avoir lieu. Le stade est resté hermétiquement fermé alors que, trois heures avant, un communiqué radiotélévisé signé du directeur général des Sports avait accepté l'ouverture à titre exceptionnel de l'enceinte sportive.

La lettre envoy√©e au pr√©sident de la F√©d√©ration congolaise de football (F√©cofoot) stipulait : « Afin de rester dans l'esprit de l'intervention de monsieur le ministre des Sports et de l'√Čducation physique, je vous prie de consid√©rer que l'√Čtat suspend toute aide mat√©rielle et financi√®re, la dotation en personnel administratif, et interdit toute activit√© f√©d√©rale dans les installations de l'√Čtat jusqu'√† la sortie de crise. Ceci abroge toute information ant√©rieure. » La veille du match, un agent de la mairie de Pointe-Noire avait, √† la t√©l√©vision, confirm√© l'interdiction faite √† la F√©cofoot d'utiliser des installations du stade municipal.


Dimanche dans la matin√©e, coup de th√©√Ętre et volte-face de la direction g√©n√©rale des Sports, qui d√©clare : « Les dispositions de la lettre, relatives √† la suspension financi√®re, mat√©rielle et en personnel administratif au profit de la f√©d√©ration congolaise de football, restent en vigueur jusqu'√† l'aboutissement heureux des n√©gociations conduites par le Comit√© national olympique et sportif congolais sur la crise interne au sein de cette structure. Cependant, sur instruction du ministre des Sports et de l'√Čducation physique, et tenant compte de la phase pr√©paratoire aux comp√©titions continentales dans lesquelles les √©quipes de football Diables noirs et AC L√©opards sont impliqu√©es, exceptionnellement et √† titre gracieux, il est autoris√© l'ouverture du stade municipal de Pointe-Noire le dimanche 11 d√©cembre 2011 de 12 heures √† 18 heures »

À la suite de cette note, le public a été nombreux à effectuer le déplacement du stade municipal qui malheureusement est resté fermé et n'a pu abriter ce match tant attendu de la Super Coupe AC Léopards contre Diables noirs.

Dommage pour le public une fois de plus abusé, pour les sportifs obligés de payer la brouille entre le ministère et la Fécofoot à deux mois des échéances continentales, et dommage surtout pour le football congolais qui s'empêtre dans des querelles interminables, déplaçant le football loin des arènes sportives.

                                            Par Jrang An@go. 

Vie des syndicats : Raymond Mbourangon appelle à l'harmonisation des textes

Le 10 décembre, au Centre culturel Sony Labou Tansi, le président du Syndicat libre des enseignants du Congo (Syleco) et de l'ensemble des enseignants ex-prestataires et bénévoles, a exprimé au cours d'une assemblée générale, le besoin de voir aboutir, à brève échéance, la situation administrative et financière des enseignants


L'objet de l'assemblée générale du syndicat était de faire une mise au point sur l'harmonisation des textes d'intégration, sur les émoluments, les primes et indemnités, les avancements, ainsi que sur les candidats à l'intégration budgétaire 2010-2011. Les responsables du bureau exécutif national ont constaté qu'à ce jour, aucun des objectifs qu'ils s'étaient assignés dans l'harmonisation des textes d'intégration de l'année dernière n'avait été atteint. La difficulté à surmonter pour le ministère de la Fonction publique, ont-ils appris, se situe souvent au niveau de l'électricité, la saisie des textes n'avançant pas à un rythme voulu.
 
En ce qui concerne les √©moluments, les coll√®gues enseignants qui √©taient comp√©tents pour la question ont √©t√© incarc√©r√©s. « Il importe donc que le minist√®re de l'enseignement prenne en main le dossier et qu'il programme un √©ventuel paiement. Il s'agit de publier les arr√™t√©s 2006-2007, 2007-2009, dans un d√©lai raisonnable », a d√©clar√© le pr√©sident du Syleco.

Les membres du bureau qui ont en charge les dossiers d'int√©gration, ont indiqu√© que le gouvernement pour l'ann√©e 2010 avait cr√©√© 1 000 postes pour l'enseignement. Les dossiers avaient √©t√© envoy√©s √† la fonction publique vers le mois de juillet. « Je vous dis que les dossiers de 2009, de 2010 tra√ģnent entre le directeur g√©n√©ral du contr√īle budg√©taire et la fonction publique. Il y a des dossiers qui ne peuvent jamais franchir cette √©tape », a-t-il poursuivi.

Ainsi, les responsables du Syleco pr√īnent la n√©cessit√© de diligenter cette situation sous toutes ses formes au niveau de la fonction publique comme √† celui des finances. Pour les responsables du Syleco, le blocage se situe au niveau de ces deux administrations.

                                          Par Jrang An@go.

Vatican : mort d'un journaliste prêtre, le cardinal John Patrick Foley

Ce haut-prélat, spécialiste des médias au Vatican, est décédé dimanche à Philadelphie, la ville américaine dont il était originaire. Il avait 76 ans


Pendant les longues ann√©es du pontificat de Jean-Paul II, les m√©dias du Vatican avaient une voix et un visage, rond : celui de Mgr Foley. Am√©ricain appel√© au Saint-Si√®ge en 1984 pour aider le pape dans ses rapports avec la presse, il s'est acquitt√© de cette t√Ęche avec une gentillesse que de nombreux commentaires ont soulign√©e, et une connaissance du monde de la presse aussi. S'il donnait l'impression de mieux conna√ģtre les m√©dias de l'√Čglise anglophone d'Afrique que les autres, il n'en √©tait pas moins un francophone averti, qui n'h√©sitait pas √† aborder les journalistes dans leur langue de pr√©f√©rence. Car il √©tait polyglotte et √©rudit. Des qualit√©s qui ont pouss√© le pape Jean-Paul II √† le nommer pr√©sident du conseil pontifical des Moyens de communications sociales (ministre de l'Information du Vatican), et le pape actuel √† le cr√©er cardinal.

Dans un message de condol√©ances, Beno√ģt XVI a d'ailleurs rappel√© les qualit√©s humaines, professionnelles et spirituelles de l'homme qui, sachant qu'il √©tait condamn√© par une leuc√©mie, a pr√©f√©r√© retourner dans son pays pour y attendre ses derniers jours. « J'√©mets le vŇďu que son long engagement au service de la pr√©sence de l'√Čglise dans les m√©dias inspire d'autres talents √† embrasser cet apostolat si essentiel √† la proclamation de l'√Čvangile et au progr√®s de la nouvelle √©vang√©lisation », a √©crit lundi le pape Beno√ģt XVI.
Une autre voix qui a bien connu le cardinal Foley, celle du p√®re Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Si√®ge, est venue se joindre au chŇďur des louanges qui ont litt√©ralement « plu » sur le parcours exemplaire de ce pr√©lat ami des m√©dias. « Il a personnalis√© de la meilleure des mani√®res le rapport amical, ouvert, attentif, de l'√Čglise avec le monde des communications sociales, vu non pas comme monde impersonnel mais comme un monde de personnes », a rappel√© le p√®re Lombardi, qui est par ailleurs directeur de Radio Vatican.

Le cardinal Foley a su se battre pour que les retransmissions t√©l√©visuelles du Vatican pendant les grandes f√™tes liturgiques catholiques puissent parvenir aux m√©dias. C'est notamment gr√Ęce √† lui que No√ęl, P√Ęques et certains autres grands √©v√©nements d'√Čglise peuvent √™tre re√ßus par des t√©l√©visions en Afrique, et √™tre rediffus√©s gratuitement. Son carnet d'adresses lui ouvrait bien des portes dans un monde de nouvelles technologies o√Ļ certains se soucient beaucoup de rentabilit√© et de retomb√©es financi√®res.

                                         Par Jrang An@go

lundi 12 décembre 2011

Les Qualités de Leadership et d"Ethique

Sur fond de crise √©conomique et d'acc√©l√©ration des transformations technologiques, le leadership est plus que jamais devenu affaire de savoir-√™tre. Des id√©es pour galvaniser son √©quipe. 


A l'heure de la crise, "nombre de managers croient qu'on attend d'eux des solutions providentielles, relève Valérie Petit, professeur de leadership à l'Edhec Business School. Or le secret réside aujourd'hui bien plus dans l'empowerment, cette faculté de donner du pouvoir et de l'autonomie à chaque salarié", à chaque travailleur et partant, à chaque citoyen.


Cette strat√©gie manag√©riale implique d'√©tablir une "hi√©rarchie courte, ouverte √† l'innovation", pr√©cise Jean Mane, pr√©sident du directoire de V. Mane Fils, d√©sign√© entrepreneur 2011 par le mensuel L'Entreprise (Groupe Express-Roularta). Ce nouveau leadership qui favorise la cr√©ativit√© est devenu n√©cessaire car "le patron a perdu son autorit√© de connaissance et de comp√©tence", analyse Philippe Wattier, ancien DRH du Cr√©dit lyonnais et fondateur du Cercle du leadership.


Avec le knowledge management et la mondialisation, "la valeur ajout√©e du dirigeant n'est plus dans le savoir, mais le savoir-relier". Parce qu'il doit aujourd'hui √™tre capable d'associer services, g√©n√©rations, cultures, "de g√©n√©ral, le dirigeant devient berger", ajoute Philippe Wattier.


« Tu peux, √† l'heure que tu veux, te retirer en toi-m√™me. Nulle retraite n'est plus tranquille ni moins troubl√©e pour l'homme que celle qu'il trouve en son √Ęme ».
Ce faisant, le dirigeant mieux le leader est ainsi n√© de nouveau et acquiert les valeurs d’√©thique et de qualit√©. ll devient une r√©f√©rence et un mod√®le pour les salari√©s, les travailleurs, bref les citoyens et donc, le Peuple.


               Par Jrang An@go.

AMOS PARTNER'S : L'Univers Afrique - Afrique

Cr√©√© en 1997 par des experts du monde de la Finance, Amos Partner’s compte aujourd’hui parmi les pionniers de la formation en Afrique Subsaharienne Francophone. Depuis donc 14 ans, notre Groupe accompagne les Entreprises Marocaines, Africaines et √©trang√®res (publiques et priv√©es) √† travers des solutions adapt√©es √† leurs projets de d√©veloppement.  Nous avons ainsi acquis une longue Exp√©rience aupr√®s de ces Entreprises, nos offres de services s’adaptant continuellement √† leurs besoins, et r√©pondant graduellement √† leurs demandes.
Le   Groupe Amos Partner’s s’est toujours engag√© aupr√®s de ses clients-partenaires √† fournir l’apport de solutions innovantes et √† assurer la Garantie d’utilisation de m√©thodes √©prouv√©es et adapt√©es √† leurs sp√©cificit√©s. Notre volont√© et notre capacit√© √† innover en permanence, reste notre principal souci. Ainsi et pour  l’ann√©e 2011, nous proposons √† nos clients-partenaires des formations sanctionn√©es par diff√©rents certificats :
• 1 semaine : Attestation de Participation
• 2 semaines : Attestation d’Approfondissement
• 3 semaines : Attestation de Ma√ģtrise
• cycles longs (4 ou 5 semaines) : Attestation d'Expertise
En plus et en dehors de la Formation, notre nouvelle approche du process consulting consiste √† cr√©er un tandem client-consultant support√© par un large r√©seau de partenaires et d’experts.
Notre ambition est, selon notre tradition, de conforter une notoriété déjà forte :
• en consolidant notre position en Afrique;
• en assurant un positionnement fort sur de nouveaux march√©s de la Formations et du Conseil;
• en renfor√ßant la polyvalence et la richesse de nos comp√©tences, et l’adaptabilit√© de nos Equipes √† des secteurs d’activit√© et des probl√©matiques, de plus en plus divers.

Nous voulons √™tre parmi les meilleurs, sans pour autant nous satisfaire de nos r√©alisations et suivre √† la lettre la pens√©e d’un Grand Homme :

"Lorsque nous nous examinons, nous nous inqui√©tons. Mais lorsque nous nous comparons, nous nous rassurons".

Avec mes sentiments fraternellement africains.
Azzeddine M√Ęach


AMOS PARTNER'S, T√©l : +212 5 22 44 05 04, e-mail : amospartners@yahoo.fr,  Site web : amospartners.ma 

                                         Par Jrang An@go.

Marine marchande : Pointe-Noire dotée d'un centre de formation de gens de mer ultramoderne

Photo 1 : La barge √Člisa.     Photo 2 : Le ministre Coussoud-Mavoungou visitant les installations de la barge.

L'inauguration du centre de formation off-shore √Člisa Project a eu lieu le 9 d√©cembre au quai Ilogs, dans l'enceinte portuaire de Pointe-Noire, par Martin Parfait Aim√© Coussoud-Mavoungou, ministre d√©l√©gu√© √† la Marine marchande

Le centre de formation Elisa-BIMV Congo (Bureau international maritime) est le premier du genre pour la formation des gens de mer en Afrique de l'Ouest et centrale. C'est une barge équipée de tous les matériels et outils susceptibles de donner une formation adéquate aux futurs gens de mer. Les cours théoriques et pratiques se dérouleront sur cette barge pour permettre aux apprenants de s'imprégner des réflexes et attitudes des gens de mer dès la formation.

Gr√Ęce aux formateurs chevronn√©s, plusieurs formations sont disponibles au centre de formation BIMV Congo telles les techniques personnelles de survie, la survie en mer, la formation s√©curit√© de base, la formation de base lutte contre l'incendie, le matelot qualifi√©, l'√©vacuation serre-file, la pr√©vention des risques chimiques, la manipulation des produits chimiques... « D√©sormais avec le centre de formation maritime off-shore, les Congolais disposent d'un cadre ad√©quat leur permettant d'avoir une qualification qui leur ouvre la porte de postes √©lev√©s de commandement √† bord des navires », a d√©clar√© Jean-F√©lix Moutou Tchicaya, directeur g√©n√©ral de la Marine marchande.


√Čvoquant des perspectives √©conomiques prometteuses, Guy Bultynck, directeur g√©n√©ral de BIMV a pr√©cis√© : « Je suis persuad√© que le Congo, et particuli√®rement Pointe-Noire, peuvent, je dirai m√™me doivent, devenir incontournables dans l'√©conomie de la sous-r√©gion. Si la formation est un des √©l√©ments essentiels pour une ville portuaire, il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une Ňďuvre commune √† laquelle je vous invite tous, car comme dit le proverbe africain "Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village". »

Quant √† Martin Parfait Aim√© Coussoud-Mavoungou, sa satisfaction a √©t√© grande apr√®s l'inauguration de la barge √Člisa : « Ce centre, qui vient d'√™tre inaugur√©, va assurer la formation des gens de mer, et cette formation se fera en mer. Cette barge a tous les outils n√©cessaires pour permettre √† ceux qui veulent apprendre les m√©tiers de la mer de ne pas le faire √† terre, comme c'√©tait le cas auparavant, mais en mer en vivant tous les al√©as et exigences de ces m√©tiers. Le gouvernement accompagne ce projet parce qu'il entre dans le cadre de la formation qualifiante. Pour cela, nous demandons √† tous les Congolais de s'approprier cette formation pour que le futur marin re√ßoive de la mani√®re la plus efficiente l'enseignement et l'exp√©rience sur le terrain. »

BIMV Congo a été établi en 2003 pour fournir une formation sécurité de haute qualité à l'industrie pétrolière et maritime en Afrique de l'Ouest et centrale. Depuis 2007, il est le seul centre de formation à offrir une formation de canot de sauvetage en chute libre dans la sous-région.

                                          Par Jrang An@go.

Football : les résultats de la 6e et dernière journée de la Ligue des champions (groupe A à D)

Le Real de Madrid, le Bayern de Munich, Naples, le CSKA Moscou, l'Inter de Milan et Benfica vont en 8e de finales, accompagn√©s des surprenants Suisses du FC B√Ęle et des miracul√©s de l'Olympique lyonnais. Manchester United, finaliste en 2011, et leurs grands rivaux de City sont revers√©s en Ligue Europa tout comme l'Ajax d'Amsterdam et les Turcs de Trabzonspor. Lille, champion de France en titre, perd tout sur cette ultime journ√©e
Groupe A

Le match à distance entre Naples et Manchester City tourne à l'avantage des Italiens. Vainqueurs à Villarreal (2-0, buts du Suisse Inler et du Slovaque Hamsik aux 65e et 76e), Naples prend la deuxième place du groupe et accède aux huitièmes de finale pour la première fois depuis 1990. À l'époque, un certain Armando Maradonna menait l'attaque napolitaine...
Le bonheur du Napoli fait le malheur des Citizens. Imbattable en championnat, Manchester City prend la troisième place du groupe et est reversé en Ligue Europa. City s'est pourtant imposé face au Bayern de Munich, déjà qualifié, sur le score de 2-0. L'Espagnol David Silva a marqué le premier but (36e), ensuite imité par l'Ivoirien Yaya Touré (52e).

Classement
1) Bayern, 13 pts ; 2) Naples, 11 pts ; 3) City, 10 pts ; 4) Villarreal, 0 pt.

Groupe B

Lille rate le coche. Le champion de France était pourtant l'équipe française la mieux placée pour accéder au second tour, mais les Nordistes ne sont pas parvenus à marquer face à Trabzonzpor (0-0). Ce résultat nul permet aux Turcs de passer devant leur adversaire du jour. Mais si Lille dit adieu à la Coupe d'Europe, c'est également en raison du surprenant résultat du CSKA Moscou, qui s'est imposé sur le terrain de l'Inter de Milan (2-1) et qui ravit la seconde place du groupe. L'Ivoirien Seydou Doumbia a ouvert le score à la 50e, inscrivant au passage son 5e but en 5 matchs lors de cette campagne européenne. L'Argentin Cambiasso égalise dans la foulée (51e), mais Berezoutski envoie Moscou au paradis à la 86e.

Classement
1) Inter, 10 pts ; 2) CSKA, 8 pts ; 3) Trabzonspor, 7 pts ; 4) Lille, 6 pts.

Groupe C

Coup de tonnerre pour Manchester United, sorti de la comp√©tition d√®s ce premier tour apr√®s sa d√©faite sur le terrain du FC B√Ęle (1-2). Avec trois r√©sultats nuls et deux victoires (face au modeste Otelul Galati) avant cette ultime journ√©e, Man U se devait de l'emporter √† St Jakob Park. Mais l'envie et le talent √©taient b√Ęlois mercredi soir. Le club helv√©tique, qui devient le premier suisse √† aller en 8e de finale, a ouvert le score par son capitaine Streller (8e) avant de conforter son avantage √† la 83e par l'ancien Rennais Alexander Frei. La r√©duction de Jones (88e) n'a pas suffi aux hommes de Sir Alex Ferguson, qui conna√ģt ainsi l'affront d'une √©limination pr√©matur√©e depuis la troisi√®me fois (seulement) depuis sa prise de fonction en 1986.
Dans l'autre rencontre, Benfica, finaliste de la dernière Ligue Europa, l'emporte sans forcer face à Galati (1-0, but de Cardozo à la 8e) et consolide sa place de leader.

Classement
1) Benfica, 12 pts ; 2) B√Ęle, 11 pts ; 3) Manchester, 9 pts ; 4) Otelul, 0 pt.

Groupe D

Comme Marseille la veille, l'Olympique lyonnais (OL) renverse les montagnes et valide, contre toute attente, son billet pour les 8es de finale, et ce pour la neuvième année consécutive. Pour ce faire, les Gones sont allés l'emporter sur la pelouse du Dinamo Zagreb sur le score de 7-1. Réduits à dix à la 28e, les Croates ouvrent pourtant le score à la 40e par l'entremise de Kovacic. Mais l'OL, emmené par un Gomis des grands soirs, se révolte : le Franco-Sénégalais Bafétimbi Gomis inscrit un quadruplé (44e, 48e, 51e et 70e), dont trois buts sur des passes décisives d'Aly Cissokho. Gonalons (47e) Lisandro Lopez (64e) et Briand (76e) complètent la table de marque.
Les bienheureux Lyonnais ont aussi pu compter sur la complicité du Real Madrid, vainqueur sur la pelouse de l'Ajax d'Amsterdam (3-0, Callejon Bueno aux 14e et 92e, Higuain à la 42e sur un service de Karim Benzema). Avec ce succès, les hommes de José Mourinho réalisent un impressionnant grand chelem (6 victoires en 6 matchs).

Classement
1) Real, 18 points ; 2) OL, 8 pts (+2) ; 3) Ajax, 8 pts (0) ; 4) Zagreb, 0 pt.

Camille Delourme


                                          Par Jrang An@go.

R√ČFLEXION - L'Europe parviendra-t-elle √† sauver son unit√© ?

Cette question, le monde entier se la pose tout autant, sinon plus, que les peuples européens eux-mêmes car de la réponse qui lui sera apportée par l'Histoire découleront bien des évènements décisifs pour l'humanité. Il suffit pour s'en convaincre de considérer les conséquences qu'eurent dans le passé la colonisation des peuples du sud, les deux guerres mondiales qui mirent le feu à la planète tout entière, la construction du Marché commun dans les années soixante du vingtième siècle.

Il se peut que l'accord intervenu √† Bruxelles en fin de semaine derni√®re colmate les br√®ches provoqu√©es au sein de l'Union europ√©enne par la crise √©conomique et financi√®re qui menace l'existence m√™me de l'Europe. Et dans ce cas, m√™me si l'Angleterre s'est crue oblig√©e de prendre une fois de plus le large, l'Europe retrouvera ses marques, mettra enfin de l'ordre dans ses affaires int√©rieures, se dotera d'une autorit√© politique capable d'imposer √† ses √Čtats membres le minimum de coh√©sion sans lequel elle ne saurait exister. Bref, m√™me si les d√©g√Ęts au sein de la communaut√© sont importants, le Vieux continent se remettra en marche cahin-caha, dut-il pour cela s'amputer de quelques nations trop dissip√©es pour accepter r√©ellement la loi commune.

Mais il se peut aussi que la défection de l'Angleterre et plus encore les contradictions qui sont apparues tout au long des débats de Bruxelles laissent des traces profondes dans l'édifice européen, qu'elles lézardent inexorablement cette construction en apparence solide mais dont les fondations sont manifestement trop faibles pour supporter un ébranlement durable. Tout simplement parce qu'il existe en réalité trois Europe au sein de l'Union : l'Europe du nord, économe, vertueuse, un rien avaricieuse, peu portée sur le désordre ; l'Europe du sud exubérante, inconsciente de ses responsabilités, volontiers paresseuse ; et entre les deux un couple franco-allemand qui n'est pas vraiment soudé mais qui tente de conjurer les démons du passé en resserrant sans cesse les coudes.

Loin de nous l'idée que les jeux sont faits et que l'Histoire se trouve écrite par avance. Anticiper le fait que l'un ou l'autre schéma l'emportera à court terme refondant l'unité de l'Europe sur des bases solides ou, au contraire, provoquant son implosion reviendrait à formuler un pari sur l'avenir qui ne serait guère raisonnable.
Mais les peuples étrangers qui observent avec inquiétude l'évolution du vieux continent se doivent, eux, de se préparer aux deux scénarios car leur comportement devra à l'évidence être très différent selon que l'Union européenne surmontera ses difficultés présentes ou, au contraire, s'enfoncera dans la crise sans parvenir à résoudre ses contradictions. Pour l'Afrique, dont le premier partenaire commercial et financier demeure l'Europe, une telle analyse s'impose aujourd'hui comme un impératif catégorique.

La chose est assez nette, assez √©vidente pour ne pas m√©riter de plus amples d√©veloppements. Mais ceci √©tant dit, il convient tout aussit√īt d'ajouter que l'Union africaine ne semble gu√®re arm√©e pour mener une telle r√©flexion. La preuve en est l'incapacit√© o√Ļ elle s'est trouv√©e r√©cemment de faire entendre sa voix dans les crises qui secouaient - et secouent toujours - la partie nord du continent.

Les Africains comprendront-ils à temps que le temps perdu ne se rattrape pas et qu'il leur faut bouger rapidement sur ce nouveau front avant que les jeux européens soient faits dans un sens ou dans l'autre ?

Jean-Paul Pigasse


                                        Par Jrang An@go.

HUMEUR - La No√ęl ne saurait √™tre synonyme de bouteilles de bi√®re pour les enfants

C'est devenu une coutume dangereuse, dans de nombreuses familles congolaises, de faire chaque ann√©e des stocks de boissons alcoolis√©es en vue du 25 d√©cembre afin de les offrir aux enfants comme cadeau de No√ęl. Grave erreur car il y existe bien d'autres objets plus sains et des s√©ances de distraction et de divertissement plus responsables dont on pourrait faire b√©n√©ficier ce jour-l√† les enfants
 Comment comprendre que des gamins et des adolescents prennent d'assaut, sous l'oeil complaisant de leurs parents, des buvettes, bars dancing et n'importe quel d√©bit de boissons jusqu'aux heures tardives de la soir√©e le jour du 25 d√©cembre ? Il faut les voir prendre des taxis et des bus jusqu'√† les surcharger pour des courses inutiles en ville, en brandissant des bouteilles de bi√®re sous le nez des passants ahuris.

Nombreux sont aussi ceux qui organisent dans des endroits malsains une nuit de danses o√Ļ des stocks de bi√®re de toute marque sont consomm√©s toute la nuit. L'ann√©e derni√®re, l'initiative prise par les autorit√©s qu'il s'agissait, d'une part, d'interdire strictement aux enfants d'√™tre pr√©sents dans des d√©bits de boisson apr√®s 18 heures et, d'autre part, de faire des courses inutiles √† bord de taxis surcharg√©s avait √©t√© bien accueillie. Car les agissements irresponsables de nombreux enfants contaminent d'autres.

À la liste des produits qui devraient être prohibés, il convient d'ajouter les pétards. La vente des jouets de cette nature avait été strictement interdite l'an dernier mais sur certains marchés, ils sont en train de revenir à la veille de la fête.

En v√©rit√© trois moments gais devraient constituer la charpente essentielle de la No√ęl chez les enfants : l'organisation d'un repas de famille avec quelques verres de jus, le divertissement des enfants √† travers des jeux sains, la prise de quelques pauses photos avec des parents. Ajoutons √† cela, pour les familles croyantes, des moments de pri√®re qui ne tirent pas en longueur jusqu'√† l'aube, d'une dur√©e acceptable donc au cours desquels seront enseign√©s et racont√©s aux enfants quelques passages bibliques sur la vie du Seigneur J√©sus-Christ et le sens historique r√©el de la f√™te de No√ęl.

Alors que, pour leur scolarit√©, les enfants ont besoin d'une vraie documentation, les d√©penses folles servent √† cette √©poque de l'ann√©e √† acqu√©rir des objets qui co√Ľtent extr√™mement cher. En conclusion, la f√™te de No√ęl n'est pas faite pour que les parents laissent leurs enfants s'√©garer dans l'alcool, l'usage de jouets bizarres ou la pratique d'actes inciviques. Que les parents qui ont ces mauvaises habitudes changent car l'avenir de l'enfant d√©pend de l'√©ducation qui lui est donn√©e d√®s son plus jeune √Ęge. Or c'est bien de cette √©ducation que d√©pend l'avenir de la nation.

Faustin Akono

                                         Par Jrang An@go.

CHRONIQUE - Préparer la jeunesse au débat

En 2007, l'√Čcole Polytechnique du Canada accueillait le championnat national de d√©bat √©tudiant de la Soci√©t√© universitaire canadienne de d√©bat inter-coll√©gial. Plusieurs universit√©s prestigieuses y √©taient repr√©sent√©es, parmi lesquelles le Coll√®ge militaire Royal du Canada, l'√Čcole Polytechnique de Montr√©al, HEC Montr√©al, l'Universit√© d'Ottawa, etc.

En r√©alit√©, ce qui peut para√ģtre comme une exp√©rience nouvelle remonte √† la p√©riode antique ou bien avant pendant laquelle des hommes de savoir tels Socrate, Aristote ou Platon inventaient d√©j√† les √©coles du savoir. Quoiqu'il en soit, depuis plus de cinquante ans maintenant, les √©l√®ves du secondaire de toutes les r√©gions du Canada se r√©unissent une fois par an √† McGill pour d√©battre de choses et d'autres dans un esprit d'√©changes respectueux o√Ļ bien s√Ľr l'habilet√© oratoire est mise √† l'√©preuve.

Tout ce cheminement louable n'aura finalement tendu qu'√† un but, apprendre aux jeunes √† b√Ętir un raisonnement, examiner rationnellement toute id√©e qu'ils partagent ou non et √† s'assurer que leur raisonnement est solide et convaincant.

L'Afrique centrale, qui ne demeure pas en reste, a d√©marr√© en ao√Ľt dernier avec l'universit√© de Dschang au Cameroun par une rencontre particuli√®re o√Ļ pr√®s de 200 √©tudiants venus de partout se sont r√©unis pour d√©battre sur des questions d'actualit√© dans un esprit de comp√©tition. √Ä la cl√© de nombreuses distinctions, parmi lesquelles meilleurs juges, meilleurs orateurs ainsi que meilleures √©quipes, d√©batteurs et juges dans le but de d√©crocher des tickets pour les grandes comp√©titions panafricaines et mondiales pr√©vues au Zimbabwe et aux Phillipines.

Ainsi pour ce mois de d√©cembre, plus pr√©cis√©ment du 4 au11, ce sont plus de 300 universit√©s africaines qui ont √©t√© re√ßues pour les comp√©titions du Zimbabwe √† Bulawayo, Harare ouest, au prestigieux Falcon College. Au cŇďur de ces rencontres universitaires, le d√©bat devient un jeu formel d'argumentation et de discours, d√©sormais r√©gi par un ensemble de r√®gles dans lequel deux ou plusieurs √©quipes s'opposent sur une r√©solution donn√©e dans une s√©rie de discours.

Le débat en compétition utilise les outils de l'argumentation pour débattre et discuter des questions importantes portant sur l'actualité, les croyances, les politiques du gouvernement et des propositions sur la façon d'améliorer le monde ou faire face aux problèmes de la société.

Le débat, tel que présenté, devient un excellent jeu populaire, bénéfique à la fois aux spectateurs et aux pratiquants. Les spectateurs s'y informent, apprennent, se divertissent et apprécient les différents talents. L'on expose aussi de nouvelles façons de percevoir un problème ou une question. Le débat, en fait, est présenté sous l'angle d'un jeu passionnant et instructif, plus encore.

Le débat, objet de notre propos, est à encourager car il développe des donnes de compétence, les débatteurs, généralement très cultivés, produisant de bonnes performances scolaires. En communauté, comme en milieu professionnel, être capable de gérer les conflits, de bien communiquer, de faire une analyse convaincante et de présenter ses idées ou arguments à un groupe sont des compétences rares et très appréciées.

Nous devons donc souscrire √† ces rencontres qui permettent des ouvertures d'esprit et aussi une ouverture par rapport aux autres. La jeunesse, principale concern√©e, reste ainsi inform√©e sur l'actualit√© ; elle peut aussi interpr√©ter diff√©rents r√īles, se positionner dans le contexte et la situation des autres.

Ferréol Constant Patrick Gassackys


                                         Par Jrang An@go.

dimanche 11 décembre 2011

LE CONTRAT : Ses Droits et ses Obligations

Le contrat rev√™t une importance capitale dans les relations professionnelles et personnelles. Il est d'une importance particuli√®re dans la vie des affaires et de celle de tous les jours. Il est au cŇďur de l'activit√© humaine

Cela impose aux personnes qui contractent d'avoir une connaissance, f√Ľt-elle basique, des questions contractuelles ou tout au moins de solliciter les conseils d'un technicien avis√©, car les lacunes d'un contrat peuvent avoir des cons√©quences cruelles dans une relation priv√©e ou d'affaires.

Qu'est-ce que le contrat en fin de compte ? La loi indique qu'il est « la convention par laquelle une ou plusieurs personnes s'obligent envers une ou plusieurs autres √† donner, √† faire ou √† ne pas faire quelque chose ». Le contrat cr√©e ainsi des liens de droit ou d'obligations juridiques. Pour √™tre valide, sa formation doit respecter les conditions relatives au consentement et √† la capacit√© des cocontractants ainsi qu'√† l'objet.

Il existe un corps de règles générales applicables à tous les contrats. Au-delà, les contrats sont aussi régis par des règles différentes les unes des autres, selon les opérations à réaliser. Prenons l'exemple du contrat de société.

Le consentement doit être lucide et librement donné

Le consentement est la manifestation de la volont√© de chacun des contractants. L'accord donn√© pour la cr√©ation d'une soci√©t√© doit √™tre valable, c'est-√†-dire qu'il ne doit pas √™tre donn√© par erreur, ni extorqu√© par la violence, encore moins par le dol, c'est-√†-dire par tromperie ou fraude. Lorsque l'une des personnes a contract√© sous une de ces conditions, la loi lui reconna√ģt la possibilit√© de faire annuler le contrat en justice. Ainsi, le consentement donn√© par une personne illettr√©e n'est pas valable, car le juge annule tout contrat de soci√©t√© qui se forme sur la base d'un accord donn√© par une telle personne.

L'erreur est une représentation inexacte de la réalité. Elle n'occasionne pourtant pas de sanction de nullité de la société lorsqu'elle porte sur la personne avec laquelle on a l'intention d'être partenaire, sauf si la considération de cette personne est primordiale. Par contre, le consentement donné par erreur de la substance de la chose (objet pour lequel on souhaite contracter) qui fait l'objet du contrat reste sanctionnable. Le juge annule également une société ainsi montée. La substance est l'objet pour lequel on veut contracter. Dans notre cas, il s'agit de la création d'une société.

La violence consiste en une contrainte physique ou morale exercée sur une personne pour l'obliger à contracter. Pour être la cause de la nullité du contrat, la violence doit être grave. La violence exercée contre celui qui donne son consentement au contrat de société est la cause de nullité de ce contrat, c'est-à-dire que, vis-à-vis des tiers et des associés, le contrat de société n'aura jamais existé. La violence s'apprécie sur l'existence d'une contrainte, d'une menace. Hormis l'annulation du contrat de société, l'auteur des menaces peut être condamné à indemniser la victime par le paiement de dommages et intérêts.

Le dol est une tromperie qui a pour but d'amener une personne √† conclure un contrat en l'induisant en erreur. Il se caract√©rise par des manŇďuvres frauduleuses de l'auteur pour tromper son cocontractant. Le dol, par ces manŇďuvres ou la fraude, est une cause de nullit√© du contrat de soci√©t√©. Les manŇďuvres doivent √™tre conduites de telle sorte que, sans elles, la personne n'aurait pas accept√© de contracter. Pour √™tre entendue par le juge, la victime doit apporter la preuve des manŇďuvres qui l'ont induite en erreur.

Les personnes qui créent une société doivent être capables

La personne qui souhaite contracter doit jouir de la capacité juridique. La capacité est l'aptitude à avoir des droits et des obligations et à les exercer soi-même. Par conséquent, les mineurs non émancipés (les jeunes de moins de 18 ans à qui le juge accorde, à quelques exceptions près, les mêmes droits que les personnes majeures) et les majeurs protégés (personnes majeures, qui en raison de déficiences physiques ou mentales, sont soumises à l'un des régimes de protection prévue par la loi), ne peuvent contracter seuls.

L'objet du contrat

L'objet du contrat est l'op√©ration juridique que les parties souhaitent r√©aliser. Elles doivent savoir √† quoi elles s'engagent. De ce fait, l'objet du contrat doit √™tre pr√©cis. Si le contrat ne porte pas sur une chose d√©termin√©e, il pourra √™tre annul√©. C'est encore la chose que la personne qui contracte s'oblige √† donner, √† faire ou √† ne pas faire. Cette chose doit √™tre d√©termin√©e et identifi√©e, licite, conforme √† l'ordre public et aux bonnes mŇďurs. Le contrat doit √™tre conforme aux r√®gles d'ordre social, √©conomique et professionnel. L'ordre public vise √† la d√©fense des institutions de la soci√©t√© telles que l'√Čtat, la famille et la morale. L'ordre public √©conomique intervient √©galement dans les rapports p√©cuniaires, dans les √©changes de richesse et de services. Son objectif est de rendre ces rapports plus √©quitables.

                                         Par Jrang An@go.